Pour la première fois, la NBA a posé un pied en Chine jeudi, lors d´un match de pré-saison opposant Houston à Sacramento. L´occasion pour la puissante ligue de mesurer l´immense popularité de l´enfant du pays, Yao Ming. Le pivot chinois des Rockets est incontournable, sportivement et économiquement.
Shangai avait braqué tous ses projecteurs sur son héros. A la une de tous les journaux, de toutes les radios, de toutes les télés, Yao Ming a été célébré comme un véritable dieu vivant, ce qu´il est dans sa ville natale. Pour ce premier match NBA de l´histoire sur le sol chinois, même s´il ne s´agit que d´une rencontre de pré-saison, 11.000 personnes s´étaient massées dans les tribunes, mais on aurait pu en loger dix fois plus.
Pendant toute la durée du match, remporté pour l´anecdote par Houston ( 88-86), grâce à deux lancers de Tyronne Lue, la foule n´a cessé de hurler le nom du pivot des Rockets, à coups de " Yao ! Yao ! Yao ! ". Même après sa sortie, définitive, au coeur du troisième quart-temps, les chants ne se sont pas arrêtés.
" L´impression de jouer mon premier match"
Sans démériter, Yao Ming n´a toutefois pas livré le match de sa vie, avec 14 points. Son début de rencontre, notamment, fut pour le moins hésitant, tant en défense qu´en attaque. Il fallut d´ailleurs attendre la septième minute pour voir le géant débloquer son compteur sur un dunk libérateur. " Je n´ai pas très bien joué. J´étais si nerveux que j´avais l´impression de jouer mon premier match NBA", confie Yao.
Qu´importe. La suite fut nettement plus correcte et, de toute façon, Yao aurait pu tout rater sans que personne ne lui en veuille. Surtout pas David Stern. Le patron de la NBA est l´instigateur de cette mini-tournée en Chine, avec deux matches au programme, puisque les Rockets et les Kings se retrouveront samedi soir à Pékin pour la revanche. Mais l´essentiel est ailleurs. Stern voulait voir de visu le potentiel commercial de Yao.
Depuis son arrivée dans la Ligue américaine voilà trois ans, Yao n´est pas seulement devenu l´un des trois meilleurs pivots du monde. Il s´est surtout affirmé comme un extraordinaire produit d´appel. Un seul exemple: pour la première fois cette année, la principale source d´internautes pour le site nba.com était... chinoise. Impensable il y a encore quelques mois.
Un formidable potentiel.. marketing
Avec son talent, son exotisme, sa taille ( 2,29m), mais aussi sa bonne bouille et son formidable sens de l´humour, Ming a conquis l´Amérique. Reebok, McDonald´s, Disney et bien d´autres se l´arrachent, lui proposant des contrats sans cesse plus juteux. " A ce jour, Yao Ming est tout simplement le plus important axe de développement en terme de marketing pour la NBA", révèle David Stern en toute franchise.
Devenu le symbole de l´ouverture de la NBA sur le reste du monde, mais aussi de l´émergence de la Chine, Yao est une chance inespérée pour Stern et son futur successeur. Le marché chinois offre un potentiel sans limite dans les années qui viennent, surtout avec la perspective des Jeux de Pékin en 2008. D´ici là, il y a fort à parier que les responsables du marketing de la NBA s´appuient de plus en plus sur le phénomène Yao.
( eurosport)
J´ai pas posté cet article par hasard. Ca rejoint entierement ce que nous disions il y a qq jours et je dirais même que ça le prolonge ( sans pour autant faire de découverte sensationel), cad que les joueurs sont non seulement des gars assoifés de pognon ( ce qui n´est pas précisé là mais Yao n´est pas le moins bien loti vu qu´il aura bientot droit à sa prolongation) mais en + la league en profite largement. David Stern en tête. Je me demande vraiment ce qui passe par la tête de ce gars, qu´il veuille pourrir le basket en faisant du basket un sport où règne égo et incohérance, je veux bien, je m´y habitue petit à petit, mais traité les joueurs comme des produits commerciaux c´est vraiment pathétique...même si certains diront que c´est de bonne guerre, les joueurs se font un max de tunes, donc pourquoi le CEO n´en profiterait pas 
Que Yao joue en Chine c´est loin d´être un hasard, de même pour les Spurs l´an dernier à Bercy, de même pour les Jazz qui devait jouer en Russie avant que le match soit annulé. C´est tournée qui ne sont pas sans rapellé les tournées asiatiques du Real, ou les tournois aux USA de certaines autres équipe de foot ( Milan, Juve, Liverpool...) et je crois qu´il ne faudrait pas trop en abusé. La saison dernière fut le théatre d´un nombre incroyable de blessure, et cette saison ça ne risque pas de s´arrangé. 82 match c´est long et on ne peut que difficilement associé buisness et préparation physique.
Enfin, j´ai passé l´age d´être naif, buisness is buisness...