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Des légendes de la NBA: les Pivots.

Dreams
Dreams
Niveau 10
15 janvier 2005 à 22:23:33

herzeleid...

il y a une erreur au sujet de bob McADOO.

tu explique qu"il a rejoint les lakers le 24 decembre 1982. et tu dit qu"il y remporta 2 titres, avant de rejoindre les 76ers en janvier 1986.
moi je veut bien, mais il n"a pu remporter qu"un seul et unique titre sous le jersey L.A.LAKERS.
puisque lorsqu"il jouait à L.A. les champions ont ete :

-1983 : piladelphia
-1984 : boston
-1985 : lakers ( 1 titre pour McADOO)

ensuite il est donc partie...

Herzeleid
Herzeleid
Niveau 10
16 janvier 2005 à 00:15:45

Dreams tu as raison de me le faire remarquer, il y a bien une erreur, pas dans son palmarès, mais dans les dates.
Il a signé à New Jersey le 13 mars 1981, et non 1982 comme dit plus haut, puis a signé aux Lakers le 24 décembre 1981 et par conséquent remporta le titre avec les Lakers en 1982.

Je sais pas trop d´ou vient l´erreur, on va mettre ça sur le compte d´une faute de frappe :-)

Dreams
Dreams
Niveau 10
16 janvier 2005 à 02:39:03

:-):ok::-d

Dreams
Dreams
Niveau 10
16 janvier 2005 à 02:39:49

:ok: :-d:-)

Herzeleid
Herzeleid
Niveau 10
17 janvier 2005 à 06:58:28

Allez je vais vous faire un très beau cadeau, j´espere que vous saurez l´apprécier à sa juste valeur, voilà 2 moments clés de l´Histoire de la NBA, les Celtics des années 1980 ( avec Parish en fil conducteur), et Hakeem Olajuwon. Profitez en bien:

:d) Beaucoup de joueurs cités précédemment ont un record, Robert Parish en a également un, celui du plus grand nombre de match joué en NBA, avec pas moins de 1611 en 21 saisons. Rien que ça. Son histoire a commencé à Golden State qui récupère ce pivot de 2m14 en 8e choix de la draft 1976, alors que les Warriors venaient d’être champion avec entre autre Rick Barry, Phil Smith et Jamaal Wilkes, ses deux premières saisons sont difficiles, avec successivement 9.1 ppg et 7.1 rpg puis 12.5 ppg and 8.3 rpg, loin de l’entrée en matière dévastatrice de bon nombre de légendes. Cependant Parish progresse vite et en 1978-1979 le voilà à une moyenne nettement plus honorable de 17.2 ppg et 12.1 rpg, avec un match historique face aux Knicks où il planta 30 points et arracha 32 rebonds. Les Warriors par contre n’arrivait pas à redécoller des bas fonds de la conférence ouest dans lesquelles ils s’étaient installés.

En 1980, il demanda à être transféré, bien lui en a pris, avec un départ vers les Boston Celtics. A Boston, Red Auerbach a entrepris un travail de reconstruction avec Larry Bird drafté en 1979 avec Kevin McHale et dans le trade incluant Parish, la pochette surprise, un premier tour de draft, qui sera utilisé pour faire venir Kevin McHale. Il remplacera Dave Cowens dans le cinq majeur lorsque celui-ci partit vers les Bucks en 1981, et deviendra « The chief » il disputera les 82 matchs de saisons régulières, pour 18.9 ppg et 9.5 rpg et une première apparition au All Star Game. Il ira 7 fois. Il figura aussi dans la All-NBA Second Team. 1981 sera également l’année du premier titre de la décennie pour les Celtics. La rivalité face aux Lakers de Jabbar et Magic commence. En 1984, les Celtics remportent un second titre après avoir survolé la saison avec 67 victoires pour 15 défaites. En 1986, troisième titre de champion, en finale face aux Lakers, les Celtics s’imposent en 7 matchs, avec notamment 2 victoires dans les prolongations, Parish était devenu le back up de Walton, ce qui ne l’empêchait pas de tourner à 17,6 ppg et 10,6 rpg, tout simplement énorme. La raquette des Celtics était une arme indispensable pour venir à bout des Lakers, avec un Jabbar ultra-dominateur. En 1987, les Celtics sont battus en finales par les Lakers, ce qui n’a pas empêché Parish de s’illustrer, notamment en signant son premier triple double. En 1990, il retourna au All Star Game après 3ans d’absence, et en 1992 il passa la barre des 20000 points. En 1992, Bird prend sa retraite, suivi en 1993 de McHale, il est le dernier membre encore actif du « Big Three ». En 1993, dans un match de saison régulière face aux Bulls champion en titre, il signera, à 40 ans une performance unique en restant 51 minutes sur le parquet dans une rencontre remporté 104-94. En 1993-94, il signera en temps que free agent chez les Hornets, où il dépassera le record de Jabbar de 1560 matchs joués, le 6 avril à Cleveland, puis en septembre 1996 il partira vers les Bulls et gagnera un 4eme titre de champion, en disputant 43 rencontres, dont 3 en temps que starter. Le 25 août 1997, il annonce sa retraite à 44 ans. Une légende s’en est allé, il a finit sa carrière en étant le 13e scoreur de l’histoire, le 6e rebondeur, et le 6e contreur. Il laissera à jamais l’image d’un joueur alliant puissance, agilité et endurance.

