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NBA Live 2005
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Liste des sujets

Des légendes de la NBA: les Pivots.

vincef
vincef
Niveau 14
31 décembre 2004 à 09:51:30

Je reviens une dernière fois sur le Shaq et ses lancers francs, on oublie trop souvent que la NBA est une compétition avant d´être un spectacle, et le but de toute équipe est de gagner des matchs, peu importe la manière...Si on voulait privilègier le spectacle à l´efficacité, Detroit ne serait pas champion NBA à l´heure actuelle ! Maintenant, je suis d´accord, c´est super pénible de voir un match haché, mais je me mets à la place des entraîneurs, si je veux gagner contre une équipe qui possède Shaquille O´Neal et bien je joue sur son talon d´Achille ( chez lui ce sont les lancers francs, chez d´autres ce sont les nerfs), et le spectacle, hé bien ça me passe au dessus de la tête, je veux gagner, point barre.

p-hardaway
p-hardaway
Niveau 10
31 décembre 2004 à 10:18:58

je suis d´accord, mais l´ennui c´est que ça marche pas... donc ça tu le spectacle et le match est quand même perdu

Critikeman
Critikeman
Niveau 10
31 décembre 2004 à 14:02:48

Ben Wallace pivot dominant... j´aimerais bien, mais offensivement c´est pas ça. en defense par contre, on peut dire qu´il domine.

bref, on parle de pivots des 90, de maintenant, et meme du futur!
mais on a a peine fini les années 60... lol

p-hardaway
p-hardaway
Niveau 10
31 décembre 2004 à 14:12:48

on est loin d´avoir fini les années 60, et l´étude de ces quelques pivots poussent vraiment à relativiser l´apport d´un ben wallace par exemple.

Critikeman
Critikeman
Niveau 10
31 décembre 2004 à 14:20:43

quand les années 60 finiront, Lew Alcindor arrivera en NBA, y´aura des choses a ecrire...

bonne chance. lol

colombian
colombian
Niveau 10
31 décembre 2004 à 14:21:57

" les Celtics de l´époque, était un peu comme les Kings d´aujourd´hui"

Perso, je trouve la comparaison un peu maladroite. De nos jours, la team des Kings, même si elle n´en reste pas moins un prodige sur le plan collectif, est avant tout composée d´une belle brochettes de loosers, le tout couplé à un mental déficient ce qui n´a jamais réussi à envoyer cette équipe jusqu´au titre, ni même jusqu´aux finales. Bref, tout le contraire des Celtics de l´époque, qui à eux seuls ont bati la plus grande dynastie du monde basket...

Et concernant Chamberlain & Russell, n´ayant pas eu loisir de voir à l´oeuvre les deux compères balle en main, perso je m´abstiendrais ( à l´inverse de pas mal de monde ici) de tout commentaire à leur sujet.
Après, à en juger de l´avis de plusieurs
" spécialistes" nba, clair qu´intrinsèquement Chamberlain semblait au-dessus du lot. Après les titres de Russell témoignent en sa faveur, donc... ca rejoint plus ou moins ce qu´avancaient p-hardaway et Herzeleid...

p-hardaway
p-hardaway
Niveau 10
31 décembre 2004 à 14:32:11

tout est écrit ou presque, on a déjà bien avancé sur les années 90, on attaque la situation actuelle, alors t´en fait critikeman.

" Perso, je trouve la comparaison un peu maladroite. De nos jours, la team des Kings, même si elle n´en reste pas moins un prodige sur le plan collectif, est avant tout composée d´une belle brochettes de loosers, le tout couplé à un mental déficient ce qui n´a jamais réussi à envoyer cette équipe jusqu´au titre, ni même jusqu´aux finales. Bref, tout le contraire des Celtics de l´époque, qui à eux seuls ont bati la plus grande dynastie du monde basket... "

la comparaison était bien sur en terme de jeu collectif et de talent collectif, mais les kings ont toujous failli, faut de véritable leader ( webber et stojakovic étant trop fébrile), là où cousy et Russell ont réussi.
Celui qu´on oubli trop souvent chez les celtics, c´est red auerbach, quel palmarès ce coach

Herzeleid
Herzeleid
Niveau 10
31 décembre 2004 à 16:12:38

" " les Celtics de l´époque, était un peu comme les Kings d´aujourd´hui"
Perso, je trouve la comparaison un peu maladroite."

