"Enfin la tendance que je souhaite expliquer, c'est que les générations nouvelles passent au moins autant de temps actifs sur le net et les réseaux communautaires que passifs devant les médias, il en résulte l'émergence de groupes, de talents, des "scènes" qui échappent en partie aux uniques critères mercantiles des majors. "
Il ne faut pourtant pas oublier que les maisons de disques francaises ont pourtant un allié de poids: La SACEM.
Incontournable en France de par son monopole et son soutien de l'état, puisqu'elle est sous la tutelle du ministere de la culture,elle est la seule a etre habiliter a percevoir les droits d'éxécutions, diffusions ou de reproductions.
A elle ensuite de repartir les taxes collectées, car ce sont bien des taxes, aux acteurs concernés sous condition d'étre adhérent a la SACEM.Mais qui ne l'est pas?Et ce sont toujours les memes a qui ces taxes sont reversées: les Majors, qui rémunèrent ensuites leurs artistes sous contrats.Et la, tant mieux pour ceux qui ont marché, les autres: a la trappe.
Malheur a ceux qui ne payent pas leur taxes!!!
Par exemple, un ami un jour avait organisé une soirée sound system.Avant meme de savoir si il allait etre bénéficiare ou déficitaire, il devait regler 10k€ a la SACEM a titre de droits d'auteurs.Le pire dans tout ca, c'est que les auteurs n'ont jamais perçu le moindre €.Leur droit ont été proprement bafoués, pauvres artistes jamaicains.Ca fait froid dans le dos.
qq chiffres datant de 2005:
perception des droits : 757,4 millions d'euros
répartition des droits : 608,4 millions d'euros
672 148 œuvres différentes réparties au titre de leur diffusion publique
522 838 œuvres différentes au titre de leur reproduction sur un support (disque, cassette, dvd, multimédia)
nombre d'œuvres déposées : 522 838
Ensuite, on peut également se souvenir du fameux procès de Johnny a l'encontre de son employeur: Universal.Je crois bien si je ne m'abuse que Johnny en est ressorti gagnant pour les réclamations qu'il demandait: les droits d'auteurs impayés.Il ressort finalement de cette affaire que les majors usent et abusent de leurs artistes sous contrats.
Tout ca pour dire qu'il ne faut pas les enterrer trop vite, malheuresement.Tout ce que je souhaite malgrés tout, c'est une longue vie aux artistes musicaux culturels, et j'insiste bien sur ce dernier mot.Qu'ils continuent a nous faire vibrer que tu sois amateur de reggae, de hip hop, de techno ou de hard core. 