Bon déjà par rapport au contexte, on a quand même de rapides extraits au début du film qui laissent comprendre dans les grandes lignes ce qui est arrivé au monde. Et on a pas besoin de plus de toute façon, enfin ça n'est pas là qu'est l'intérêt du film. Si tu veux tout savoir, il n'a jamais vraiment été expliqué au cours de la série comment le monde avait pu devenir ainsi.
Et quand je parle de scénario, je parle évidemment de scénario au cinéma, sa définition évolue d'un média à un autre. Par exemple dans la bande dessinée, le scénario c'est aussi l'écriture de l'aspect séquentiel.
Et pour l'histoire, honnêtement je ne vois pas où est le problème. Fury Road ce n'est pas une histoire qui se veut réaliste, c'est un récit bien plus puissant que ça, comme je l'ai dit c'est presque une fresque mythologique, tu as la figure de la guerrière qui se bat pour libérer son peuple, le guerrier solitaire rongé par son passé, le tyran dans son image la plus divine, etc... A te lire j'ai l'impression que seules les histoires misant sur une écriture très "réaliste" sans manichéisme ni rien trouvent grâce à tes yeux. Pourtant, ça n'est qu'un modèle d'écriture parmi tant d'autres. Du coup, je serais bien curieux de savoir ce que tu penses du Seigneur des Anneaux.
Ensuite, tout le monde peut apprécier un Mad Max, je disais ça dans le sens où c'est un film relativement accessible pour un néophyte comme un amateur de cinéma, mais cela demande tout de même un minimum de connaissances, oui. Et je suis désolé, mais je ne vois pas en quoi c'est de l'élitisme. S'il y a bien une chose qui m'irrite dans la société actuelle, c'est comme on en vient à classer le simple "savoir" comme une chose propre à une élite. Le cinéma c'est un art qui a un langage qui lui est propre, et si on veux le comprendre cela implique d'avoir un peu de connaissances sur le sujet. Et ça vaut pour la bande dessinée, la littérature, etc. Personnellement je n'y connais rien en musique, que ça soit sur les notes ou quoi que ce soit, à partir de là je sais que je suis incapable de produire un avis un tant soit peu objectif là dessus. J'aime certaines musiques et pas d'autres, ça je le sais, mais au fond ça ne se base que sur des pseudo exigences qui n'ont peut être pas lieux d'être.
Je ne vais pas parler gravure, maçonnerie ou patisserie alors que je n'y connais rien. Evidemment ça ne m'empêche pas d'avoir un avis dessus, mais je sais qu'il est faussé.
Puis franchement Mad Max ça n'a jamais été un spectacle de masse, le premier film contient assez peu d'action et est très lent, le deuxième est peut être déjà un peu plus dans les canons actuels, mais reste assez particulier. Et le troisième est une grosse daube il semblerait.
Et la réalisation, même si je comprend ton point de vue et ne cherche en aucun cas à t'imposer le miens, ne peut pas être juste un bonus : c'est la base même du cinéma. Au cinéma, le scénario et la réalisation/mise en scène sont entrelacés, les deux vont de pair. D'ailleurs un des précepte de base du cinéma est de montrer plutôt que dire, soit raconter par l'image. Les deux sont indissociables.
Enfin, je suis bien content que tu ai pu découvrir Wes Anderson, qui est vraiment un excellent réalisateur. Mais ça ne modifie en rien mon propos. Evidemment qu'on peut aimer un film sans avoir des connaissances en cinéma, ça ne veut pas dire pour autant qu'on aura les clés (et je parle encore une fois du minimum requis) pour en comprendre d'autres tout aussi bons. Surtout que Wes Anderson a un style très abordable, tout le monde aime ses films. Il n'empêche que beaucoup passent à côté de ce qui fait la moitié de son charme : l'aspect visuel.
