Cela fait vraiment longtemps que je n’avais pas posté la suite de ma fic.. Eh non, je ne l´ai pas abandonnée. La voilà donc, excusez-moi pour le retard. J´espère ne pas avoir fait de confusions sur le temps des verbes. ^^"
Chapitre III
S´arrêter.
Pourquoi ? Car il le faut.
Piètre argument, au passage.
Ma wyverne est là, devant moi.Autour, il n´y a personne. Il sont tout làs-bas, presque au sommet, maintenant.. le temps.. je l’ai attendu, je l’ai vu venir.. et maintenant, il est là.. il m’attend.. Je m´avance, telle ombre noyée sous ce ciel morne. Et je me rends compte de quelque chose que j´avais oublié. L´objet circulaire que nous a donné la paysanne était toujours là, dans ma main. Offert de manière étrange. Je le sers au creux de mes paumes.. je voudrais tant qu´il absorbe mes craintes.. quelque chose tombe sur la relique. Mes larmes ? Je passe mon bras sur mes yeux . Je ne dois plus pleurer . Je me suis promis d´affronter mon destin la tête haute et de ne pas fuir . Et, c´est la dernière fois que je me le dis : je le ferais !. .
« Hé.. »
Je me retourne à une vitesse fulgurante . J´aurais dû partir plus tôt et profiter de ce moment où personne ne m‘aurait vue pour y aller.. Mia. Elle m´a rejoint . Je ne peux pas fuir devant elle sans explication.. à moins que..essayer . Il le faut aussi. Je la regarde. Elle ne dit rien. Surprise, oui, mais aucune parole. Elle me fixe à son tour, puis dirige son regard vers la petite forterresse dont on apercevait les sommets, plus en altitude. Encore un silence. Et, il me reste peu de temps.. fermant les yeux, elle se détourne à nouveau sur moi. Sans broncher, elle hoche la tête d‘un air entendu. Se pourrait-il qu‘elle me comprenne ?. . les mots ne sont pas nécessaires pour cela.. La wyverne me regarde, attentive. C’est le moment … avant de laisser la peur me reprendre.. je prends ma lance . Les archers, les magiciens, plus rien ne compte, sinon la mission que je me suis moi-même attribuée ; ce ne sont pas eux qui m’arrêteront. Reprendre confiance. Reprendre courage. J’ai trop attendu. Trop longtemps. Sans m’en rendre compte.. je prends par les airs la direction que j’ai tant redoutée ..Assez des pourquoi, assez de questions, assez de tout ! Plus bas, l’épeiste suit le chemin similaire au mien. Je la comprends. Elle ne tient pas à rester à se tourner les pouces, en retrait, et encore moins par son caractère. Tout autour, il n’y a plus signe d’âmes vivantes parmi ceux qui sont tombés. Je ne peux m’empêcher de frissoner. Les quelques soldats ennemis qui restaient étaient maintenant au sommet, défiant notre groupe. Mais, je sais que c’est perdu d’avance pour eux. Nous les surpassons en nombre.. mais ça, je le sais depuis le début... Je ne suis plus soldat de Daein. Cela aussi, je le sais.
Sur le lieu du combat. J’y suis enfin parvenue. Me frayer un chemin. J’évite alors de justesse un épeiste qui me lance une offensive par derrière. Terrible erreur. Il est bien connu que les lances des cavaliers wyvernes avaient le dessus face à ce genre de combattants. Je m’éleve sans attendre pour riposter d’un coup sec, quand mon geste s‘arrête, impossible à continuer. Un instant très rapide. Mais s’apparentant à une éternité. Ce seigneur wyverne, auprès de l’entrée du fort.. Je sais que nos regards se croisent. Il m’a aperçu, comme je l’ai découvert. Dissimulé derrière ses alliés restants, il attend. Sa victoire, ou son heure.. plus bas, l’épéiste profita de cet instant et dû se rendre compte de sa maladresse, puis partit assaillir un autre adversaire. Peu importe.
J’ai trouvé celui que je cherchais.
..Ainsi qu’une grande hache qui s’abat sur moi. Prise au dépourvu, et surprise qu’une telle arme puisse m’atteindre depuis ma situation aérienne, je me prends à contrer l’attaque avec ma lance, tenue à l’horizontale, qui se brise en deux sous l’impact. Je n’ai pas été touchée, mais mon arme en at pris un coup. Quelle idiote.. Mon adversaire s’apprête à renouveler sa manœuvre, mais je n’oublie pas que j’ai l’avantage de la monture. Après avoir esquivé difficilement le coup, je me dirige hors de portée. En y repensant, j’ai tellement honte ! Avoir perdu son arme de telle manière, comme un novice, et devenir une charge, ainsi désarmée.. être forcée à en emprenter une à un de mes camarades de bataille.. sans me dire un mot, un de nos cavaliers à l’armure verte me dépose aux creux de mes paumes de quoi me tirer d’affaire. Une lance de la même constitution que l’ancienne. Le bafouillement de remerciement que je lui adresse part dans le vide. Il est déjà repartit. Revenir alors imédiatement, tentant de me frayer un passage au dessus de la mêlée. Pour deux raisons : parcequ’il en va de mon honneur, et aussi parceque… je n‘aurais pas la conscience tranquille tant que ce ne sera pas fait..
A nouveau, on me barre la route. A nouveau, cette hache qui me menace. Je distingue ce guerrier qui me traquait. Ne lui a t-on pas encore réduit au silence ? Je ne me ferais pas prendre au piège une deuxième fois. Résolue, je lance une attaque d’estoc à celui qui me faisait face, que ce dernier dévie sans mal. Haches dominantes contre les lances. Cela ne me facilite pas la tâche. A son tour, il effectue un moulinet avec son arme redoutable.. qu’il n’eu pas le temps de finir, Mia intervenue. Reconnaissante, je m’éleve un peu plus et parcoure les alentours du regard, progressant prudement vers le fort dont la paroi extérieure me paraît nettement, désormais, tandis que le guerrier ennemi s’affaisse au sol.
Soudain, ma respiration s’accélère. Je n’ai pas vu venir le danger qui me vise..
Un archer. Il me tient en joue, ramenant avec habileté la corde de son arc, positionnant une flèche qui pourrait m’être mortelle en ma direction. Reculer. Une nouvelle fois. Mon seul espoir. Je commence à battre rapidement en retraite, mais cela ne sert à rien. En un rien de temps, le guerrier était passé sur la défensive face au général Ike, la flèche ayant maladroitement filé vers le ciel, bien loin de moi. Une occasion à ne pas rater.
Maintenant. Tremblante, je me déplace vers la droite puis détourne mon regard vers l’imposant guerrier chevauchant une wyverne noire, situé à l‘entrée de la forteresse que nous devons prendre. Il est là, quelques mètres nous distançant à peine. Impassible. M’a-t-il vu ? L’effort qu’il me faut pour lui adresser la parole me manque. Ses yeux aux pupilles rouges rencontrent les miens. L’assurance réunie précédement.. je sens qu’elle me quitte , désormais. Elle me laisse, seule. Impuissante face à mon destin, qui va dépendre de ce qui va se produire. Dans un souffle, je lui lance, un espoir vain criant dans mon esprit.
« Père..je.. »
« Que veux-tu, soldat ? »
« … »
« Rien ? Bien. En garde ! »
Ce sont donc les seuls mots qui auront été prononcés.
Perdu. C’est la seule chose qui vient à mes pensées.
Le temps s’est-il arrêté ?