Bé le 1 contre 1, à part s´il n´y a personne d´autre sur la carte (et encore !) , ça sert pas à grand chose finalement.
Je dis ça en théorie, je suis pas une bête de score : dans un dog ya des choses relativement simples à mettre en oeuvre, mais qui font la différence face à des "solos", et surtout qui ne te font pas descendre bêtement. Bien au-delà des prouesses techniques, la préoccupation number one c´est d´être certain de comprendre le maximum de l´état du combat. Combien d´avions, où ils sont, qu´est-ce qu´ils sont en train de faire. C´est jamais parfait, mais c´est là-dessus qu´il faut se concentrer. Si tu as toujours ça en tête c´est toujours gagnant : tu ne vas jamais t´éterniser derrière un adversaire (trèèès dangereux), tu couvriras tes équipiers, tu repèreras plus facilement une cible potentielle, tu gèreras mieux ton énergie (c´est vital).
C´est facile à dire, mais bon... Par contre en ayant toujours ça à l´esprit on obtient des résultats !
Un petit conseil : essayer des avions qui forcent un peu à réagir comme ça : le Me 262 par exemple, est très rapide, très puissant, mais ne supporte pas le vrai dog. On fait donc de grandes courbes avec, bien anticipées, qui croisent une trajectoire, et les canons font le reste. Pareil avec des appareils un peu "limite", qui obligent à rester en altitude et à distance respectable (mais pour de tels appareils il vaut mieux être accompagné).
Quand on met la priorité là-dessus on finit fatalement par améliorer ses capacités de manoeuvre. Et j´invente rien, tous les über pilotes de la guerre ont montré ce genre de capacité à être toujours où il faut quand il faut, et savoir ne pas manquer une bonne occasion. A part ça je ne pense pas qu´ils étaient particulièrement doués pour la voltige... Un passage du "grand cirque" le montre bien, Cloclo en Tempest qui rattrape un Dora seul ; il s´approche, mais au moment de tirer, plus de Dora ! Et quelques secondes plus tard Clostermann se fait allumer par le gars, qui s´est retrouvé dans ses six comme par miracle ! L´Allemand n´était pas forcément une star du manche, c´était juste un As, aguerri, et il a eu une bien meilleure appréciation du contexte que le Français. Résultat, même en 1 contre 1, même défavorable, c´est la tactique qui a gagné plutôt que la virtuosité.