PARIS ( Reuters) - Gaston Gaudio, laborieux Terrien du tennis argentin, a rejoint les " Galacticos" de son pays, Guillermo Coria et David Nalbandian, en se qualifiant comme eux pour les demi-finales des Internationaux de France de tennis.
Classé 44e mondial, seul joueur non tête de série présent dans le dernier carré, Gaudio considère ses deux compères comme des cracks, lui comme un suiveur.
" C´est eux qui sont vraiment les stars. Eux sont les ´Galacticos´, moi je suis Valence", a-t-il dit, faisant référence au football et au Real Madrid, privé de titre cette année, alors que Valence a décroché le titre de champion d´Espagne et la coupe de l´UEFA.
De quoi donner des idées à Gaudio qui pourtant reste modeste.
" Il ont un talent incroyable, ils sont dans le top 10 et ils l´ont mérité. Ils ont ce petit plus par rapport à nous, moi et ( Mariano) Zabaleta ; on n´a jamais pu le faire", a-t-il ajouté.
" J´aimerai bien être une fois dans ma vie dans le top 10. J´en rêve, ne serait-ce qu´une fois."
Pour rejoindre Coria et Nalbandian, respectivement classés troisième et huitième mondial.
" VOUS VOUS MOQUEZ DE MOI"
Des rêves, Gaston Gaudio en a plusieurs : le top dix mais aussi une victoire à Roland-Garros. Ses résultats cette saison ne plaidaient pas en sa faveur avant que débute la deuxième levée du Grand Chelem.
Excepté une finale perdue à Barcelone, face à l´Espagnol Tommy Robredo, il n´avait pas passé un troisième tour en tournoi, et avait été battu d´entrée dans les deux autres épreuves qu´il avait disputées sur terre battue, à Rome et Hambourg.
" Gagner ce tournoi, c´est mon rêve ! Maintenant je suis en demi-finale, on verra. Il faut attendre de voir ce qui va se passer. Ce sera difficile", a-t-il prévenu, prudent.
S´il ne réalise pas son rêve , Gaston Gaudio l´aura touché du doigt. Car jamais - de son propre aveu - il n´aurait imaginé rejoindre le dernier carré Porte d´Auteuil.
" Si on m´avait dit que je serai en demi-finale ici, j´aurai répondu : ´vous vous moquez de moi ! c´est impossible´."
Au moment où il s´exprimait, Gaston Gaudio ne connaissait pas encore le non de son adversaire, Nalbandian s´expliquant sur le court avec le Brésilien Gustavo Kuerten, triple vainqueur de l´épreuve. Mais il avait déjà fait le choix du coeur.
" Je crois que je prefère jouer contre un Argentin. Ainsi, on aura peut-être une finale 100% argentine."
Un finaliste, c´est sûr. Pour un carton plein, il faudra que Coria se défasse vendredi du Britannique Tim Henman, un serveur-volleyeur de haut vol, qui devrait avoir bien du mal à enrayer le raz-de-marée argentin.
S´il y parvenait, il rejoindrait lui aussi le rang des Galacticos.