Effectivement je suis aux portes du grand combat final. Je laisse ça pour le début 2017, quand les fêtes de fin d'année seront terminées.
J'espère également que ma main droite sera un peu plus agile sur la souris qu'en ce moment...
Pendant cette période de main bandée je poursuis mes lectures. Je viens de me lancer dans un Stephen King récent, Revival. Il n'y a pas à dire, mais il s'est vraiment bonifié avec le temps. Fini la grande époque de la terreur et du gore, King depuis quelques années nous raconte des histoires qui, simplement, dérapent lentement. On a vraiment l'impression d'une bonne histoire au coin du feu, avec la nostalgie toujours présente des années 50 et 60, si bien racontée. Avec des remarques très bien vues sur l'enfance et l'adolescence, au point que souvent on se surprend à se dire "tiens, comme moi...".
Et puis malgré cette nostalgie Stephen King est sans concession sur l'Amérique d'aujourd'hui telle qu'elle est, il a les yeux ouverts et ne passe rien aux chrétiens faux-culs qui règnent en maitre dans ce pays (et bien d'autres, hélas). Dans Revival j'ai lu il y a deux jours le long monologue que le pasteur du village a prononcé en chaire du presbytère une semaine après que sa femme et son fils soient décédés dans un accident de voiture. C'est ce que le héros du livre, ado a l'époque, a appelé le Terrible Sermon. Le pasteur avait eu le temps de réfléchir à son engagement sans faille envers Dieu et le résultat que ça a donné dans sa vie personnelle : ruiné de chagrin suite à ces deux morts qu'il chérissait et que le Seigneur n'avait pas daigné épargner. Il y a dans ce sermon les meilleures pages que j'aie jamais lu sur la futilité et l'inutilité de la croyance en un Dieu qui, jamais, n'empêche la mort et la destruction de ceux qui pourtant croient en sa bonté. Et qui de plus, toutes religions confondues, tient le discours suivant : ta vie est misérable, tu en chies tous les jours ? Pas grave, tiens bon, quand tu seras mort, tu verras, tu accéderas au paradis (nirvana...) et tout ira mieux ! En attendant... bienvenue dans ton enfer quotidien ! Inutile de m'appeler, je ne m'intéresse pas aux vies détaillées des crevettes que vous êtes.
OK, je suis athée, ce discours me parle. Mais j'aimerais tant que que des soi-disant croyants en Dieu ne croient pas dur comme fer qu'en détruisant la vie d'innocents inconnus qui ne leur ont rien fait ils accéderont à un paradis pour le moins hypothétique !
Allez, je vais finir ma bière, ça au moins c'est du tangible ! Quelqu'un m'accompagne ?
Hips!
