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Liste des sujets

Topic des Tales of

benmanu
benmanu
Niveau 10
01 mars 2007 à 16:36:18

_[GuyCarlier]_

oui j´ai fait top, tod, toe, tos, tol et bientot tod2 et tor. viendront ensuite dans l´ordre tott, tota et le remake de tod sur ps2.

Nerdjaken

c´est une traduction certes, mais si on a vu la même, certains mots sont coupés par des symboles et lettres qui n´ont rien à faire là et qui parfois gachent la trad, c´est pas mal mais bon...

Sidoine
Sidoine
Niveau 10
01 mars 2007 à 16:46:23

C´est normal, c´est un fichier JIS. Ton ordi les lit-il ? (moi, j´ai du japonais et pas mes symboles).

benmanu
benmanu
Niveau 10
01 mars 2007 à 17:44:45

Sidoine

ben je le lis sur le site... après si ca les lit ou pas je sais pas...

Sidoine
Sidoine
Niveau 10
01 mars 2007 à 17:56:50

Je pense qu´il faut télécharger une police de caractère japonaise. Normalement, on te le propose lorsque tu vas sur un site japonais.

benmanu
benmanu
Niveau 10
01 mars 2007 à 18:06:30

Sidoine

ben j´ai jamais été sur un site jap, faut dire j´évite vu que... ben j´y comprends rien... lol

Sidoine
Sidoine
Niveau 10
01 mars 2007 à 18:08:53

:lol: Ok, c´était juste pour t´expliquer d´où venaient ces symboles.

benmanu
benmanu
Niveau 10
01 mars 2007 à 21:35:44

ils se finissent en combien d´heures rebirth, destiny 2 et tempest? j´ai fait 3 heures 30 à destiny 2, revu philia.

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 55
01 mars 2007 à 22:30:35

40 heures pour rebirth (sachant qu´il n´y a quasiment pas de quête annexe), et 20-25 pour tempest.

Carter16
Carter16
Niveau 10
01 mars 2007 à 22:56:29

TEMPEST en Jap, oui ou non? J´ai peur de passer à côté du jeu en Japoniais.

Carter16
Carter16
Niveau 10
01 mars 2007 à 22:59:52

Soit, enchaînons avec la seconde partie, qui correspond exactement à la migration vers les next-gen de l´époque. Le succès de la série ne se dément pas et les fans réclament de plus en plus une suite à Destiny, le plus apprécié jusque-là. Namco, dans sa grande mansuétude, décide de concrétiser cette doléance et lance donc, le 28 novembre 2002...

Tales of Destiny 2

L´histoire se déroule dans le même monde que celui de Tales of Destiny, vous l´aurez deviné. 18 ans après les exploits de Stahn et Rutee, vous faîtes la connaissance de leur fils, le dénommé Kyle. Ce dernier se fait attaquer par des ours (sic!) et tente de les terrasser, quand un vilain flash back arrive. Il nous montre un petit Kyle, brimé parce qu´il ne savait pas se défendre malgré le sang guerrier qui coulait sans veines. Déconcentré par ce rappel, notre héros est finalement sauvé par Loni, un ami. Malgré l´interdiction de sa mère, Kyle décide d´aller trouver une "lens géante", située dans des ruines, afin d´en récolter une manne financière importante. Et c´est là que l´histoire débute vraiment, Kyle faisant la rencontre de Reala, une magnifique jeune fille... Charmé, il décide de partir en voyage pour devenir un grand guerrier et égaler son père. Peut-être que la belle tombera amoureuse de lui...
L´introduction de l´histoire est donc assez laborieuse et installée par des péripéties à l´intérêt douteux, mais qu´importe puisque les premières heures sont les seules vraiment poussives. L´intrigue prend des proportions importantes par la suite, entre voyages temporelles et mauvaises rencontres. La galerie de personnages est très étoffée et certains protagonistes de Tales of Destiny ont même le bon goût de réapparaître, c´est le cas de Philia ou Roodwow entre autres. Donc l´histoire est véritablement agréable et se laisse suivre, c´est le principal.

