Pour completer ce qu´ont dit Solcamp et Savioenforce:
Stern et Hunter proches d´un accord
Après des déclarations alarmistes, les dirigeants de la NBA et les représentants des joueurs semblent proches d´un accord sur la nouvelle convention collective, éloignant le spectre d´un coûteux lock-out, même si aucun accord officiel n´a été signé.
A l´image du duel actuel entre San Antonio et Detroit en finale, les négociations entre David Stern, patron de la NBA, et Billy Hunter, le représentant du syndicat des joueurs, sont âpres entre deux hommes qui se sont retrouvés vendredi à New York.
Si aucun accord n´a été signé concernant la convention collective qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, les deux parties ont fait état de «progrès significatifs» ou se sont dit «optimistes». Au coeur du débat : le renouvellement d´un accord général entre la NBA et les joueurs dont la dernière mouture remonte à 1999.
Même si les deux parties n´ont pas toujours paru d´accord sur les détails mêmes de leur désaccord, il apparaît que les divergences ne sont pas purement financières comme cela avait été le cas en 1999. A l´époque, la NBA avait connu le premier -et unique- lock-out de son histoire, six mois sans basket qui avaient débouché sur une saison tronquée ( 50 matches de saison regulière au lieu de 82) et occasionné des pertes considérables pour les clubs ainsi que pour les joueurs.
Trois grands axes : salaire, âge minimum, dopage
Cette fois, trois points opposaient les deux parties la semaine dernière : l´instauration d´un âge minimum pour jouer en NBA, la hausse de la taxe de luxe qui oblige tous les clubs dépassant le plafond salarial à verser un impôt supplémentaire, et la lutte contre le dopage.
Aujourd´hui, Stern semble prêt à reconduire le modèle actuel de partage du chiffre d´affaire : 57% pour les joueurs. Une part d´un gâteau estimé à 3 milliards de dollars annuels provenant de ressources aussi diverses que les droits TV, les entrées au guichet ou le merchandising.
Ce gâteau grossissant chaque année, les propriétaires estiment que le salaire moyen en NBA devrait rapidement passer de 3,6 à 4,6 millions d´euros annuels par joueur. Concernant une limite d´âge pour intégrer les rangs NBA, les derniers échos provenant de New York font état d´un accord pour un seuil fixé à 19 ans, au lieu des 20 initialement souhaités par la NBA.
En ce qui concerne la «super taxe» - qui aurait un effet dissuasif sur les clubs les plus dépensiers et donc sur les salaires - il est question de taxer à hauteur de 2 dollars par dollar au-dessus du plafond salarial. Autrement dit, un propriétaire dépassant de 20 millions le " salary cap", fixé à 43,87 millions de dollars par club cette saison, devrait en verser 40 à la Ligue.
Reste le sujet qui fâche : les contrôles antidopage. La NBA voudrait que les joueurs puissent être testés à n´importe quel moment de l´année, y compris durant l´intersaison. Aux dernières nouvelles, les joueurs seraient toujours très réticents sur la question car ces contrôles viseraient non seulement les produits dopants mais aussi les drogues dites «récréatives».
( lequipe.fr)