Je te l´accorde c´était pas génial de ma part, mais ce que je voulais dire, c´est qu´en terme de jeu, la seule équipe, aujourd´hui, qui se rapproche de cette formidable équipe des Celtics, c´est les Kings. C´est les seuls qui jouent vraiment collectif, avec n´importe qui qui peut scorer, n´importe qui qui peut faire une passe, et tout le monde qui est dangereux. C´est pour ça que j´ai fait cette comparaison.

Mais bien sur cela s´arrete là. Les Kings n´ont absolument pas le palmares pour rivaliser avec les Celtics, une décennie de titres à rien...ou si peu ( finales de conférence...) c´est incomparable.

Herzeleid
Herzeleid
Niveau 10
01 janvier 2005 à 04:16:15

Rappelez vous, dans les années 60-70, les intérieurs sont prépondérants dans le jeu, l’absence de la ligne à 3 points conduit à un jeu beaucoup plus ramassé qu’aujourd’hui, aucun joueur ne « campant » derrière les 7m25 comme c’est le cas aujourd’hui, les intérieurs prenaient alors plus de place dans le jeu. Et dans l’ombre des Russell et Chamberlain, s’ajoutaient des intérieurs, certes moins connu mais à l’efficacité redoutable, c’est le cas de Walt Bellamy.

C’est dans la franchise de l’Illinois, des Chicago Packers que Bellamy pose ses valises en 6, avant de partir à New York, Détroit et même Atlanta. Il fait partie du club très fermé des 7 joueurs à avoir marqué plus de 20 000 points et pris 14 000 rebonds lors de sa carrière ( accompagné des prestigieux Chamberlain, Jabbar, Hayes, Parish, Moses Malone et Karl Malone). Bellamy n’était certes pas le plus grand, le plus solide mais l’un des plus talentueux, son envie et sa rage sur le parquet reste légendaire. Il est le 6è meilleur marqueur de l’histoire avec un pourcentage de près de 52% de réussite en carrière ( 3è pourcentage de l’histoire), et le 3è meilleur rebondeur, son agilité dans la raquette fait de lui l’un des premiers pivots mobiles de la ligue. Egalement connu pour avoir fait partie du premier 5 majeur noir de la ligue avec les Packers, il a également joué 88 matchs de saison régulière, en 68, entre New York et Detroit. Pour prouver sa résistance, durant ses 14 ans de carrière en NBA, Bellamy a joué 1043 matchs sur 1055 possible, 12 matchs manqués en 14 ans de carrière, une vraie force de la nature.

Comme Bellamy, Nate Thurmond aura marqué la ligue de son talent, bien que moins connu que Chamberlain et autre, ce pivot n’était pas dénué d’efficacité, à la fois défensive et offensive.

Défensivement, Thurmond est impressionnant, 2 fois dans la première équipe type défensive, 3 fois dans la seconde. Nombre d’observateurs le classe comme un hybride, meilleur défensivement que Chamberlain, meilleur en attaque que Bill Russell, Thurmond était à la fois respecté et craint dans la ligue, contres, rebonds, jeu physique, présence en défense, intimidation, il était le roi pour faire passer une mauvaise soirée aux meilleurs pivots de son époque. Des mots de son coéquipier Walt Hazzard, Thurmond, faisait son travail, régulier comme un métronome, soir après soir. Ses statistiques ne reflétant pas sa présence sur le parquer, qui était incroyable. Après un contre, l’adversaire, s’il prenait le rebond offensif préférait reculé pour prendre un tir que de se frotter à Nate Thurmond dans la raquette. Abdul-Jabbar, ne tarit d’ailleurs pas d’éloge, lui qui a marqué plus de 38 000 points dans sa carrière, avoue qu’à chaque fois qu’il marquait face à Thurmond, il avait la sensation d’avoir réaliser quelque chose de spécial. C’est dire si la défense et la présence du pivot des Warriors, Bulls et Cavs a marqué les esprits des joueurs de l’époque. Le 8 octobre 74, lors de son transfert à Chicago, et lors de son premier match pour les Bulls, Thurmond réalise l’une des plus belles perfs, 22 points, 14 rebonds, 13 passes, 12 contres, le premier quadruple double de l’histoire ( c’est à partir de 74 que les contres deviennent une catégorie statistique, nul doute que Russell ou Chamberlain ont eux aussi réalisé cet exploit).