Tales of Destiny 2 profite du passage à la 128 bits pour s´orner d´une toute nouvelle 2D. Le résultat est saisissant, avec des villes vastes et magnifiques, pleines de détails qui font la différence, aux tons pastels et chaleureux. En combat, c´est la même. Une véritable explosion d´effets graphiques, du simple slash à "l´indignation" le plus lourd. C´est d´autant plus notables lors des Hi-Ougi, longues séquences où le personnage défonce littéralement l´adversaire dans une myriades d´assauts tous plus classes les uns que les autres. C´est absolument démesuré, les animations sont excellentes et rien ne rame. Bref à ce niveau là c´est la perfection. Seulement... Lorsque vous sortez d´un donjon, vous avez le malheur de constater que la carte du monde est elle aussi très typée "Tales of", c´est à dire faite d´une 3D immonde et grossière. On sent qu´ils n´ont pas voulu se casser la tête, sûrement pour se consacrer aux phases de jeu en elles-mêmes mais bon... Rien de grave cependant surtout que le gameplay est véritablement COLLECTOR.

Transition toute trouvée, parlons des batailles, l´intérêt de la série. Ici, c´est une véritable tonne de petites améliorations, qui rendent les assauts plus réalistes et techniques. Innovation des innovations, la barre de SP. Elle conditionne la victoire ou la défaite et doit être parfaitement maîtrisée pour ne pas que les combats tournent court. Plus vous attaquez (magie, techniques, enfin tout) plus elle baisse et une fois arrivée à zéro, le personnage qui en dépend deviendra inutile, enchaînant les petits dégâts. Encore un apport tactique dans un système souvent décrié, décrit comme trop bourrin à tort si vous voulez mon avis. Cette barre remonte lorsque vous marchez où utilisez un objet prévu à cet effet.
Le "Spirits Blaster Mode" fait son apparition dans cet opus. C´est en gros un mode "berserk" où les personnages sont invulnérables et capables de sortir des coups spéciaux et invocations à la pelle. Autant dire que c´est assez réduit dans le temps, faut pas abuser.
Après, il y a quelques détails comme la garde, l’esquive en arrière (qui consomme des SP), la lancée de l’ennemi (consommation de SP aussi), le saut et la protection puissante (garde avec une sorte d’halo énergétique, qui consomme également des SP). Lors de vos estocades, vous pourrez réaliser un Critical (qui arrive au hasard, avec une augmentation des dégâts et une récupération de TP et de SP), un Weapon Spark (quand 2 adversaires croisent le fer en même temps, ils sont paralysés), le Guard Break (destruction de la garde liée à l´encaissement de trop de coups) et le Guard Strike (si vous avez suffisamment de SP alors que vous vous protégez, vous pouvez en sacrifier pour lancer une contre-attaque). A la fin des combats, les mentions sont introduites : Technical Smash (si vous tuez un ennemi dans certaines conditions), qui peut avoir une influence sur les points de Grade (première apparition dans la série) ; xBuster, où x correspond au nombre maximum d’ennemis abattus à la suite très rapidement ; xChain, (x) = nombre de coups successifs maximum portés à un ennemi ; No Damage, c´est clair; Triangle, si vous avez utilisé au moins 3 variantes de coups normaux ; et pour finir, Aerial, si vous avez achevé un ennemi dans les airs.
Pour l´évolution technique des personnages, tout se fait sur un graphique que vous orienterez selon votre manière de vous battre.

Musicalement, c´est sympathique, très ambiant. Comme à chaque fois, c´est un faible Sakuraba qui officie et Tamura tant mal qu´horriblement de sauver les meubles. Rien de marquant. La durée de vie est aux alentours de 40 heures pour les rapides, honorable pour un RPG. Au moins, aucune chance d´être lassé, je vise par là un autre opus, The Abyss...
Au rayons des défauts, ça ne se bouscule pas. On pourra reprocher un déroulement classique, des musiques moyennes mais c´est à peu près tout, preuve que le jeu est de qualité.
So, Tales of Destiny 2 est un excellent jeu, aimé au point d´être remaké avec grand succès sur PSP. Si vous aimez la recette éprouvée de la série, ne passez pas à côté de ce monument malheureusement resté sur les étals Japonais. Espérons que celui sur Playstation Portable franchira les frontières des USA et POURQUOI PAS de l´Europe.

Passons désormais au mal-aimé des pros, mais à la référence de néophytes:

Tales of Symphonia

Tales of Symphonia est en quelque sorte une délivrance pour les amateurs de RPGs jouant sur Cube. C´est le premier épisode qui nous parvient, merci Nintendaube, traduit intégralement en Français qui plus est. L´occasion à nous, les ignorants du RPG comme Namco cherchait à nous le faire comprendre en n´éditant pas sa série en Europe, de se familiariser avec un univers et une manière de jouer particuliers. Tales of Symphonia n´est pas le meilleur de la série mais bien le plus agréable sur la longueur.

