Pas besoin de passer par quatre chemins pour comprendre les objectifs de l’ailier gauche du Tricolore Michaël Lambert, le petit-neveu d’Yvon Lambert, qui a joué pendant huit saisons à Montréal. Il met toutes les chances de son côté au camp de perfectionnement pour commencer l’année chez les professionnels. Ce n’est plus un secret pour personne, Lambert veut désormais prouver qu’il peut faire autre chose que d’exceller chez les juniors.
Avec le Rocket de la LHJMQ, Lambert est en constante progression depuis trois ans avec des campagnes de 53, 60 et 84 points. Cette année, lors de sa première année à l’Ile-du-Prince-Édouard, Lambert est vraiment sorti de sa coquille. « On n’avait pas besoin de me le dire, je savais qu’il fallait que je sois un des principaux rouages de l’équipe. Quand tu joues sur le premier trio, il faut que tu fasses le travail. » Selon lui, le Rocket aurait pu se rendre loin s’il avait pu remporter le 6e match contre Moncton en 2e ronde, un match décidé en prolongation. « Ce fut très difficile à avaler. Un match en prolongation, ça peut aller d’un côté comme de l’autre. Ce jour-là, la chance n’a pas tourné en notre faveur, » relate-t-il, un brin nostalgique.
Malgré tout, le jeune hockeyeur de 20 ans a bien aimé sa première année à l’Ile-du-Prince-Édouard. « Les gens là-bas nous reconnaissent dans la rue. Il y a vraiment un sentiment d’appartenance pour leur équipe junior. On ne vivait pas ça à Montréal. Ici, il y a près de 4 000 spectateurs par partie, c’est toute une différence. On sent vraiment que les gens de la place sont derrière nous, » lance-t-il avec enthousiasme.
C’est avec cette attitude qu’il entend commencer l’année avec les Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue américaine de hockey. « Mon but est évidemment de ne pas retourner avec le Rocket et de commencer l’année dans la Ligue américaine. Si les choses vont bien, j’aimerais bien être rappelé par le grand club, » affirme Lambert. Pour y arriver, Lambert s’est engagé un entraîneur personnel à Trois-Rivières. Il met l’accent sur la puissance de ses jambes et désire développer son agilité.
Sa motivation, il la prend du contrat qu’il vient de parapher : une entente de trois ans avec le Tricolore. « Je savais à quoi m’attendre en quittant Montréal l’été dernier. Lors d’une rencontre avec Bob Gainey et André Savard, on m’avait dit que si je connaissais une bonne année avec le Rocket, on allait envisager la possibilité de me donner un contrat. C’est évidemment un rêve pour moi, j’ai toujours voulu porter le chandail des Canadiens. »
Son grand-oncle Yvon a rendu de fiers services au Tricolore. L’ancien numéro 11 a soulevé quatre fois la coupe Stanley au cours d’une carrière de 479 points ( 206 buts et 273 passes) en 683 parties. Son petit-neveu Michaël espère bien qu’un nouveau chapitre de l’histoire familiale des Lambert s’écrive chez le Tricolore au cours des prochaines saisons.