:d) En 1984, malgré son statut de plus grand joueur de tous les temps, ce n’est pas Mike Jordan qui est drafté en premier choix par les Rockets, c’est un pivot, d’origine nigérienne, celui-ci n’a commencé le basket que depuis ses 15 ans, et a amené l’université de Houston à 3 final four NCAA en 3 ans. Dont une défaite en final 82, alors qu’il était accompagné de Clyde Drexler face aux Tar Heels de North Carolina, alors conduit par Michael Jordan et James Worthy. En 83, ils perdent en finale contre les mêmes Tar Heels, avant de perdre en 84 en finale contre Georgetown conduit par Pat Ewing. Voilà qui promet de beaux duels pour la NBA…

Akeem Abdul Olajuwon, passé Hakeem Olajuwon pour la NBA, est drafté comme premier choix par les Houston Rockets de cette draft 84.
Hakeem est surnommé The Dream, inutile de vous faire un dessin, il est au dessus du lot, puissant, physique, ultra mobile, bondissant, féroce défenseur, féroce rebondeur, scoreur de talent, il a toute la panoplie du parfait pivot, et il la maîtrise complètement.
Les Rockets avant son arrivée, c’est pas terrible, 29 victoires et 53 défaites, et une bonne dernière place à l’ouest, seul Indiana fait pire dans la ligue.
En 83, les rockets ont drafté le jeune Ralph Sampson, pivot qui fait une belle saison à 21 points et 11 rebonds.
Les Rockets, à l’orée de la draft 84, ont une idée terrifiante, pourquoi ne pas associer 2 pivots dans la raquette ?

C’est chose faite après la draft, Sampson et ses 2m25, accompagné des 2m10 d’Olajuwon vont faire un massacre dans les raquettes adverses… à eux 2, ils pèsent en moyenne 43 points 22 rebonds et près de 5 contres par match. L’équipe au complet marque 111 points ( près de 40% des points sont marqués par les 2 intérieurs), 45 rebonds par match ( la moitié pour ses 2 là). Dès son arrivée, Hakeem est 2è contreur de la ligue avec 220 réalisations, loin derrière les 456 de Mark Eaton.

L’effet est immédiat, les Rockets redressent la barre en une saison passant de 29 à 48 victoires, le rookie de l’année lui échappe, il revient au néo bulls, mais Hakeem s’impose d’entrée comme un pivot sur lequel il faudra compter.

Les Rockets sont en finales en 86 après avoir effacé les Lakers en finale de conférence, Hakeem met les bouchées doubles en marquant 40, 35 et 30 points dans les 3 derniers matchs de la série. Mais il ne pourra rien contre le frontcourt des Celtics de l´époque. En 87 Sampson qui commence à souffrir de blessures est échangé à Golden State, c’est à ce moment qu’Olajwon devient l’incontournable pivot craint dans toute la ligue. Durant 18 ans Hakeem va éclabousser le Texas de toute sa classe, et pourtant, les adversaires ne manquent pas, même durant les années 90, où il domine le secteur intérieur, les Pat Ewing, David Robinson, Shaquille O’Neal et autre Alonzo Mourning, subisse la loi du Dream.