Lloyd est un jeune rêveur un peu extraverti. Il manie bien la lame et la bêtise, preuve en est son horrible coupe de cheveux. Un jour, son ami Colette sent que le jour de son départ approche. Elle est l´élue qui doit régénérer le monde, en perte constante de mana. Elle se rend donc sur les lieux de son inquiétude et rencontre des Desians, des êtres antagonistes aux humains, disposant d´une technologie et culture supérieure à la normale. Ils cherchent à s´emparer d´elle pour l´empêcher d´accomplir son dessein et pourquoi pas, lui en donner un nouveau. Elle est sauvée par Kratos, un mercenaire qui énerve bien la fibre héroïque de Lloyd, se voyant déjà en sauveteur de son amie. C´est ainsi que notre troupe se voit contrainte de démarrer un voyage pour sauver le monde, la veuve et l´orphelin.
Ce qui suit n´est que mon avis et Dieu sait si je sais ce que vous en pensez. Durant ma partie, j´ai littéralement été captivé par un scénario, certes classique, mais rondement bien mené. La première grosse révélation arrive rapidement et m´a scotché sur place tellement je ne m´en doutais pas. Elle est en plus absolue puisqu´elle introduit le personnage le plus intéressant du jeu, en vous l´opposant et vous infligeant une défaite cuisante. Tout est bouleversé, bref j´ai été agréablement surpris. Suite à cela, les véritables intentions de tout cela sont dévoilées et l´histoire prend des proportions incroyables. On retrouve une thématique du racisme chère aux Tales of, avec l´histoire de Desians et des Elfes, deux peuples qui se haïssent malgré leur ressemblance. On reparle aussi des deux mondes miroirs et leur équilibre, symbolisé par le mana. Bref, il y a des tas de choses développés, dont un méchant très intéressant et des personnages vraiment sympathiques à part Colette. Néanmoins, l´intrigue se voir reprocher sa niaiserie exubérante. Oui l´élue est vraiment cul-cul la praline, tout le monde il est gentil etc... Mais à part ça? Il n´y a vraiment pas grand chose qui prête à sourire, certaines histoires tragiques sont rondement bien menées, je pense à l´histoire de Regal et Presea (installée progressivement dans la trame par les dialogues). On peut par contre reprocher certains twists absolument attendus, ou des sacrifices qui n´en sont pas. Mais que diable est-ce face au plaisir de jeu? Pas grand chose.

Tales of Symphonia est beau. Profitant du cell-shading, le jeu arbore une esthétique mignonne, "kawai", au service de personnages dans leur jeune âge. Ainsi, on nous dépeint un monde coloré et accueillant, dans lequel il est plaisant d´évoluer. On ne se prend jamais la tête dans Symphonia et ce choix est conforté à tous les niveaux.
Le character design de Kôsuke Fujishima, auteur d’Ah my Goddess! , est correct sans plus, avec quelques petites réussites comme Yggdrasil ou Regal et quelques ratés comme Colette. Néanmoins, sa retranscription dans le jeu est excellente et rattrape un peu le classicisme du travail. Enfin le principal défaut est, comme à l´accoutumée, une carte du monde grossière et laide mais il fallait s´y attendre.

Concernant le système de combat, pas de révolution. Ils se déroulent toujours sur une ligne, sont ultra dynamiques et tactiques et procurent un fun immédiat. On notera l´apparition d´une barre permettant de faire des coups spéciaux et surtout d´un mode multi-joueurs excellent qui permet désormais de suivre cette aventure entre potes. Peu de jeux le font avec talent, c´est à souligner.

Motoi Sakuraba et Shinji Tamura livrent ici un travail très correct, très synchro avec l´ambiance. ToS voit l´émergence de merveilles Sakucacbiennes en les personnes de Fatalize et Last Battle, véritables hymnes au combat. Son acolyte réalise quelques thèmes sympathiques, très latinos, de quoi passer un bon moment. Par contre, c´est quoi ce synthé de merde? On dirait des sons Playskool 84, c´est affreux. Alors certes, c´est étonnant mais je reste persuadé que certaines musiques auraient gagné à êtres "classicisées".
Niveau durée de vie, là c´est de l´excellent niveau puisque 60 heures servent à parcourir l´aventure principale, comptez une dizaine d´heures en plus pour finir les quêtes annexes et des dizaines et dizaines d´autres pour exploiter à fond les persos.