Enfin bref, tout ce que je veux dire, c'est que Fury Road est un film bien plus riche qu'on peut le penser au premier abord, mais oui, ça demande un peu de connaissances sur le sujet. Ça n'est pas de l'élitisme ou quoi que ce soit, c'est juste du bon cinéma qui exploite intelligemment le langage qui lui est propre.
c'est presque une fresque mythologique, tu as la figure de la guerrière qui se bat pour libérer son peuple, le guerrier solitaire rongé par son passé, le tyran dans son image la plus divine
Tu te fais quand même une vision bien idéalisée du truc
Alors disons que je ne suis pas sensible à cette exacerbation des types de personnages : la guerrière sans peur et sans reproches, le guerrier solitaire, le tyran mystique, les exploités au fond du trou... Tout est excessif là dedans (les bons,les méchants, la vitesse, le sang, la violence, les morts, l'exploitation de l'homme par l'homme...), et je crois que finalement c'est ce qui me dérange : je n'aime pas ce qui est excessif.
Le Seigneur des anneaux est une œuvre que j'ai d'abord découverte par la lecture et le déroulement de l'histoire est suffisamment touffu et garni de rebondissements pour avoir été scotché jusqu'à la fin. Après, quand on prend le temps de la réflexion, c'est quand même très manichéen, ça n'est rien d'autre que la lutte du bien contre le mal, mais ça passe parce que l'histoire est magique avec des types de personnages qu'à l'époque on ne rencontrait pas : les elfes, les nains, les hobbits et tout ça. Je me garderai bien de la juger avec mes yeux d'aujourd'hui, habitués qu'ils sont à la fantasy, j'y perdrais sûrement le plaisir de la découverte que j'ai eue à l'époque et que j'ai eu plaisir à retrouver au cinéma, malgré les inévitables défauts des trois films.
Mais c'est pas tellement une visons idéalisée justement, c'est juste la lecture de la mise en scène et de l'image en quelques sorte ![]()
Après on peut ne pas y être sensible oui. Personnellement j'aime bien ce genre de récits au côté un peu biblique, comme LOTR, ou le bien et le mal sont clairement définis, au fond ça me fait simplement penser à des versions modernes des comptes et légendes antiques qui forgent notre histoire ![]()
Après ça n'est pas non plus à la portée de n'importe qui d'arriver à rendre une démesure dans l'épique qui permette d'éclipser en quelques sorte le côté manichéen.
Bah, je dois aussi avoir une vision des choses beaucoup trop terre à terre. J'ai beau beaucoup aimer la "science-fiction" (quelle mauvaise dénomination, soit dit au passage, je préférais encore le terme "anticipation" qui a malheureusement disparu pour cette littérature), je continue à ne pas supporter les impossibilités physiques. Je m'explique.
Les voyages dans le temps, bien qu'impossibles vu de la physique macroscopique d'aujourd'hui, ne me dérangent pas dans une œuvre d'anticipation : dans mille ou dix mille ans on aura trouvé le moyen de le faire, soit, dont acte, déroulons le récit en partant du principe que les voyages dans le temps seront possibles dans le futur. Il en est de même avec les voyages à vitesse supra luminiques, impossibles aujourd'hui mais qui pourraient exister demain. Mais je ne supporte pas des navets comme Le Trou Noir de Disney, sorti en 1979, où des héros sans scaphandre couraient sur les ponts extérieurs au milieu d'un vaisseau spatial en flammes tournoyant au bord d'un trou noir, vu qu'on peut toujours triturer la physique tant qu'on veut, l'espace sera toujours vide, il est impossible d'y respirer sans scaphandre (sans compter la température extérieure proche du zéro absolu !) et les flammes resteront impossibles dans le vide intersidéral sans oxygène.
Alors on dira que Fury Road contient trop d'impossibilités pour satisfaire mon cerveau cartésien. ![]()
Je n'ai pas vu le "film" de Disney dont tu parles, mais histoire de rajouter une couche : il y a aussi le problème de la pression : on explose dans le vide sans pression.
Tu as raison Syrhilla, je n'y avais pas pensé à celle là ! ![]()
Oui je sais bien que tu est très attaché à ce genre de points, pour ça que ça ne me surprend pas plus que ça que tu n'aimes pas Mad Max ![]()
Mais du coup, quid de Star Wars ? ![]()
Je ne te surprendrai pas en te disant que je ne suis pas fan de Star Wars.