En 94, Hakeem donne une véritable leçon de jeu intérieur à son adversaire, le redouté Pat Ewing, son jeu dos au panier, est à son firmament, et The Beast ne trouve pas la solution face au Dream Shake, les multiples feintes de corps et d’épaules qu’Hakeem administre à son adversaire lorsqu’il est dos au panier, l’adversaire est déséquilibré, déréglé sur ses appuis, Shaq qui a subi plusieurs fois ce traitement de faveur le commente après la défaite en 95 « Il commence par 5 feintes, puis, 4 contres feintes, ce qui lui permet de faire 20 feintes », grâce à ses feintes, Olajuwon a toute liberté de mouvement, shoot, sky-hook ou pénétration, dans tous les cas son défenseur est dépassé. Les Rockets sont double champion sous sa houlette, après avoir maîtrisé Pat Ewing en 94, Hakeem balaye successivement David Robinson en finale de conférence, et le jeune Shaq lors des finals 95, qui verra le sweep d’Orlando, diminué par la paralysie de son géant face à Olajuwon. « Vous ne pouvez pas résoudre le problème Hakeem » dixit David Robinson.

Hakeem sera même le premier joueur à être nommé en 94 à la fois MVP de la saison, des finals et défenseur de l’année. Il sera également MVP des finals 95 grâce à l’énorme travail de sape pratiqué sur un Shaq loin de son niveau.

Des records, Hakeem en détient, en 19 ans de carrière, il détient encore aujourd’hui le record de contre en carrières, avec plus de 3800 contres réalisés. En 90, face aux Bucks, il se permet même de réaliser un quadruple-double avec 18 points, 16 rebonds, 11 contres et 10 passes….

Il sera 2 fois meilleur défenseur de l’année ( en 93 et en 94), 6 fois dans l’équipe type ( 87, 88, 89, 93, 94, 97), 3 fois dans la 2è équipe type ( 86, 90, 96), et 3 fois dans la troisième ( 91, 95, 99), il sera également nommé 5 fois dans l’équipe type défensive ( 87, 88, 90, 93, 94) sans oublier ses 12 participations au All Star Game, dont 8 fois en tant que titulaire. Vous avez dit dominant?

Il finit sa carrière à Toronto pour une saison, ou pour la première fois en 19 ans il marquera moins de 10 points par match, il finit sa carrière avec 1238 matchs à son actif près de 27 000 points inscrits, plus de 13 700 rebonds pris, 3000 passes, 3830 contres et 2000 interceptions…

Au prochain numéro, on retrouvera les monstres des années 90, Robinson, Ewing, Mutombo, Mourning. Que du beau monde :)

Critikeman
Critikeman
Niveau 10
17 janvier 2005 à 20:53:34

HAKEEEEEEEEEEEEEEEEEEM THE DREEEEEEEEEEEEEEAM!!!!!!!!!!!!!!!

bon ben, tout est dit! :-)))

ben-59
ben-59
Niveau 10
17 janvier 2005 à 23:37:06

que de duel dans ces 80´, c´est definitivement ma decennie preferée :coeur:
vivement les 90´ :-p

par contre tu as fait qq petites erreurs au niveau NCAA, Houston perd en 82 en 1/2 finale face a UNC et pas en finale. et en 83, c´est face a NC State que Houston chute et non North Carolina, ce qui fut d´ailleurs une enorme surprise, NC State etait l´invité surprise du Final Four alors que les Cougars restait sur 26 victoires d´affilée.
voila pour completer :-)))

p-hardaway
p-hardaway
Niveau 10
18 janvier 2005 à 08:22:02

merde j´ai du faire une erreur de traduction....

vincef
vincef
Niveau 14
18 janvier 2005 à 18:08:10

Quelles sont vos sources pour les textes ?