Bref, Tales of Symphonia est pour moi un excellent jeu, un RPG qui se fait avec plaisir et qui n´endort jamais le joueur par des fioritures inutiles. Clairement pas le type métaphysique qui vous prend la tête à ne plus en dormir la nuit, bien que quelques thèmes soient assez intéressants, et ça tombe bien puisque ce n´est pas ce qu´on lui demande. Ses bons scores par rapport à une Game Cube en perte de vitesse lui ont valu adaptation en demi-teinte sur PS2. Bref un excellent opus.

Tales of Rebirth

Là, petite exception puisque CK9 devrait vous en parler demain. Sûrement mieux que moi, qui attends toujours mon jeu en provenance de Play Asia.

Carter16
Carter16
Niveau 10
01 mars 2007 à 23:00:25

Tales of Legendia

Nous découvrons notre héros, Senel Coolidge, alors que celui-ci navigue en pleine mer avec sa sœur Shirley. Leur situation n´a rien d´enviable car leur frêle embarcation est prise au beau milieu d´un orage profitable aux bestioles les plus belliqueuses. Après de multiples assauts de monstres, ils échouent sur une île immense nommée "Legacy". Un homme appelé Will les découvre sur la plage et leur indique le chemin à suivre pour rejoindre une source d´eau "pure", afin que Shirley reprenne conscience. En effet, elle ne supporte pas le contact avec l´eau de mer et doit immédiatement se ressourcer dans celle qui est douce. La capacité de la jeune femme à respirer sous l´eau et ses cheveux luminescents intriguent beaucoup Will. Et il semblerait qu´il ne soit pas le seul à s´intéresser aux dons de Shirley. À peine Senel eut-il tourné le dos qu´un étrange personnage enlève sa sœur. Il va donc partir en croisade pour la sauver, un périple riche de rencontres et de révélations. Qui est donc Shirley et quel est son secret ? Tel est le mystère que vous éluciderez en suivant Senel et ses amis.

Attention, voici l´ovni de la série! Ici, pas de multiples mondes, pas de racisme vu d´un œil naïf, pas d´esprits originels, le jeu ne reprend quasiment aucune recette de la saga. Dans son monde, le Legacy, Legendia crée sa propre mythologie à base de Ferines et de Nerifes, et son identité si marquée. Le déroulement de l´histoire est intense et passionnant, toujours relancé par d´excellentes trouvailles. L´humour est omniprésent et a le mérite de toujours frapper où il faut, de manière à vous rendre ridicule devant l´écran. Et oui, glapir comme ça, c´est pas de plus communs. Et qui dit humour cinglant dit personnages géniaux. Alors là, c´est carrément le tir parfait. Une brochette de personnages complémentaires, énigmatiques, intelligents, loquaces et autres superlatifs à deux balles... Le doublage US fait des merveilles et nous livre une Norma irrésistible, un Senel révolté et un Jay absolument trouble. Quel plaisir d´évoluer avec de si bons protagonistes dans un scénario aussi bon!
On peut tout de même nourrir quelques regrets au niveau de la durée de vie de la quête principale, oscillant autour de 30 heures. Enfin ce serait dommage si Legendia ne proposait une vaste aventure annexe de près de 20 heures, pour partir à la découverte de la psychologie et du passé des personnages. Absolument excellent mais pas doublé. Et oui, coupe de budget, toussa.

La 3D de ToL a des allures de 2D. Les tons pastel et enjôlés profitent d´un level design enchanteur et inspiré, qui fait de Legendia un émerveillement constant. C´est pour moi l´apogée de ce que l´on appelle "aventure", une découverte d´un univers mystérieux et fantastique, avec des persos jamais chiants et surtout courageux. La SD employée sur les personnages leur donne un autre cachet que celui du design original, très étrange mais superbe. Sûrement pour renforcer le côté RPG à l´ancienne et on ne peut pas leur en vouloir.
La carte du monde n´est, pour une fois, pas immonde mais c´est toujours pas la panacée. Pourtant on passe pas mal de temps dessus, il serait bon que Namco se casse la tête.