Alors certes, comme tout le monde et comme tout amateur de SF je me suis précipité sur le premier film... puis j'ai suivi la série mais de façon plus lointaine. Ce qui m'a le plus dérangé dans ces films ? L’invincibilité totale des héros ! C'est le syndrome de l’éléphant dans un couloir (et cette scène existe !) : un couloir de vaisseau spatial, le héros à une extrémité, 10 troopers en face de lui en train de lui tirer dessus... et pas une égratignure. Allez, voilà des SOLDATS, entraines au maniement des armes, et pas un n'est capable de toucher un gus dix mètres devant eux avec un fusil laser ? Pfff ! Par contre le héros, lui, abat un trooper à chaque tir ! Ça, je ne peux pas et ça suffit à ruiner mon plaisir de spectateur !
Les héros invincibles, je ne supporte plus ! Il serait pourtant possible de trouver des situations qui empêcheraient ce syndrome, mais il faudrait pour cela que les scénaristes fassent preuve d'un peu d'imagination ou que le réalisateur refuse ce genre de ficelles trop grosses. mais non, on joue dans la facilité : les vilains tirent comme des gros nuls et ratent systématiquement le gentil qui lui touche sa cible à tous les coups, et basta pour la crédibilité ! Bande de fainéants !
Après, bien sûr, le fil conducteur de l'histoire dans ses grandes lignes est intéressant et certaines représentations de planètes sont jouissives, alors comme tout le monde je suis allé voir les six films. Mais j'en sors la plupart du temps déçu en me disant qu'une fois de plus les scénaristes ne se sont pas foulés. Dommage, car c'est sur les détails qu'ils ne se sont pas foulés alors que le fond de l'histoire est de qualité. Paresse et facilité mal venues...
Je ne te surprendrai pas non plus en te disant que 2001 L'Odyssée de l'espace reste mon film de SF préféré, film dont j'ai aimé tout autant l'histoire, prenante (Carl, ouvre la porte s'il te plait...), que la réalisation, éblouissante, même si la fin est trop elliptique pour être comprise (il m'a fallu lire le bouquin de Clarke par la suite pour y comprendre quelque chose). Au moins dans ce film tout est crédible d'un bout à l'autre.
J'ai aussi beaucoup aimé la série de Aliens. Là aussi, pas d'impossibilités mais une angoisse suintante qui te prend de la première à la dernière minute. Le premier est génial avec des décors encore jamais vus dans un film de SF (vaisseau rouillé dégoulinant de flotte, vaisseau extraterrestre dessiné par Moebius, xénomorphe de Giger...), mais j'aime aussi le deuxième pour le côté réaliste des GI : je suis sûr de moi, je fonce dans le tas... et je me fais dégommer comme une merde !
Dans un genre beaucoup plus léger j'ai aussi une tendresse particulière pour Rencontre du troisième type : une vision humaniste de la rencontre et des vaisseaux plutôt marrants, même si le film tire un peu en longueur. Pour une fois qu'il n'y a pas de morts dans un film de SF, bien réalisé au demeurant, on ne va pas bouder son plaisir !
Vous m'excuserez si je n'ai pas lu tous vos pavés ^^ (même si il semble que se soit moi qui est lancé le débat).
Daneel je pense qu'il faut appréhender Mad Max dans son ensemble et surtout pas au premier degré.
J'ai trouvé la réalisation vraiment extra, notamment avec des plans visuels vachement bien foutus.
Dans ce film y a plein de trucs un peu décalé, voire carrément, mais je sais pas pourquoi, et je sais pas comment l'expliquer, mais il y a une putain de cohérence dans tout le film malgré cela.
C'est ça que j'ai adoré.
Le scénario est pas fou, y a certains clichés, etc mais Miller compense tout ça par la réalisation du film.
J'ai trouvé ça pas mal.
Et je suis assez d'accord avec Robin, pas forcément besoin de voir les autres films pour comprendre ce qu'il se passe.
Le scénario est secondaire.
" les gentils se font courser pendant deux heures, ils échappent 25 fois à une mort certaine, ils tuent tous les vilains, ils délivrent les gentils peons, le héro repart seul vers de nouvelles aventures (Lucky Luke ?) et puis voilà. C'est quand même très léger."
