Daniel Cousin commence à prendre ses marques à Lens. Parfois réservé lors de son arrivée, l’ex-Manceau se livre désormais plus volontiers aux interviews des journalistes. Et il est de plus en plus à l’aise sur les pelouses de la Gaillette. Daniel Cousin Daniel Cousin, on ne vous connaît pas plus que cela finalement. Vous avez effectué un vrai tour de France avant d’arriver à Lens…
C’est clair. J’ai débuté à Martigues. Me voilà à Lens après être passé à Niort et Le Mans. J’ai 27 ans, je suis né à Libreville au Gabon et quand je suis arrivé à Marseille j’ai eu la chance de débuter en professionnel à Martigues. Après je suis allé dans les Deux-Sèvres, puis la Sarthe avant de découvrir le Pas-de-Calais. Je suis très content, en tous cas, que ce parcours me mène dans un club comme le RC Lens.
Vous avez jouez avec un ancien Lensois à Martigues, n’est ce pas ?
C’est vrai, j’ai joué avec Didier Dubois. J’étais très jeune, je devais avoir dix-sept ans. Didier était un peu sur sa fin de carrière et je garde de lui un agréable souvenir. C’était quelqu’un de professionnel et de très droit. Si je ne me souviens pas réellement de lui sur le terrain, j’ai entendu dire que c’était un très bon défenseur.
Votre arrivée à Lens est-elle une étape dans votre progression ?
Je suis, en effet, venu ici pour franchir un palier et pouvoir m’affirmer dans un grand club. Je voulais jouer avec d’autres joueurs plus expérimentés. Et viser un peu plus haut que le maintien.
« Bosser pour progresser… »
Ce matin, pendant la séance spécifique devant le but, on vous a vu très à l’aise dans le dernier geste. Vous n’avez pas perdu ce don qui est de marquer…
J’ai signé à Lens pour travailler encore plus. La saison dernière j’avais planté 11 buts Il me faut viser encore plus haut cette saison. Si on veut jouer les premiers rôles, il est clair que ça passe par le travail. On doit bosser sans arrêt pour progresser encore plus. C’est à travers des séances comme ce matin que tout ça se fait !
Comment jugez-vous ce groupe ?
Je pense que si on bosse bien, et qu’on continue à faire des efforts, je ne vois pas ce qui peut nous arriver de mal. La mayonnaise prendra forcément. Il y a de bons joueurs expérimentés qui sont arrivés et des jeunes qui pointent le bout de leur nez. Si on travaille sereinement, on peut faire un bon truc cette saison.
Qu’est ce qui change entre le Mans et Lens ?
Au Mans, on parlait de maintien. Et cette année on me parle de Coupe d’Europe ! Ca n’a rien à voir. Lens est un grand club. Il y a de vraies structures, un bel effectif. Au MUC 72, on avait un effectif un peu juste. Ici, je me retrouve avec un groupe de 25 joueurs. Pour moi, Lens c’est un autre monde. Je découvre un peu tout ça et cela me donne envie de me surpasser et donner le meilleur de moi-même.
Ca ne vous met pas trop de pression ?
Non, du tout. La pression, je l’ai oublié depuis un moment. Je pense qu’avant un match, dans le vestiaire, ça bouillonne toujours un peu. Ce qui est logique. Mais de là à parler de pression, je dirai que non. En tous cas, j’essaie de ne pas trop y penser.