Le système de combat est le seul véritable défaut du soft. Il constitue la principale régression par rapport aux opus précédents. On peut le rapprocher à un Street Fighter premier du nom, un jeu de baston bien bourrin et pas si technique en comparaison avec les suites qu´il va engranger. On passe sont temps à frapper, frapper, balancer de temps à autre une technique spéciale mais sans vraiment de variété. Les combos sont sommaires et linéaires, on ne peut pas se déplacer dans l´espace, il est impossible pour un ami d´y prendre part et les batailles sont très faciles. Mais pas d´inquiétude, le tout reste fun et l´apparition des choppes permet de faire face aux ennemis plus terriens.

LES MUSIQUES. LOL. C´est la peine d´en parler? Non je pense pas, mais en fait je pense. Je crois que c´est le plus beau truc que j´ai jamais entendu ^_^. Une multitude d´ambiances, des partitions longues et grandioses, une instrumentalisation foisonnante (l´écoute au casque est conseillée) des sonorités exotiques... C´est trop de variété pour un seul jeu. The birds Chips, I sing est une chanson et pourtant elle vous accompagne dans un chatoyant donjon. Le thème du combat final est aussi très surprenant et ne correspond en rien aux canons du genre. A côté de cela, Enemy Attack accompagne parfaitement les climax et March vous suit... pratiquement tout le temps. Bref, c´est une OST qui n´a pas des centaines de morceaux mais donc la cinquantaine est exceptionnelle. ECOUTEZ.

Donc voilà, Tales of Legendia c´est de la bomba bébé, mon préféré, et tu vas l´acheter à 26 euros sur videogamesplus.ca . C´est aussi simple que cela. Et si tu aimes, tu auras peut-être de voir sa suite, Swords of Legendia, arriver sur Wii. Si ce n’est pas la classe ça.

Tales of the Abyss

Abyss est le dernier né de la série, du moins le dernier inédit en date. Il nous conte l´histoire de Luke, jeune neveu de la fille du roi et membre de la cour du château de Baticul. Il ne peut d´ailleurs pas en sortir, suite à son enlèvement diplomatique perpétré par l´empire Malkuthien, il y a 7 ans de cela. Fait étrange, il n´a plus aucun souvenir de cet événement, pas même de ce qui l´a précédé. Pour égayer son morne quotidien, il n´a bien que les leçons d´épée avec son maître, Van Grants, chef des 6 généraux divins. Le jour où celui-ci lui annonce qu´il va partir dans une longue mission loin d´ici, Luke est bien entendu désespéré. Mêmes les visites de son ami Guy ne pourront le sauver de l´ennui qui le guette. Avant de partir, Van lui accorde une dernière leçon, malheureusement coupée par l´apparition d’un mystérieux intrus. Une jeune femme s´élance sur Van tente de le poignarder et puis... Rien. Lorsque Luke se réveille, il est en compagnie de cette étrange dame, dans un lieu qui lui est inconnu. Furieux d´être entrainé avec une inconnue dans un monde qu´il ne connaît pas, Luke décide tant bien que mal de faire marcher ses jambes pour revenir dans son manoir. Un hic cependant, ils sont sur un territoire de l´Empire de Malkuth, l´ennemi supposé de Baticul. Démarre un long périple à la recherche d´un passé volé, pour la sauvegarde d´un monde authentique et humain.

Ce maigre résumé ne révèle strictement rien de la pierre angulaire du jeu. Je cherche avant tout à vous garder la surprise intacte, cependant sachez qu´il est question de prophéties et autres histoires mystiques sordides. Leur traitement est clairement différent des autres Tales of et est globalement intéressant. Il montre des gens asservis par une destinée écrite par Yulia, ne pouvant s´en détacher même pour les tâches les plus simples. A partir de ce postulat, l´intrigue va construire petit à petit un monde quasiment mort, où l´audace n´est plus. Le scénario est donc globalement très intéressant en lui-même, passionnant si ce n´est...