Willis Reed, ce nom est synonyme de cœur, synonyme aussi de force, de gloire, de courage.

Reed est un pivot surdoué, c’est un pivot qui commence sa carrière professionnel très fort, rookie de l’année 65 sous le maillot des Knicks. Pour faire court Reed c’est 1970. Cette année là, Reed écrase la ligue, MVP du All Star Game, MVP de la saison régulière, MVP des finals, first team NBA, first team defensive. Et surtout, les 4 premiers points du 7è match de la finale contre les Lakers. Petit retour en arrière, les Knicks écrasent la saison 70 sous un bilan de 60 victoires et 22 défaites, bien emmenés par Reed, Walt Frazier et Dave DeBusschere ( les 3 étant nommé dans la first team defensive cette année là). En face, lors de cette finale, nous avons les Lakers emmené par le trio Chamberlain, West, Baylor.

Lors du match 5, Reed se blesse, les Knicks perdent le match 6 où Reed absent laisse le soin à Chamberlain de ramener son équipe à 3-3 avec 45 points et 27 rebonds.

Le match 7 s’annonce, personne ne sait si le capitaine des Knicks pourra tenir sa place. Les Knicks s’échauffent, Reed est dans le vestiaire « Je voulais jouer. On jouait la finale, le moment pour lequel vous jouez toute votre vie, je n’avais pas envie de regarder derrière moi, 20 ans plus tard et de me dire, si j’avais su, je serais entrer sur le terrain. »

La décision est prise en dernière minute, Reed jouera, le Madison est en délire, moment intense, les Knicks reprennent confiance alors que les Lakers commencent à douter, Reed prend d’entrée le match en mains et marque les 4 premiers points du match face à Chamberlain. Les Knicks sont lancés, Walt Frazier marque 36 points et donne 19 passes, les Knicks sont champions.

Au cours de sa carrière, Reed a posé d’énormes problèmes à ses défenseurs, et pour cause, il était gaucher, et ça c’était une donne à assimiler pour le pivot adverse, en plus de cette particularité, il possédait un toucher de balle rare pour un joueur de sa taille. Et comme si tout ça n’était pas suffisant il avait pour habitude de crucifier son adversaire avec son shoot à 5m.

Sous son ère, les Knicks iront même glaner un 2è titre en 73 de nouveau face aux Lakers, même si Reed n’est plus le Reed de 1970 il empoche tout de même le titre de MVP des finals.

Bien que sa carrière fut assez courte, seulement 10 ans, il reste à jamais dans l’histoire de la ligue, et dans l’histoire des Knicks. Pour preuve, il devient en 76, le premier Knicks à voir son numéro, le 19, retiré.

En 68, arrive un véritable phénomène, Wes Unseld. Un pivot de petite taille, juste 2.01m ( il a même avoué à la fin de sa carrière être juste en dessous les 2 mètres) mais solide avec ses 112kilos. Unseld s’impose d’entrée avec les Bullets. En 68 les Bullets sont à 36-46, en 69, ils sont à 57-25, le changement est énorme, les perfs individuelles d’Unseld ne le sont pas moins, rookie de l’année avec ses 14 points et 18 rebonds, il est aussi nommé MVP de la saison régulière, une première pour un rookie depuis Wilt Chamberlain. Solide, Unseld l’est c’est sur, un terrible rebondeur, aussi, son maître mot, travail. Même s’il n’est pas un scoreur, loin de là même ( il finit sa carrière avec 10 points de moyenne), il est un féroce rebondeur, et malgré ses 2.01m, il a en tout comptabilisé plus de 13 000 rebonds tout au long de ses 14 années de carrière, le 7è meilleur total de l’histoire, pour un jouer de sa taille, la performance est impressionnante.