Herzeleid
Herzeleid
Niveau 10
18 janvier 2005 à 22:52:51

Pour p-hardaway je ne sais pas, pour moi il y a la page des légendes de NBA.com où il y a un grand nombre de biographie, et plusieurs sites trouvé ici et là. Mais souvent des sites anglais, vu la pauveté des liens français ; (

N´étant pas expert de la NCAA, j´avais pas vu l´erreur, mais c´est toujours bien de rectifier :-)))

thepanther
thepanther
Niveau 6
19 janvier 2005 à 13:03:33

je c pas si celui ci fait partie de vos sources donc je vous le met en espérant kil vous aide...

http://www.bballone.com/index.html/

C en anglais et sa ne concerne ke les joueurs " contemporain" mais sa peu tjs servir ( je pense en fait plus a ceux ki n´ont pas la science de tout nos grands rédacteurs du forum...)

vincef
vincef
Niveau 14
19 janvier 2005 à 14:15:21

En tout cas, chapeau, sacré boulot de traduction

Herzeleid
Herzeleid
Niveau 10
18 février 2005 à 12:23:57

:d) Guerrier. Si un mot il fallait résumer Pat Ewing, ce serait celui-ci. Durant toute sa carrière il aura lutté vers un objectif, la quête d’un titre de champion. Pat Ewing est l’un des pivots les plus travailleurs de l’Histoire, doté d’un charisme exceptionnel, il aura volé sur le Madison Square Garden durant une quinzaine d’année. Pat Ewing fut drafté en première position par les Knicks en 1985, dans son université de Georgetown où il conquis un titre de NCAA, et où il se battit une réputation de « Destroya ». Contrairement à pas mal de ses contemporains, tel que Jordan, Olajuwon, ou encore Barkley, il est allé au bout de son cursus universitaire, et participa à la conquette du titre olympique en 1984, aux Jeux de Los Angeles ( il en a gagné un second avec la dream team de 1992) il fallait bien cette expérience pour débarquer dans une équipe des Knicks en reconstruction totale. A son arrivée, il était déjà vu comme le successseur des Reed et Frazier qui avaient mené les Knicks au précédent titre en 1970 et 1973.
Pour sa première saison, au coté de Bernard King, le pivot jamaïquain va tourner à 20 points et 9 rebonds par match, ce qui lui permettra d’être le premier Rookie de l’année des Knicks…depuis Willis Reed en 1965. Ewing rata tout de même 32 matchs durant cette saison à cause, déjà de son genou. Cela lui fit notamment raté le All Star Game. En 1988, Ewing découvrit enfin les play-off, mais cette saison là, les Celtics seront nettement plus fort, et remporteront la série 3-1. En 1989, Cartwright qui était le pivot titulaire avant l’arrivée d’Ewing ( les Knicks joueront ensuite avec 2 pivots) sera transféré contre Charles Oakley, il fut cette saison, nommé dans la Second NBA Team. Les Knicks seront champions de la division Atlantic avec 52victoires pour 30 défaites. Mais encore une fois, en play-offs, malgré un Ewing qui progresse ( 22ppg, et troisième contreur de la league avec plus de 3,5 par match) les Knicks ne pourront atteindre la finale, ils seront éliminé en demi-finale par les Bulls de Jordan et Pippen. En 1990, il est enfin nommé dans la All-NBA First Team, devant tous les grands de l’époque et sera également titulaire pour la première fois au All Star Game. Ewing balaiera les Celtics après avoir été mené 0-2, il mena les siens à la victoire, avec dans le match 4, 44 points et 13 rebonds, puis dans le match 5, 31 points. Ewing sera toujours placé, mais rarement gagnant, ses exploits se multiplie, les Knicks font peur dans les années 90, sa présence au All Star Game est une évidence ( il ira 11 fois) mais lui ce qu’il voulait, c’est le titre NBA.
Finalement arrivera la saison 99, avec le fameux lock out. Jordan n’est plus là, les Knicks accueillent Latrell Sprewell et Marcus Camby pour les 50 matchs de la saison, l’équipe aura du mal à se trouver sur le terrain et Ewing souffre du talon d’achille. Ils seront classés huitième…et affronteront le Heat de Zo Mourning et Tim Hardaway. Les Knicks remporteront la série 3 victoire à 2 puis balaieront les Hawks de Mutombo en demi finale ( 4-0) avant d’affronter le troisième gros, les Pacers de Rick Smits et Reggie Miller. Du lourd donc. Malheureusement la finale se jouera sans l’emblématique pivot, une blessure au talon d’achille le contraint de s’arrêter. Sans Ewing, les Spurs de Robinson et Duncan dérouleront et remporteront la série 4-1. En 2000, ultime plaisir pour Ewing, sortir le Heat de Pat Riley pour la troisième saison consécutive. Mais les Pacers metteront fin à l’aventure.
En septembre 2000, Pat Ewing sera transféré vers les Sonics, dans un trade impliquant 4 équipes, et qui verra entre autre l’arrivée de Glen Rice à New York. Il disputera une ultime saison à Orlando en 2002, avec une autre vieille gloire, Horace Grant. Mais malheureusement il ne connaitra jamais la joie d’un titre de champion. Le 23 février 2003, ultime ovation avec le retrait de son légendaire maillot des Knicks devant une foule totalement acquise à la légende qu’est devenu " P-a-a-at-t-tri-i-i-ck E-e-e-wi-i-ing!!! Pa-a-a-tr-i-i-ck E-e-e-wi-i-ingggg!" ( tel que le chantaient les fans, c´est comme si vous y étiez)