...des travers vraiment énormes. Dans ce jeu, TOUS les personnages ont un lourd passé, de la servante à l´employé de bureau, à tel point que ça en devient prévisible et invraisemblable. Ces mêmes protagonistes qui sont, au début, véritablement antipathiques. Luke est une teigne, désagréable au possible et complaisant dès qu´il le peut. Tear est sympathique avec lui quand il horrible, mais bizarrement froide quand il traverse des moments de répit. Jade est narcissique et parle à demis mots, Anise n´est pas drôle, Natalia n´est pas très utile, enfin je vais pas vous faire un dessin. Ils évoluent, mais ça n´efface en rien l´agacement provoqué au début.
Tales of the Abyss essaie de créer des rebondissements mais ils retombent comme un soufflet tant ils sont desservis par une mise en scène passable et englués dans un marasme de dialogues lourdingues. Et oui car Abyss, comme un grand, cherche à se construire un vocabulaire qui lui est propre, avec des tas de termes tous plein savants trop durs parce que ça fait staïle, tu vois. Alors, des Fonstone, Fonbelt, Seventh Fonon, Planet Storm, Fonon Stone, Fon Storm,, y´en a la pelle. Ces mots se ressemblent tellement qu´on finit par s´embrouiller et ne plus comprendre le fin mot d´une intrigue très ambitieuse. C´est vraiment dommage.
On peut aussi regretter une longueur au niveau de la 35 ème heure, avec un même schéma répété jusqu´à l´usure. Pire que les esprits originels, les Gate qui obligent à revisiter les mêmes donjons dans des tons de couleur différents, génial! Bref. Pour information, la finition du soft est exemplaire puisque on peut jouer jusqu´à 130 heures et toujours trouver une chose à faire. Il est donc vraiment très long, genre 70 heures la quête principale. Rare et appréciable quand même.

MAIS CE SYSTEME DE COMBAT. Pfiou quelle tuerie, je crois que c´est le meilleur tous RPGs confondus. Tales of the Abyss ne se déroule pas sur une ligne mais apporte le relief à ses combats, par l´intermédiaire du Free Walk, permettant de se déplacer dans toute une arène de combat. On peut donc esquiver les attaques sur le côté, aller se poser au fond pour récupérer d´un saut précipité ou encore lancer un sort dévastateur. Génial. Les combos prennent ici de l´épaisseur, avec un enchainement principal qui peut aller jusqu´à 6 coups et je ne parle pas des tas de variations qu´apportent les techniques spéciales (une quarantaine par persos). On peut propulser un ennemi en l´air, le latter dans les cieux puis le propulser dans les abysses une fois qu´il est retombé. Un système hybride, la parfaite alchimie entre jeu de baston et RPG.
D´autres venues sont à noter. Les AD Skills sont des petites techniques effectives, qui permettent de gagner des galds dans certaines conditions, d´augmenter la longueur du combo ou encore de rallonger les PV. Il ya une multitude d´AD skills et tous les trouver vous prendra un temps fou. On peut aussi choisir l´orientation tactique de son perso, déterminer s´il sera plus "fonon attack" ou "fonon guard" avec des sphères à équiper, on peut apporter des effets aux techniques avec des objets de couleurs et visées différentes. Bref. Un gameplay d´une profondeur incroyable.

Parlons des musiques, globalement sympathiques et parfois indigentes. Une OST vraiment pas fantastique, très ambiant de bas niveau et avec seulement 3-4 tueries. Il n´est pas rare de se retrouver avec trois percussions en guise de musique de ville, ou de 4 notes de violon pour un donjon. Bref, paresseux le Sakucac. On peut quand même lui pardonner car les trois ziks de combats aléatoires sont rythmés et entrainantes, tout autant que l´atmosphère de Baticul est envoutante (une de ses plus grandes réussites).Bizarrement Tamura s´en sort mieux avec un magnifique hymne aquatique pour Grand Chokmah et quelques samples efficaces. Rien de bien extra donc.
Graphiquement, c´est bon, avec un style classique mais qui s´en sort avec les honneurs. On retiendra quelques plans magnifiques comme celui du manoir de maire de Chesedonia, ou encore la vue d´une Baticul gigantesque au loin. On peut aussi tirer un coup de chapeau aux cut-scènes, qui montrent les personnages faisant des grimaces plus mangas que nature. Une véritable réussite au niveau de l´expressivité, et pour ne rien gâcher le doublage US est dans le ton, irréprochable.

Donc Tales of the Abyss est un excellent RPG, celui qui est le plus propre à plaire aux non-fans de la série. Plus conventionnel et ambitieux, il est en contrepartie moins sympathique et demande un investissement plus poussé pour s´y immerger. Cette condition tenue, il devient un RPG indispensable.

