Rhaaaahhhhh ! CAIRANNE ! J'ai oublié Cairanne ! Bon, d'accord, on commence à s'éloigner un peu des Dentelles de Montmirail (8 km ?), mais c'est aussi un de mes crus favoris bien que parfois trop puissant, juste après Rasteau et Beaumes-De-Venise dont les parfums sont inimitables... en rouge, évidemment. Je laisse ici de côté le muscat de Beaumes-De-Venise qui est lui, incomparable, probablement le meilleur muscat de notre beau pays, et donc du monde ! A cette liste je raccrocherai aussi Vinsobres, le plus "nordiste" de tous, bien que moins typé.
Et s'il fallait aller sur l'autre rive du Rhône pour faire face, dans un registre différent, à Châteauneuf-Du-Pape, j'évoquerais Laudun pour ses rouges, et surtout Lirac dont les crus des trois couleurs blanc, rosé et rouge, bien vinifiés, se révèlent extrêmement fins et charmeurs. Et puis oui, je laisse volontairement de côté leur voisin immédiat Tavel dont le rosé est, à mon goût, d'une réputation très surfaite, surtout au prix auquel il est vendu.
Si les Dentelles ne vous suffisent pas, on peut aller vers les Costières de Nîmes, mais là c'est une autre aventure qui commence.
Mais malgré cet inconvenant étalage de crus dont j'ai déjà dégusté plus d'un breuvage de plus d'un viticulteur (non, pas de nom aujourd'hui), je dois avouer cher Bertolkien que Roaix, à 2 km de Rasteau, m'a échappé ! Je n'en reviens pas : comment a-t-il pu passer entre les mailles de mon filet ? Probablement parce qu'il est d'une distribution très confidentielle, car bien que j'aie déjà visité de très nombreux rayons et cavistes, je n'en ai jamais vu une seule bouteille ! Que voici une très agréable nouvelle quête à accomplir : trouver une bouteille de Roaix ! Vite, j'enfourche mon fidèle destrier et me mets en route, route qui sera longue depuis la région parisienne d'où je vous écrit ce soir.
Faites de beaux rêves,
Hips!
