Chapitre 5 : La contamination.
Après son combat avec Michel, dont il fut haut la main vainqueur, Likou se dépêcha de rejoindre les autres au fond du bar. De nombreux coups de feu se firent entendre, que s’y passait-il ? Selehn finit sa course, quand il vit par terre de très longues traînées de sang.
« Que se passe-t-il ici ? Pourquoi est-ce que j’ai entendu plein de coups de feu ? posa l’étonné.
- Tu n’as qu’à regarder la porte puis par la fenêtre, répondit le gérant.
Ce qu’il fit. La porte était terriblement abîmée, comme si on l’avait défoncée à coups de tête, il y avait aussi des traces de sang plein la face. Derrière la fenêtre, on voyait des personnes, toutes pâles, en train de taper la porte avec les mains. Qu’est-ce qu’ils essayaient de faire ? Ouvrir bien entendu… Mais pourquoi ils ne prenaient pas la barre de fer ou une tuile du toit, vu qu’ils étaient partout ? Tant de questions et mystères…
« Que devons-nous faire ? Il est environ 6 :30 PM… nous les observons faire déjà depuis une demi-heure, constata Likou.
- Il faut agir ! coupa Guyane.
- Tu as un plan, peut-être ?
- Il suffit de viser la tête, avec un peu de chance la cervelle sera touchée, donc ils ne pourront plus se relever.
- T’as appris ça où, toi ?
- Dans les encyclopédies que j’ai dû apprendre pour mes exams à l’université… Qu’importe, maintenant il faut se mettre d’accord, à quelle heure allons-nous sortir ? Et comment ?
- Dans vingt minutes, on ouvrira la porte et on tirera dans la tête des monstres, quand ils seront en plus petit nombre, nous fuiront chez moi, nous serons en sécurité puis nous partirons à l’aube pour la ville voisine, proposa le gérant.
- D’accord, mais pourquoi chez vous ? Et pourquoi à la ville voisine ? On fait quoi s’ils sont toujours aussi nombreux après ? demanda Guyane, très méfiant.
- Ma villa est assez isolée, elle se trouve près de la frontière.
- D’accord, si on n’a pas le choix... En attendant préparons-nous à l’opération. »
Vingt minutes passèrent, très lentement…
« On y va ! s’exclama le gérant, dont on ne connaît toujours pas le nom. »
Il ouvrit la porte, un monstre entra, une balle dans la tête, « mort » pour de bon. Un deuxième entra, même chose. Il en vint de plus en plus, cela devint très dur à gérer, surtout qu’ils avaient totalement cassé la porte, les fenêtres - pourtant à double-vitrage -, donc ils entraient de partout, absolument partout.
« Putain, ça devient beaucoup trop dur ! Débarrassons la sortie et sortons ! On doit faire tout sauter, donnez-moi la grenade sur la table ! » Ordonna le barman.
Un monstre le mordit au bras quand il allait jeter la petite bombe.
« Saloperie ! Tu vas payer pour ça, enflure ! »
Il tira trois balles dans la tête, il ne sut pas tirer une quatrième, le chargeur étant vide.
Tout le bar explosa en un coup, il ne restait rien.
Les quatre survivants, Likou, David, le mystérieux gérant et Ben s’enfuirent dans la forêt…
Au bout d’une heure de marche, le soleil commençait à se coucher, doucement, lentement… La forêt n’était toujours pas traversée, si dense soit-elle.
Il est maintenant 8 :30 PM, la forêt avait enfin une limite, plus que quelques mètres à franchir…
Enfin sortis de la grande étendue d’arbres et herbes, ils virent une maison, éloignée de tout, éloignée de tout danger, de toute civilisation, la campagne quoi.
« Nous y voilà… ».
L’homme du bar sortit une clé de sa poche, quand soudain il se plaignit d’une affreuse douleur dans le bras.
Likou prit la clé, la mit dans la serrure et la tourna. On entendit comme des bruits de pas se rapprochant… Il défonça la porte, au cas où il y avait un monstre derrière la porte, quand une femme surgit, poêle à la main et couteaux de cuisine sur son tablier de cuisine, enduit de sang frais.
« Te voilà enfin, Rodrigo ! Ca fait trois semaines qu’on t’a plus vu à la maison, moi et Sophia ! Comment vas-tu… euh ? »
Ce fut malencontreusement Likou qui se prit le coup en pleine figure.
La femme s’excusa longuement, puis vit son mari allongé au sol, tordu par la douleur.
« Que s’est-il passé ici ? Pourquoi est-il allongé et agonisant ? demanda la femme.
