resume du match ! ( jai pas vu ce match dommage ! )
Mais toujours meurtris par la correction reçue, la veille, face à une furieuse Italie, les Etats-Unis se contentent désormais de peu. A la recherche d´un semblant de jeu collectif, ils espèrent avant tout se rassurer et cette petite victoire obtenue, face à une concurrence de plus en plus garce y participe évidemment, l´équipe américaine évitant ainsi que leur Training Tour ne tombe définitivement à l´eau à Cologne.
Pourtant si les Américains ont effectivement affichés quelques progrès –ils avaient de toute façon touché le fond face à la squadra azzura-, Larry Brown et Gregg Popovich ne risquent pas de se satisfaire de la production de leurs ouailles face à une formation allemande bien souvent unidimensionnelle et dressée sur ses ergots autour de l´omnipotent Dirk Nowitzki, meilleur marqueur, meilleur rebondeur, et meilleur passeur de son équipe avec respectivement 32 points à 13 sur 23, 12 rebonds et 3 passes.
Jefferson et Odom transparents
Et le Texan a d´ailleurs bien failli renforcer sont statut de Gott local. Car s´il a bien manqué à trente secondes de la fin du match, un lancer-franc des plus précieux, son tir primé inscrit à cinq secondes du buzzer avait bien des allures de synonyme de prolongation. Las, en bon capitaine qu´il est, Allen Iverson a magnifiquement tiré la couverture à soi. Evidemment en inscrivant, sur une jambe, du milieu du terrain et à la dernière seconde le panier de la victoire mais également en y allant, déjà, d´un tir primé à neuf mètres quelques instants auparavant afin de donner trois longueurs d´avance à une équipe américaine malmenée par ses hôtes d´un soir.
Avec 15 points, le meneur des Sixers a donc rendu une copie des plus honorables, à l´image de son pendant intérieur Tim Duncan, 19 points à 9 sur 15 et 9 rebonds au compteur, ou de Carmelo Anthony, bien précieux dans son rôle de fine gâchette, et auteur de 16 points en 21 minutes. Pour ce qui est des satisfactions individuelles, fermez le ban tant le reste de l´effectif américain a à nouveau versé dans le médiocre. Si LeBron James frise l´exemption de reproches avec seulement sept minutes de jeu à se mettre sous le pied, Richard Jefferson ( 5 points à 2 sur 4) et Lamar Odom ( 4 points à 2 sur 6) n´échappent guère aux critiques. Maladroits et sans imagination, les deux ailiers ont ainsi bien du mal à justifier leur présence dans le cinq de départ.
Et maintenant la Serbie
Mais plus que ces nouvelles déceptions individuelles, c´est bien le devenu traditionnel manque de jeu collectif qui a frappé. Incapable d´attaquer la zone adverse, les Américains se sont ainsi souvent contentés de faire tourner la balle à l´extérieur, refusant de prendre les tirs extérieurs ouverts et se montrant incapables de dynamiter la cuirasse germanique ou de pilonner à l´intérieur autour de Tim Duncan. Avec Marbury et Iverson à la baguette, meneurs scoreurs plus qu´organisateurs, sans artilleur extérieur patenté, les Américains payent évidemment les déséquilibres de la sélection.
Face aux Allemands, leur dimension athlétique et leur sérieux en défense ont néanmoins suffi, les Américains faisant la course en tête lors de la première période ( 44-40 à la pause) avant le réveil des locaux dans le troisième quart et un dernier acte particulièrement serré. Larry Brown se montrait satisfait des progrès entraperçus: " On a montré beaucoup de progrès par rapport à la nuit dernière, mais le chemin est encore long." Quant au héros de la soirée, AI souhaitait s´appuyer sur ce succès: " Il y a eu du mieux par rapport à hier. On doit se servir de cette victoire dans l´optique d´Athènes Tout le monde sera contre nous, c´était un bon test pour nous." Nul doute que le prochain face à la Serbie dans une Arena en feu à Belgrade sera d´une toute autre valeur...
ils sont mort le prochain !