Ainsi s´achève le dossier sur les jeux en eux-mêmes. Reste le texte de Ck9 mais il ne devrait pas tarder. Je compte encore faire un tout petit post pour parler des thèmes récurrents ainsi que des éléments similaires aux Tales of. Merci de m´avoir lu.

benmanu
benmanu
Niveau 10
01 mars 2007 à 23:46:56

bon finalement

il me reste à avoir:
abyss (ps2 us)
tempest (ds jap)
destiny ps2 (ps2 jap)

je sais pas pourquoi mais niveau design et combat, j´accroche moins à tod2 qu´aux autres de la série, j´ai fait 4 heures, quitté la ville où habite lilith aileron... rebirth je m´y suis à peine mis.

je vais pas racheter les tales que j´ai déja fini, et après avoir fini les tales jap... je sais pas... (sauf destiny puisqu´il pourrait être en russe sous titré grec ancien que je m´en foutrais un peu, je connais la version ps1 et donc le remake à peu de choses près)... franchement j´accroche moins aux tales 2d ps2 que les autres tales 2d... peut être parce que la 2d je trouve que c´est dépassé depuis la ps1 sans doute, et que tod2 a mal vieilli...

Sidoine
Sidoine
Niveau 10
02 mars 2007 à 09:04:11

Ah que non ! Je suis ébloui par la beauté du monde 2D de Tales of Destiny 2. Certes, les combats sont dépaysants, mais on s´y fait.

Destiny 2 :d) 40 heures de jeu
Tempest :d) 10 heures de jeu pour la quête principale

Carter :d) Je lis. ^^

Sidoine
Sidoine
Niveau 10
02 mars 2007 à 09:16:17

Carter :d) Bravo. Et, au fait, pourquoi as-tu fait ce dossier ? Pour le fun ?

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 55
02 mars 2007 à 09:42:27

10 heures pour tempest?? T´as du vraiment foncer, j´en ai deux fois plus...

Et pour carter gromff...

"Dans ce jeu, TOUS les personnages ont un lourd passé, de la servante à l´employé de bureau, à tel point que ça en devient prévisible et invraisemblable"

Ben dans xenogears aussi. En plus Abyss est juste un peu une histoire de guerre avec un parti pris dark, c´est pas l´histoire du pique nique des teletubbies avec les bisounours hein! Sinon t´as raison, continue à faire comme si Abyss était l´épisode avec le plus de lourdeurs alors que c´est au contraire celui où le scenar est le mieux réparti sur l´ensemble de la durée de vie, et pas sur 3-4 moments comme le reste de la série. Et t´as raison de pas mentionner que c´est un des seuls épisodes où on n´a pas la quête overchiante à la longue des espris élémentaires, certaines mauvaises langues pourraient t´accuser d´être subjectif^^

Sidoine
Sidoine
Niveau 10
02 mars 2007 à 09:45:41

On est trois sur KoT à l´avoir terminer en 10-15 heures (quête principale, je précise).

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 55
02 mars 2007 à 09:45:58

Et quand on parle de mauvaise foi...

"Dans son monde, le Legacy, Legendia crée sa propre mythologie à base de Ferines et de Nerifes, et son identité si marquée"

"Abyss, comme un grand, cherche à se construire un vocabulaire qui lui est propre, avec des tas de termes tous plein savants trop durs parce que ça fait staïle, tu vois. Alors, des Fonstone, Fonbelt, Seventh Fonon, Planet Storm, Fonon Stone, Fon Storm,, y´en a la pelle"

Attends que je finisse legendia toi, parceque niveau terme techniques qui font tapisserie y a déjà beaucoup à dire :D

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 55
02 mars 2007 à 09:52:13

Sidoine : oui c´est ce que la plupart disent mais c´ets quand même bizarre, surtout que je n´ai même pas cherché à explorer toute la carte...enfin.

Sidoine
Sidoine
Niveau 10
02 mars 2007 à 09:55:41

Que ce soit 10 ou 20, c´est médiocre. :(

Tu as fini ToD 2 ?

Nerdjaken
Nerdjaken
Niveau 55
02 mars 2007 à 09:59:56

Moi? Je n´y ai jamais joué, ce serait chiant de rater le scenario vu qu´il n´y a aucune traduction intégrale...sinon c´est clair que tempest est trop court, de toute façon il ne vaut que parceque c´ets un des rares RPG sur DS mais il ne tient pas la comparaison avec n´importe quel épisode console!

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