Si Unseld a peu de talent offensif, en revanche, il a une très bonne vision du jeu, et ses passes sont précises, près de 4000 passes en carrière, le meilleur total pour un pivot derrière Abdul-Jabbar, Chamberlain et Russell.

Unseld a les défauts de ses qualités, sont corps massifs, fait de lui un joueur assez lent, mais sa rapidité d’action est déconcertante pour un jouer de son gabarit. Malgré les récompenses qu’il a pu accumulé ( rookie, MVP, first team de l’année 69 ; all star 69, 73, 75 ; champion et MVP des finales 78), Unseld restera un homme de l’ombre, s’attaquant aux taches de l’ombre, et restant dans l’ombre de ses illustres contemporains, Chamberlain et Jabbar en tête. Il n’en reste pas moins un modèle de travail et de volonté.

En 1970, les Celtics qui reste sur une décennie de gloire, accueille le remplaçant ( si cela était possible) de Bill Russel, en la personne de Dave Cowens. Cet athlète de 2m10 était l’espoir des fans du Massachusetts qui pensait avoir tout perdu avec les retraites successives de tous leurs héros. Après être passé par le college de Newport, où il avait réalisé une saison avec un excellent bilan de 29victoires pour seulement 3 défaites et 13 points et 20 rebonds de moyenne, Red Auerbach ( qui n’était plus coach mais toujours GM) flashe sur ses qualités défensives et sa combativité. Il est drafté derrière Bob Lanier un autre très grand intérieur, Rudy Tomjanovich et Pete Maravich.

Malgré sa réputation flatteuse ( et justifiée) sa saison de rookie est marqué…par le nombre incalculables de fautes qu’il commet, 350 soit plus de 4 par matchs. Cependant ses stats n’étaient pas ridicule, loin de là avec 17 points et 15.4 rebonds par match il était tout sauf une déception. Il partagea même la récompense de rookie de l’année avec Geoff Petrie. Alors qu’il est encore tout jeune, sa volonté et sa ténacité impressionnent, les duels avec Jabbar, Lanier ou encore Chamberlain sont de très hautes volés, il n’était pas le plus grand mais certainement pas non plus le moins volontaire. Son jeu se caractérisait par son endurance, son sens de la passe, sa capacité à contrer des shoots apparemment incontrable, mais aussi ses plongeons pour récupérer des ballons qui seraient perdus ( détail insolite qu’on ne voit plus beaucoup ces derniers temps) En 1972-73, Cowens toujours aussi gros rebondeur, avec plus de 16 rebonds par match, les Celtics finissent la saison régulière avec un impressionnant 68-14 et le titre de MVP pour son pivant, mais perdront en final de conférence face aux Knicks futur champion avec Havliceck blessé dans le dernier match décisif. La consécration sera pour l’année suivante, après avoir balayé les Buffalo Braves, et battu les Knicks en 5 matchs, ils se retrouvent face aux Bucks de Jabbar dans une finale de légende. Boston avait choisi de jouer « dur », ils ont gagner le 1er match mais les Bucks remportèrent le second en prolongation, les 2 équipes se sont livrés une lutte sans relâche jusqu’au sixième match remporté par les Bucks. On en arrive donc au septième, Cowens énorme avec 28 points et 14 rebonds emmène les siens vers une victoire 102-87. Il remportera un second sacre deux années plus tard face aux Suns 4-2. En 1978 suite à un très mauvais début de championnat ( 2-12) il deviendra entraineur-joueur, comme Russel 10 ans plus tôt, mais comme il l’avouera lui-même, la double casquette était trop pour lui. En 1981, il fera une dernière pige aux Bucks puis prendra sa retraite. Avec 2 titres de champion, un titre de champion NBA, co-rookie de l’année, 7 fois all stars, il ne lui manquait pas grand-chose. La dernière récompense qu’il a obtenue est sa nomination au Hall of Fame en 1990.

En 1970, débarqua également Robert Jerry Lanier Jr ( dit Bob Lanier) joueur au shoot dévastateur et dont tous les mouvements semblaient d’une fluidité exceptionnelle. Il fut drafté par les Pistons pour lesquels il aura joué 9 saisons et dont il reste le meilleur scoreur avec 22,9 points par match. Lanier était un joueur réputé dur, dur en défense, mais également un monstre quand il s’agissait d’encaisser les coups, jamais il ne posera un genou à terre, sa volonté était hors du commun. Il a joué à maintes et maintes reprises avec des blessures, même lors de son année de rookie, malgré un genou récalcitrant il défendra son maillot.