:d) La saison 86-87 n’est pas une réussite pour San Antonio, conclut par un bilan déplorable de 28 victoires pour 54 défaites, conduits par le jeune meneur Alvin Robertson et par le vieillissant Artis Gilmore, 38 ans à l’époque, l’équipe est une déception. C’est d’ailleurs la dernière saison de celui ci sous les couleurs des Spurs, qui remportent le premier choix de la draft 87. Mais gros dilemme pour San Antonio, un joueur sort du lot dans cette draft 87, très relevé par ailleurs ( Robinson, Scottie Pippen, Kevin Johnson, Horace Grant, Reggie Miller, Muggsy Bogues), il s’agit du jeune pensionnaire de l’US NAVY, David Robinson. Ses stats avec la Navy sont impressionnantes, 28 points à 60% de réussite, 12 rebonds 5.5 contres par match, un pivot complet, puissant et mobile, un premier choix logique, mais celui-ci doit faire son service, ce qui le rendrait disponible pour la nba en 89…. Difficile d’attendre encore 2 ans quand on voit les résultats de l’équipe, et c’est pourtant le pari réalisé par San Antonio. S’en suivent 2 années de galère pour des Spurs privé de leur géant, et en attente du nouveau, seulement 31 victoires en 88 et 21 en 89. Mais à l’aube de la saison 89-90, le futur s’éclaircit pour les texans, Robinson est disponible. L’effet est immédiat, ses stats associés à Terry Cummings dans la raquette sont impressionnantes, 24 points à 53%, 12 rebonds et près de 4 contres par match… Il écrase les autres Rookies, 6 fois Rookie du mois, all star durant sa première saison ( 15 points à 58% et 10 rebonds en 25 minutes de jeu), il efface même ce jour là Hakeem Olajuwon, auteur de 8 points ( à 2/14) et 16 rebonds. La franchsie des Spurs se redressent en une saison, sous l’impulsion de son Rookie de l’année, ils gagnent 56 matchs, sont qualifiés pour les play off, où ils sweepent Denver en 3 matchs, avant de perdre la demi-finale de conférence face aux Blazers ( de Drexler, Porter, Duckworth, Cliff Robinson et Petrovic) en 7 matchs. Il est même alors nommé dans l’équipe type défensive dès sa première saison, grâce à sa seconde place au classement des meilleurs rebondeurs ( derrière Olajwon et ses 14 rebonds par match), et sa troisième au classement des contreurs ( derrière Olajuwon et Pat Ewing). Sous son impulsion et grâce aux transferts bien menés ( arrivé de Rod Strickland et de Sean Elliot), la progression de 35 victoires en l’espace d’une saison, constitue un record, à l’époque.
L’équipe fait partie des top team durant la majeure partie de la décennie, toujours conduit par un Robinson dominant, mais reste dans l’ombre du voisin texan, Houston et Olajuwon sont un frein à l’évolution des Spurs. En 93, les Spurs obtiennent l’ex Bad Boy de Détroit, Dennis Rodman, cette association très productive notamment au rebond, assure la place de meilleur défense à San Antonio, à eux 2, ils prennent 29 rebonds par match, et l’arrivée de Rodman permet surtout à Robinson de moins se concentrer sur la défense mais d’avantage au scoring, son toucher de balle exceptionnelle, son shoot très sur font le reste, Robinson est sacré top-scoreur 94 grace à 71 points maqués dans le dernier match de la saison, face aux Clippers, seuls 4 joueurs ont réussi à passer la barre de 70 points, Chamberlain, Baylor et David Thompson.
Il est même le 4è joueur de l’histoire à réaliser un quadruple-doucle, face aux Pistons avec 34 points, 10 rebonds, 10 passes et 10 contres.
En 95, l’équipe affiche le très bon bilan de 62 victoires pour 20 défaites, c’est l’année ou jamais pour les Spurs, mais Olajuwon en décide autrement, et c’est une défaite en finale de conférence contre le futur champion.
Mais l’équipe moribonde qui avait accueilli Robinson en 89 a disputé les Play Off toutes les saisons entre 89 et 96, alors même que Rodman n’est plus là.
La saison 96-97 est un tournant, à la fois pour les Spurs mais aussi pour le palmarès et le jeu de Robinson. Une impressionnante série de blessures paralise l’équipe, Robinson ne participe qu’à 6 matchs, l’équipe tombe au plus bas, 20 victoires seulement, mais aussi gros coup de chance, car en 97, un certain Tim Duncan, pivot impressionnant de l’université de Wake Forest, originaire des Iles Vierges, se présente à la draft. Duncan, lors de sa saison sénior, c’est simplement 21 points à 61% de réussite, près de 15 rebonds et plus de 3 contres par match….
