J´ai pas tout lu, vous n´évoquez peut-être que les séries diffusées en cette période de l´année par au moins une chaine de télévision auquel a accès au moins un français, et ça doit expliquer pourquoi j´ai l´impression que personne ne parle de 24, bien que la saison 6 passe sur la Fox.
Mise en scène exemplaire et difficilement égalée, qui condense en 24 épisodes les moments cruciaux d´une journée infernale, au rythme qui ne se brise jamais, à la tension permanente et aux virages scénaristiques présentant une qualité qui ne se retrouve que dans les meilleurs Hitchcock.
Le seul point noir étant qu´une fois la logique de 24 acquise, on a tendance à prévoir les grosses surprises des dernières saisons. Toutefois, j´ai tout de même encore réussi à être scotché par le final de l´épisode 4, saison 6. Un chaos absolu.
Bon, j´arrête d´en parler, bien que je n´en aie bien sûr pas dit assez.
J´apprécie beaucoup Lost aussi, bien que très vite prévisible dès lors qu´on a compris le jeu que jouent les scénaristes. Concept original, ambiance mystérieuse même si entachée parfois par des séquences à la limite du sitcom, et des invraisemblances assez grosses.
Desperate Housewive, série amusante mais vite lassante dans la mesure ou les niaiseries sont pas facilement supportables et les séquences sérieuses prévisibles ici encore.
Prison Break, j´ai regardé quelques épisodes lorsque j´en ai eu le temps, et du peu que j´en ai vu, j´ai gardé une impression d´assemblage de déjà-vu :
les histoires dans les prisons américaines, ça a l´air de plaire aux gens, mais pas besoin de regarder Prison Break pour en trouver de bonnes ; il suffit de regarder les excellents classiques comme l´Evadé d´Alcatraz avec Eastwoord ou Les Evadés tout court.
En fait quand on regarde Prison Break ( du moins la saison 1, saison 2 pas vue ) on regarde un mélange des films précédemment cités avec en plus la sauce série américaine typique avec acteurs moyens, musiques " entendues , oubliées " et tout le reste.
Enfin bon, le réchauffé c´est pas forcément mauvais. La preuve : les spaghetti à la sauce bolognaise.
Smallville, c´est tellement navrant que j´hésite à écrire quelque chose dessus. Acteurs ( actrices en particulier ) pitoyables, situations ridicules, dialogues, mise en scène et bande sonore insupportables ; Smallville, c´est l´écorchement d´une période de la vie d´un héros supposé transcender toutes ces futilités humaines qui font le plaisir des adolescents en manque qui regardent cette série ( d´ailleurs, les seuls vrais admirateurs de Superman qui s´efforceront de regarder ça ne pourront s´empêcher de soupirer encore et encore ) ; Smallville, c´est une boucle temporelle en translation au fil des saisons : chacune de ces dernières commence par un fait qui présente un minimum d´intérêt, finit de même sur un autre fait du même genre, mais a autrement un fil d´une telle platitude de répétitions de même faits avec protagonistes légèrement différents que ça donne envie d´aller se coucher.
Et quand je pense que j´ai écrit plus dans ce post sur cette mauvaise série que sur toutes les autres, je suis gêné.
Bref, choucroute et chocolat chaud.