En 1972, avec une moyenne de 25,7 points et plus de 14 rebonds il participa à son premier All Star Game, il y sera sélectionné à 6 reprises. Malheureusement pour lui, les Pistons n’étaient pas des terreurs, il réussira à atteindra 3 fois les PO, mais une élimination directe sanctionnera à chaque fois ces qualifications.

En 1980, il partira pour Milwaukee, mais là encore malgré des premières places de saison régulière, les campagnes de play-off étaient des échecs. Il ne lui aura manqué que le titre de champion pour être reconnu comme une vraie légende. Malgré cela, il a intégré le Hall of Fame en 1992, avec 20,1 points et 10,1 rebonds de moyenne, ce n’était pas usurpé.

Dans le prochain numéro, nous aborderons le cas de Kareem Abdul-Jabbar, et peut-être d´autres légendes, on verra selon l´humeur des auteurs :)

Critikeman
Critikeman
Niveau 10
01 janvier 2005 à 14:24:45

j´en connaissais pas beaucoup de pivots.

j´avais entendu parler de Lanier, Thurmond, Reed et Unseld, mais sinon...

" Unseld restera un homme de l’ombre, s’attaquant aux taches de l’ombre, et restant dans l’ombre de ses illustres contemporains, Chamberlain et Jabbar en tête."

3 fois le mot " ombre" dans la même phrases! lol

colombian
colombian
Niveau 10
01 janvier 2005 à 14:59:45

" La décision est prise en dernière minute, Reed jouera, le Madison est en délire"

Cet extraordinaire coup de théatre durant la finale 70 restera encré ds la mémoire de pas mal de fans durant de longues années, et spécialement ceux de NY.
Et perso, même si bien entendu je n´ai pas vécu le truc en direct, impressionnant tout de même de voir Reed arriver sur le parquet titubant, boitant, le tout devant le public du Garden dans un état second. ´Tain quand on y pense, elle est là, la véritable période de gloire des NYK.

En tout cas beau travail d´investigation sur ces grands pivots qui malheureusement demeurent méconnus car écrasés par la présence colossale de Chamberlain...

2150
2150
Niveau 6
01 janvier 2005 à 15:22:22

tu se que vous avez dis est super sa montre que pour vous la NBA se resume pas au dunk de carter ou a l´extravagence de iverson mais je tenais a souligner que vous ne mavez rien apris car je le savai, mais vous vous avez eu le courage de faire partager votre connaissance. Bravo.

LilFlip83
LilFlip83
Niveau 9
01 janvier 2005 à 15:44:01

Apart Reed et Lanier, je connaissais aucun pivot de cette génération ( Russel, Chamberlain et Pettit exclu).

Graçe à vous, j´ai découvert les autres grand pivot des années 60-70 notemment Thurmond et Unseld !
:merci:

ben-59
ben-59
Niveau 10
01 janvier 2005 à 19:03:12

pareil que Li Flip, la periode des 70´ est certainement celle que je connais le moins, donc j´ai lu ça avec bcp de plaisir et j´ai appris plein de truc. je connaissais Reed et l´histoire du game 7 donc voila :merci:

Herzeleid
Herzeleid
Niveau 10
02 janvier 2005 à 18:18:03

" En tout cas beau travail d´investigation sur ces grands pivots qui malheureusement demeurent méconnus car écrasés par la présence colossale de Chamberlain..."