Il est drafté en première position par les Spurs, qui décide d’associer les 2 pivots dans la raquette, Duncan est déporté à l’aile et prendra le poste 4, les Twin Towers de San Antonio sont nés.
Et à elles deux, sans blessures, les tours jumelles font des ravages, tout comme Robinson, Duncan est 6 fois nommés Rookie du mois et empoche le titre de Rookie de l’année, avec des stats de rêve pour un Rookie 21 points à 55% de réussite, 12 rebonds, 3 passes et 2.5 contres par matchs, l’association prolifique des 2 pivots ( 43 points, 22.5 rebonds et plus de 5 contres par match) remonte l’équipe à 56 victoires, soit un +36. Robinson a bien compris que Duncan était plus à l’aise proche du cercle, aussi il n’hésite pas à modifier son jeu, et à prendre d’avantage de tentatives à 5m, laissant à Duncan le soin de défendre, les équipes en face voient leur pourcentage de réussite chuté lors de leur rencontre face aux Spurs, 41% de réussite pour l’adversaire la première année, 40% la deuxième, Duncan est une force défensive impressionnante et ne décolle pas de l’équipe défensive durant ses 6 premières saisons.
En 99, l’année du lock out, les Spurs sont sacrés champions, après avoir connu une série de 12 victoires consécutives en play off, ils dominent les Knicks privés d’Ewing en finale malgré la belle résistance des pensionnaires du Madison, les Spurs sont sacrés sur un 4 à 1 sans appel.
Pour Robinson, s’en suivent 3 saisons émaillés par des blessures, la ligue est dominé par les Lakers d’O’Neal.
Lors de sa dernière saison, en 2003, les Spurs de Robinson et Duncan, bien entouré par une belle brochette de role player, remportent un second titre, bien qu’avec un temps de jeu diminué à 26 minutes et plusieurs blessures le tenant éloigné des parquets durant une vingtaine de matchs, Robinson compile encore 8.5 points 7.5 rebonds et 1.7 contres par match, et était surtout un leader naturel et respecté sur et en dehors du terrain. Il finit sa brillante carrière avec près de 20 800 points, 10 500 rebonds et près 3000 contres en carrière, et collectionne les récompenses champion 99 et 2003, MVP 1995 ou encore défenseur de l’année 92, 10 fois all star ( seulement 3 fois titulaire Olajuwon étant passé par là) et 2 fois médaillé d’or aux JO, 4 fois dans l’équipe type NBA, deux fois dans la seconde, 4 fois dans la troisième… Il restera à jamais respecté comme un grand homme de la NBA, une récompense de fin d’année portant même son nom, la « DAVID ROBINSON PLAQUE », pour le Community Assist Award, récompensant les basketteurs s’impliquant le plus pour la communauté.
Sans Robinson, les Spurs restent une équipe dangereuse, conduit par le métronome Tim Duncan, toujours régulier autour de 20 points 11 rebonds 2 contres, match après match, Mr Fundamentals porte les Spurs à bout de bras, sa maturité impressionne, il est même 2 fois nommé MVP, à ce jour il compte 7 sélection dans l’équipe type NBA en 7 ans de carrière, 6 nominations dans l’équipe type défensive, 6 fois all star, MVP des finales en 1999 et en 2003, et est co–MVP du All Star Game 2000 en compagnie de Shaq O’Neal. A 28 ans, il a déjà dépassé la barre des 12 000 points et des 6500 rebonds, il approche les 1400 contres. Il est également reconnu comme le deuxième joueur le plus dominant de la ligue derrière O’Neal. Son association nouvelle avec le slovène Nesterovic dans la raquette des Spurs lui laisse bien moins de liberté, avec Robinson c’était 2 menaces intérieures que les adversaires devaient contenir, aujourd’hui seul lui est une menace, défensive et offensive, et les Spurs se tournent alors plus vers les extérieurs. Il est également courant de le voir être déplacé vers son poste de formation, bien qu’il affectionne désormais jouer en ailier fort, plutôt qu’en pivot, où il a plus de libertés, mais ne rechignent pas à rejouer en centre notamment en équipe nationale.
Sauf cataclysme Robinson, comme Duncan, les Twin Towers texanes devraient rejoindre tous les deux le Hall Of Fame le moment venu, de part son palmarès et son influence considérable, Robinson a marqué la ligue durant la décennie 90, et Duncan est bien parti pour éclaboussé la ligue de son immense talent pendant encore de nombreuses années.