C'est pas si simple.
Mad Max c'est loin d'être un héros.
C'est plutôt un anti-héros hanté par son passé et qui se fout limite de tout, même de lui-même.
Si il avait eu le choix il se serait barré sans les femmes.
Et puis la fin, je pense que tous ceux qui connaissent un peu Mad Max avaient deviné qu'il ne resterait pas avec les autres après leur victoire.
C'est MAD MAX quoi ! ^^
Le 22 septembre 2015 à 00:41:06 boardbraker a écrit :
Mad Max c'est loin d'être un héros.
C'est plutôt un anti-héros hanté par son passé et qui se fout limite de tout, même de lui-même.
Si il avait eu le choix il se serait barré sans les femmes.
Euh non, il n'avait aucune raison de revenir après que Furiosa est rejoint son clan, le fait que sa petite fille morte lui dise de rester est juste une pirouette scénaristique pour le mettre dans la branche du gentil petit héros.
Sinon, ne connaissant pas Mad Max, j'étais un peu curieux mais moi non plus, je n'ai pas spécialement apprécié le film. J'aime beaucoup certaines scènes et plans de caméra mais ça s'arrête là.
Attend il arrive, il menacent Furiosa et les autres, se bat limite à mort avec elle, puis leur pique le camion en les laissant en plein désert.
Il se serait barré et aurait abandonné les femmes à leur sort si il y avait pas eu un code pour démarrer le camion.
Au fur et à mesure des affrontements,etc y a une sorte de complicité qui se créée entre Max et Furiosa (on le voit bien avec les certains plan de caméra lors des affrontements, sans qu'il y ai un mot échangé) , ce qui ne l'empêchera pas de d'avoir envie de se casser quand Furiosa retrouve son clan.
Mais oui finalement il va avoir une sorte de réminiscence de ce qu'il était avant, et de ce qu'il n'a pas réussi à protéger et décider de les aider, peut-être pour apaiser sa conscience.
Cela dit ça ne fait pas de lui un héros.
https://www.youtube.com/watch?v=AIyEc2x1sd8
Si vous êtes pas trop saoulé avec ça je vous conseille d'aller voir la chaîne du Fossoyeur de film qui fait de très bonnes critiques de films.
En l’occurrence c'est pas tellement une critique mais bon.
A 6:20 c'est pour toi Daneel ^^ ![]()
OK... Je vous rappelle quand même que tout ça est parti du simple fait que j'ai osé écrire que le film m'avais gavé... et non que le film ou sa réalisation étaient mauvais.
Libre à vous d'y voir une fable mythique, moi je n'y ai vu qu'une course poursuite un peu vaine et au résultat convenu, même si, je vous l'accorde sans problème, c'est très bien filmé et réalisé. Soit dit en passant, l'absence (ou presque) de dialogue ne me dérange absolument pas tant qu'une histoire est racontée, c'est juste le manque total de crédibilité de l'ensemble et l’invincibilité chronique des personnages principaux qui m'ont gêné, je m'en suis déjà expliqué ci-dessus.
Bon, on passe à autre chose ? ![]()
Non mais t'as pas à te justifier de toute façon, on a bien compris ton avis ![]()
Mais par curiosité, tu as vu Interstellar ? ![]()
Oui.
And so ?
(là je prépare mon argumentaire, vu que je vois bien arriver les questions qui vont suivre, mais vas-y toujours...) ![]()
Bah je voulais simplement savoir si tu as aimé ![]()
Si tu veux savoir, je trouve le film sympathique mais sans plus ![]()
Alors on se rejoindra sur celui-là.
Certains y voient le digne successeur de 2001, et il faut reconnaître qu'il y a du 2001 dans ce film. Mais... (et là je cause de mémoire vu que presque un an a passé depuis que j'ai vu le film au cinéma. Et la mémoire, à mon âge...).