:d) C´est bien le but de ce topic, montrer qu´il n´y a pas que Chamberlain et Jordan dans l´histoire de la NBA, il y en avait énormément d´autres. Et nous essayons de les faire découvrir au plus jeune, ainsi qu´aux plus anciens ( parce que dans les années 70, je doute que beaucoup ici étaient déja né :-))) )

" la periode des 70´ est certainement celle que je connais le moins"

:d) Moi comme p-hardaway, c´était pareil :-)))
Les années 60 tout le monde connait Russel et Chamberlain. Pour les années 80, je pense que becoup connaissent Parish, Jabbar ou Laimbeer, mais dans les années 70, c´est vrai, il y a moins de joueurs ultra-dominant ( enfin Jabbar était déja présent)

Herzeleid
Herzeleid
Niveau 10
08 janvier 2005 à 01:06:36

En 1969, un jeune prodige de UCLA, Lew Alcindor, est drafté en première position par les Milwaukee Bucks. Petit détail de l’histoire, durant cette période, la NCAA, le championnat universitaire américain interdisait le dunk. Ce détail a conduit Lew Alcindor, plus connu sous le nom de Kareem Abdul-Jabbar ( après sa conversion en 71), à révolutionner le poste de pivot en NBA, avec son très célèbre Sky-Hook. Qu’est que le sky-hook ? Un bras roulé, l’action typique de l’immense KAJ et de ses 2m20, travaille dos au panier, il se retourne et fait passer le ballon au dessus de son défenseur, ce geste a fait de lui une légende et lui a permis d’être toujours aujourd’hui le meilleur marqueur de tous les temps, dépassant les 38 000 points en carrière à près de 56% de réussite…

De 1969 à 1989, où il met fin à sa carrière à 42 ans, après la défaite face aux Pistons d’Isiah Thomas en finale, Jabbar marque 38 3987 points, prend 17 440 rebonds, donne 5 660 passes et contre 3189 tirs adverses ( plus ceux contrés entre 1969 et 1974).

Personne ne peut se targuer d’avoir un palmarès plus fourni que Jabbar, si ce n’est Bill Russell. Rookie de l’année 70, 6 fois champion NBA ( 71, 80, 82, 85, 87, 88), 6 fois MVP de la saison régulière ( 71, 72, 74, 76, 77, 80), 10 fois nommé dans la first team NBA ( 71, 72, 73, 74, 76, 77, 80, 81, 84, 86), 5 fois dans la second team nba ( 70, 78, 79, 83, 85), 5 fois dans la all defensive first team ( 74, 75, 79, 80, 81), et 6 fois dans la seconde ( 70, 71, 76, 77, 78, 84) il est aussi 2 fois MVP des finals, 2 fois meilleur marqueur de la saison, et 18 fois all star en 20 ans dont 13 fois en tant que titulaire…. Et pour la petite anecdote, sur les 15800 tirs qu’il a marqué, on compte un, et un seul tir primé en 1987.

Le mythique coach Pat Riley, qui l’a entraîné durant 8 saisons sous le maillot des Lakers, pourtant énorme fan de Jordan ( je vous rappelle qu’il a fait retiré le numéro 23 de la franchise de Miami, en hommage à MJ) dit de Jabbar qu’il est le meilleur joueur que la NBA a vu passé.

Jabbar n’a pas révolutionné le poste de pivot que pour son Hook, mais il est aussi un pivot, très technique, particulièrement agile, très loin des critères du genre, que pouvaient être les Unseld et autre Chamberlain qui se servaient avant tout de leurs physiques.

Même avant son arrivée en NBA, Jabbar était une star, conduit par sa finesse et son hook, il est meilleur joueur universitaire en 67-68-69, est sélectionné dans l’équipe type universitaire durant ces 3 mêmes années, mais est aussi triple champion avec UCLA… Jabbar a absolument tout gagné.

A son arrivée dans la ligue, Russell vient de mettre un terme à sa carrière, Chamberlain bien que toujours efficace a 35 ans, c’est le moment idéal pour Jabbar, et il s’impose d’entrée comme le 2è meilleur scoreur de la ligue ( derrière Jerry West) et le 3è meilleur rebondeur ( l’ailier Elvin Hayes et Wes Unseld en tête), l’équipe passe de 27 victoires et 55 défaites à 56 victoires et 26 défaites en une année…

Après une élimination en finale de conférence, contre les Knicks, futurs champions 4 à 1, les Bucks réalisent un gros coup pendant la période des transferts, l’expérimenté Oscar Robertson arrive contre 4 joueurs de Milwaukee. Impact immédiat, le bilan de la saison 71 est élogieux, 66 victoires 16 défaites, dont une série de 20 succès consécutifs. Les Bucks passés à l’ouest, élimine les Warriors en demi finale de conférence, les Lakers en finale de l’ouest, pour enfin sweepé les Bullets en finale, le 2ème sweep de l’histoire de la ligue après celui infligé aux Lakers par les Celtics en 59.