:d) Il restera 2 parties, une sur les pivots encore ne activité et l´autre histoire de voir si une releve est possible.

Critikeman
Critikeman
Niveau 10
18 février 2005 à 13:33:06

ouah ouah ouah!!!!!!

super article!c´est hyper complet, sur Ewing et Robinson, et meme la petite parenthese sur Duncan a la fin.

j´attends avec impatience les deux prochaine parties.

quand a la grande question, a quand la releve, on se demande... peut etre que avec Petro ou Turiaf... oui bon, j´suis un peu chauvin dsl! mais c´est vrai que maintenant, les joueur preferent etre AF que Pivot. perso je prefere jouer pivot, comme ça si t´a un tir de merde a 3-4 metre t´es excusé! mdr et si t´en a un bon on dit que t´es super fort! mais pour moi c´est + le premiere choix... bref je vais aps vous etalez ma vie, tout le monde s´en tape.

ben-59
ben-59
Niveau 10
18 février 2005 à 18:32:43

oué super interessant encore :ok
et cet article sur Ewing, j´en est eu des frissons rien qu´a le lire :snif:
ben pour la releve ya Yao :sarcastic:

Costaricie
Costaricie
Niveau 8
18 février 2005 à 18:49:04

pour la releve c´est bien sur okafor et stoudemire

Lud1309
Lud1309
Niveau 5
18 février 2005 à 19:18:15

et dwight howard

Dreams
Dreams
Niveau 10
18 février 2005 à 19:23:38

ce sont des ailliers fort.
l"article je le lirais plus tard :-d

Solcamp
Solcamp
Niveau 10
19 février 2005 à 22:40:42

" Il restera 2 parties, une sur les pivots encore ne activité et l´autre histoire de voir si une releve est possible."

J´attends avec impatience la dernière partie. Elle m´intéresse beaucoup. J´aimerai juste savoir si pour la relève vous parlez uniquement des joueurs qui sont actuellement en NBA ou également ceux qui sont en NCAA.

Herzeleid
Herzeleid
Niveau 10
20 février 2005 à 16:19:51

Peut-être qu´il y en aura 3, vu que le nombre de caractere est limité. Tout dépend si je peux tout caser ( et je ne vous cache pas que la partie sur le Shaq est relativement longue)

Pour la derniere partie, celle qui amenera je l´espere un débat parmi nous, il y aura un " bilan" des forces actuellement en présence et la présentation d´un des possibles espoirs très bien réalisé par p-hardaway.

Pour quand on verra, c´est pas encore tout à fait fini :-)))

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