Chapitre 2 : Trahison
Tyson se réveilla, en sueur, dans un immense conteneur en verre. Branché sur de nombreux appareils, il regarda, effaré, son entourage. D’autres conteneurs du genre, mais vide pour la plupart. Dans certains, des animaux…
La salle était remplie d’ordinateur, de comptoirs pleins d’éprouvettes et de cadavres attendant une destination. C’est alors que trois techniciens ainsi que son père lui-même vinrent près des ordinateurs et des machines.
«Albert… Qu’est-ce que je fais ici ? Questionna l’adolescent.
-Tu vas devenir mon projet T-Omega, répondit avec indifférence le père.
-Mais, pourquoi ? Pourquoi me fais-tu ça ? POURQUOI TU TRAHIS LA MÉMOIRE DE MAMAN ? ELLE NE VOULAIT PAS ÇA POUR MOI ! Commença à hurler Tyson.
-C’est pourquoi je l’ai tué ! Fit mr. Wesker avec haine.»
Ébahi, l’adolescent cessa de crier et dit : «Qu’as… tu… fait ?
-J’ai tué ta mère, tout simplement ! Répondit Albert. Est-ce un si gros crime ?
-ESPÈCE DE SALAUD ! SALE TRAÎTRE ! Hurla l’adolescent.
-Commencez ! Ordonna mr. Wesker.»
Une décharge électrique hallucinante s’empara de l’adolescent qui hurla de douleur, les larmes aux yeux. Quelque chose de pointu s’enfonça alors dans son dos et une intense sensation de brûlure se fit sentir. Criant à l’aide, les scientifiques continuaient leur sombre besogne. Deux autres sensations du genre furent ressentit dans ses omoplates, mais avec l’étrange impression que sa peau se déchirait.
Wesker s’en alla et entendit de son fils qui hurlait de douleur et d’agonie : «TU ME LE PAIERAS ! JE LE JURE SUR LA TOMBE DE MA DÉFUNTE MÈRE ! TU ME LE PAIERAS !»
Albert n’en fit aucune considération et partie, laissant les scientifiques continués. Tyson s’évanouit sous les douleurs répétées.
Il se réveilla quelques heures plus tard et un miroir se trouvait devant lui. Il fut horrifié de voir ce qu’il était devenu. Trois têtes lui avaient poussés, une de chaque côté de sa tête et une dans son dos, des têtes possiblement de loup, où autre animal, mais l’absence de peau rendait la distinction difficile. Sur ses mains, deux longues épées avaient été posées, il avait une paire d’ailes noires lui avait poussés. Deux énormes renflements, des carapaces, probablement, en argent trônaient sur ses omoplates. Chacune des deux étaient ornée par d’énormes pointes tranchantes comme des rasoirs. Une corne longue était fichée sur le milieu de son front, sa langue était maintenant allongeable et extrêmement longue, ses oreilles avaient rallongés, ses yeux étaient félins, luisant d’un rouge meurtrier. Une longue queue reptilienne finissait le tout.
Dégoûté, mais se rappelant également sa promesse, il devint extrêmement furieux et d’un solide coup de tête, brisa le conteneur qui le retenait. Tous les scientifiques se mit à courir vers la sortie, mais avec une vitesse incroyable, Tyson s’y rendit en deux secondes, bloquant la porte de ses nouveaux 2 mètres 50. Envoyant ses têtes à l’assaut, il écrasa la tête d’un des scientifiques, éventra un second et arracha un bras à un troisième. Paniqués, les chercheurs tentèrent de trouver une nouvelle sortie. La langue de l’adolescent, maintenant un monstre, s’enroula autour de l’un des fuyards et ses épées purent transpercer un duo de scientifiques. Ayant ordonné au hasard cette commande, il fut satisfait. Derrière lui, la porte s’ouvrit et quatre hommes se mirent à tirer sur lui. Les balles ne lui causaient aucune douleur, et certaines rebondissaient même. Le monstre voulu alors tirer sa langue, mais elle était occupée. Quelle surprise eut-il quand un immense jet de flammes calcina tout ce qui se trouvait dans le couloir. Derrière lui, un scientifique tenta de le tuer avec une seringue pleine de morphine. Avec indifférence, Tyson lui asséna un coup de queue qui lui brisa le coup. En ricanant, le monstre leva les bras et s’imagina en train de renvoyer les balles aux scientifiques. Comble de son étonnement. Ses mains devinrent des mitraillettes et les scientifiques restant furent tués et les éprouvettes brisées. Une alarme se déclencha alors. La porte par où les tireurs étaient entrés se referma, mais Tyson la rouvrit avec un simple coup de pied.
L’adolescent partit, ses blessures par balles se refermant déjà.