Les Bucks retournent en finale en 74 mais perdent contre les Celtics emmené par Dave Cowens. Robertson se fait vieux, 35 ans et arrête sa carrière, l’équipe explose en 75, Jabbar veut une ville où il pourra partager ses croyances avec plus de monde, New York ou Los Angeles ont sa préférence, il part pour Los Angeles contre 4 californiens.

Jabbar redresse la franchise qui a perdu de sa superbe depuis le départ de Chamberlain, ils atteignent même la finale de conférence, mais se font sweepé par les Blazers emmenés par Bill Walton.

Seul, sans West, Jabbar peine à redoré l’image de la franchise jusqu’à l’arrivé de Magic Johnson en 79. Jabbar commence à se faire plus vieux, il travaille beaucoup sa musculature, toujours aussi fine et aiguisée grâce aux heures de fitness et d’arts martiaux pratiqués chaque jour ( il a même participé à un film avec Bruce Lee), Magic Johnson dit de lui qu’il est le plus bel athlète du moment.

C’est en 1984 qu’il dépasse le record de 31 420 points détenus jusque là par Wilt Chamberlain, il lui reste 5 ans de carrière.

Sous l’ère Magic-KAJ, qui dura 10 ans, les Lakers ont joué 8 fois la finale, et ont été 5 fois sacré champions. Pour Jabbar la plus significative restera la finale 85 contre les Celtics de Larry Bird et Robert Parish. KAJ a 38 ans, l’ensemble des observateurs le trouvent fatigué et ne donne pas cher de sa performance contre Parish, et en effet, lors du fameux « Memorial Day Massacre » le match 1 remporté par Boston 148 à 114, Jabbar finit le match à 12 points et 3 rebonds.

Durant les 2 jours entre les 2 matchs, Jabbar passe son temps à regarder les vidéos des Celtics, il fait des entraînements de marathonien, Riley lui demande de faire un break, Jabbar refuse, les lakers gagnent le match 30 points, 17 rebonds, 8 passes, 3 contres. Sur les 4 matchs victorieux conduisant les Lakers au titre, Jabbar rend des statistiques folles 30.2 points 11.3 rebonds, 6.5 passes, 2 contres, à 38 ans, et un titre de MVP des finals en poche.

En 87, Jabbar passe sous la barre des 10 points par match à 40 ans et pour la première fois de sa carrière, les Lakers sont quand même champion. En 89, Les Lakers atteignent une nouvelle fois la finale, mais sans Johnson et sans Scott, les Lakers sont défaits, durant son dernier match Jabbar aura inscrit 7 points et pris 3 rebonds.

C’est la fin d’une ère, avec la retraite de ce joueur qui a dominé le jeu pendant 20 ans. Malgré la domination de Jabbar, les années 70 ont livré d’autres intérieurs que l’Histoire n’a pas oubliée, Dave Cowens et Bob Lanier en tête. Et qq autres présntés dans le prochain numéro.

Dreams
Dreams
Niveau 10
08 janvier 2005 à 01:38:01

le plus bell article jusqu"ici...

des frissons partout...

et respect kareem...

ben-59
ben-59
Niveau 10
08 janvier 2005 à 14:15:44

quel joueur ce Jabbar ! et quel palmares, c´est incroyable il a gagné tout ce qui etait possible de gagner :ouch2:
maintenant on attend la suite :-p

basketeur12
basketeur12
Niveau 10
14 janvier 2005 à 17:52:52

Il est vraiment sympa ton topic, moi je suit la NBA que depuis 6 ans donc je connais pas grand chose du bon vieux temps, j´en apprends des tonnes c´est vraiment stylé :ok:

Critikeman
Critikeman
Niveau 10
14 janvier 2005 à 21:23:44

" moi je suit la NBA que depuis 6 ans donc je connais pas grand chose du bon vieux temps"
seulement? moi depuis 1an, donc tu peux parler...

n´empeche que c´est super bien expliquer, continue!

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