On s’est fait attaquer dans son bar, nous vous expliquerons plus tard ! Allez chercher une seringue, du désinfectant et de l’eau ! Dépêchez-vous par l’amour du ciel ! »
Ce qu’elle fit, promptement. Elle revint avec une trousse de secours entière qu’elle ouvrit.
« Est-ce que ça suffira ?
- Qu’est-ce qu’il y a dedans ?
- Des bandages, du spray mercurochrome, un désinfectant alcoolisé à 90 degrés, un peu d’herbe à moudre pour les petites blessures, de l’aspirine et autres médicaments, une seringue pour les injections et enfin de l’eau pour faire passer les médicaments et pour se réhydrater.
- Parfait, c’est assez pour 6 j’espère. Est-ce que vous pouvez le soigner ? Il s’est fait mordre…
- Portons-le d’abord en lieu sûr, à l’intérieur, ça lui évitera aussi des maladies qu’il pourrait attraper sur le sol. »
Rodrigo était drôlement lourd… Pas étonnant qu’il ait des bras si épais, il devait faire au moins 120 kilogrammes.
Lorsqu’il fut porté dans la salle de bain, endroit le plus sûr, on eut vu comme une plaie qui n’aurait pas coagulé en deux heures…
« On lui fait quoi ? Sa plaie est très bizarre… Tiens, il se met aussi à baver, il sombrera sans doute dans l’inconscience d’ici peu… s’inquiéta Likou.
- Je vais lui injecter du désinfectant dans la veine où il y a sa plaie, le rassura-elle.»
Il tomba inconscient, par une mauvaise réaction soit à la morsure, soit à l’injection, vu que c’était un désinfectant alcoolisé. Quoi qu’il en soit, il ne réagira pas au traitement.
« Désinfectons à l’alcool 90 degrés, pour que ça ne saigne plus, maintenant le bandage pour éviter tout contact de l’air avec la plaie.
- Il est hors de danger, j’espère ? posa Likou
- Sa vie est hors de danger maintenant, il faudra qu’il se repose un moment par contre… J’espère que ce n’est qu’une mauvaise grippe et pas une contamination au virus-T, dit la femme de Rodrigo.
- Virus-T !? D’où connaissez-vous ce nom ? demanda Guyane, comme nerveux.
- Je suis une ancienne chimiste d’Umbrella, ce virus est en fabrication depuis quelque temps, j’ai démissionné quand j’ai appris ce qu’Umbrella comptait en faire.
- Donc si je comprends bien, je disais vrai quand je disais…
- Tiens tu voulais dire quelque chose depuis là tantôt, coupa Ben.
- Oui, j’ai essayé de le dire au moins trois fois. Ce virus transforme les gens contaminés en zombies, le virus se transmet par le sang et par morsure, donc il se peut que Rodrigo soit contaminé par ce fameux virus destructeur…
- Il existe un remède, j’espère ?
- Probablement… mais il faut le trouver, et je doute qu’il ne rende l’âme avant qu’on l’ait… »
Après une longue discussion, ils s’en allèrent manger un bout, faire des provisions avant de partir quand soudain, ils entendirent un cri très aigu, venant de l’étage…
« C’est Sophia, pas de doute ! Prononça la mère de famille. »
Ils se hâtèrent à l’étage. Rodrigo ne s’était pas levé, mais la petite fille de 13 ans devait être effrayée de voir son père allongé, à baver.
Ils redescendirent les escaliers. Quelqu’un frappait à la porte, quand soudain un orage se leva.
« Je vais voir… dit Likou, suspicieux. »
Un homme qui semblait normal, on ne voyait rien dans l’obscurité. Il ne bougeait pas. Un éclair surgit tout à coup, éclairant son visage entièrement pâle. Selehn hurla d’effroi, prit son couteau dentelé et l’égorgea, répandant du sang dans tout le hall.
« Non ! C’était le frère de Rodrigo ! Pourquoi tu l’as tué ?! S’énerva la belle-sœur de feu le visiteur.
- Je ne savais pas !! Répondit l’assassin.
- Regardez sa gorge… Une morsure telle que celle de Rodrigo, il était contaminé, lui, la pluie a dû lui donner de la fièvre et accéléré la contamination. Tu as bien fait. Réagit Guyane.
- Non… Pas toi… Pas Rodrigez… »
Un bruit venant des escaliers retentit, sans doute Rodrigo s’était réveillé…
Voilà
Tiens, si j'ai pas précisé, ce "michel", je le connais IRL, c'est un... truc de ma classe. Heureusement, il ne le sera plus jamais.