D'abord cette putain d'histoire entre le père et sa fille englue le film dans un mélo qui, à mon avis, n'avait rien à faire là. Sauf que la fin repose sur cette histoire d'amour filial, donc elle était obligatoire, mais elle colle beaucoup trop aux yeux, etc. Je sais, c'est devenu un incontournable dans les films aujourd'hui, même les superhéros sont amoureux (Superman, Spiderman, Batman...) et ça influe fichtrement sur leur comportement. Mais je continue à penser qu'on pousse les violons beaucoup trop loin dans ce domaine. Au moins dans Fury Road le héros ne se tape pas l’héroïne... Non j'ai pas parlé de Mad Max, pourquoi je parlerai d'un film que je n'ai pas aimé, hein ? Quoi ? Je viens d'en parler ? M'étonnerai...
Ensuite la fin est... je n'arrive pas à trouver un terme convenable pour exprimer ce qu'est le blues... heu, non, pardon, ce que j'en pense. Je comprend bien ce que Nolan (ou ses auteurs) a voulu montrer mais c'est, disons-le, du grand n'importe quoi. Même si une entité extraterrestre pouvait lui donner un moyen de trouver des raccourcis à travers l'espace-temps, je doute que cela se passerait de la façon dont il a représenté ça : des sortes de films à manipuler jusqu'à ce qu'il tombe sur un film qui lui montre sa fille en train de penser à lui... Comment dire ? La ficelle est trop grosse, on n'y croit pas une seconde. La fin de 2001 a beau être assez elliptique, on y comprenait quand même que Bowman avait été "aspiré" sans qu'il puisse s'y opposer par quelque chose qui le faisait non mourir mais acquérir une sorte de conscience supérieure qui maitrisait l'espace et le temps. Là le but est le même mais on se repose sur l'affectif du héros afin qu'il retrouve son chemin en chair et en os pour retrouver sa fille chérie... bof !
Ceci étant, ça reste un des meilleurs films de SF sortis ces dernières années. Faut dire qu'ils ne sont pas nombreux !
Je citerai Edge of Tomorrow, dont le sujet est extrêmement original et le traitement cinématographique excellent... sauf une fois de plus les dix dernières minutes où on retombe sur le cliché du héros invincible que l'on avait réussi à éviter jusque là. Je n'aime pas l'homme Tom Cruise à cause de son engagement pour la secte de l’Église de Scientologie (église, mon cul ! Prétexte pour ne pas payer d’impôts sur les sommes arrachées aux gogos, ça oui) mais force est de reconnaitre qu'en tant qu'acteur il se bonifie avec le temps (bien meilleur aujourd'hui qu'à l'époque de Top Gun à mon avis).
Je citerai aussi Inception. Cette histoire de rêves imbriqués est tout simplement brillante, difficile à suivre mais très bien réalisée et finalement... crédible (mon maitre mot )... si on met de côté quelques incontournables séquences de fusillades où les héros s'en sortent toujours, évidemment. ![]()
Je vois qu'on est relativement d'accord sur Interstellar. Enfin à la base le film se voulait apparemment être surtout une expérience humaine, donc en soi la relation père/fille ne me dérange, mais elle n'est pas non plus super bien traitée, et pourtant ce sont les deux seuls protagonistes qui ont une vraie identité. Les autres "n'existent pas" en dehors de leur rôle nécessaire au scénario.
Puis cette fin, c'est vraiment du too much à la Nolan, j'aurais tellement aimé que le film s'arrête avec Cooper errant dans l'espace après la dernière planète, ou la limite au moment où il rentre dans le trou noir, je pense que ça aurait été bien plus beau et crédible dans le contexte du film.
En revanche j'ai un peu du mal aussi avec Inception, qui je trouve joue beaucoup sur de l'esbroufe scénaristique faussement complexe alors qu'à côté on ne traite même pas vraiment les sujets les plus intéressants du film. En fait c'est un peu le reproche que je ferais à Nolan de manière générale de toute façon, ses concepts sont géniaux mais il n'ose pas faire dans la simplicité, et ne développe jamais vraiment les enjeux les plus intéressants.
Ce que fait l'excellent Edge of Tomorrow, qui malgré son dernier quart d'heure qui pue l'intervention des producteurs, reste un pur plaisir de cinéma.