source football365
L’attaquant de l’équipe de France, Thierry Henry, n’a pas marqué contre la Pologne mercredi au Stade de France. Mais le joueur d’Arsenal ne s’alarme pas. Au contraire, il préfère retenir la meilleure prestation collective des Bleus depuis l’arrivée de Domenech.
Thierry Henry, l’équipe de France a concédé un nouveau match nul ( 0-0) face à la Pologne…
Comme d’habitude… Non, finalement pas comme d’habitude, car si on a déjà fait des 0-0 au Stade de France, ils n’étaient pas à mon avis aussi intéressants. Je me souviens du match contre Israël où nous avions dû tirer deux fois dans le match…
Qu’est ce qui aurait changé ?
Aujourd’hui, je pense qu’on a senti dès l’entame du match que nous avions l’envie. Nous avons pressé haut. Nous nous sommes créés des occasions. Pas des demi-occasions. Des occasions ! Nous sommes tombés sur un super Dudek ( NDLR : le gardien polonais). C’est ce qu’il faut retenir : si à l’arrivée c’est un nouveau 0-0 au Stade de France, on a vu un tout autre visage de l’équipe de France.
Ne pas gagner doit vous agacer quand même…
Tout le monde est impatient. Nous le sommes aussi. Mais c’est vrai que dans notre reconstruction, ce match est positif même si on ne peut pas vraiment le dire puisque nous ne l’avons pas gagné.
Vous retenez donc la qualité du jeu…
On a eu beaucoup d’occasions, nous avions fait du jeu en mouvement, ce qui n’était pas évident croyez-moi car le terrain n’était vraiment pas terrible du tout. On a réussi à jouer contre une équipe qui accroche en général toujours la France. Cela n’a pas été évident, mais l’envie était là : cela s’est vu d’entrée.
Vous êtes donc optimiste pour la suite ?
Comme on dit, nous n’avons pas encore atteint notre plénitude. Nous ne sommes pas à 100%. L’équipe se cherche encore, mais ce soir, nous avons retrouvé quelque chose qui n’est pas mal : c’est cette envie. Cette envie d’aller presser, d’aller chercher le ballon, de jouer en profondeur, de décrocher, de tenter. Il n’y a pas eu la réussite au bout, mais on a quand même plus tenté que par rapport aux matchs précédents où on hésitait entre deux choix : y aller et ne pas y aller.
Comment expliquez-vous que cette envie soit revenue ?
Ce match n’était pas à points : cela a pu nous aider. En tout cas, même avec les échéances que les joueurs avaient dans leurs clubs, personne ne voulait sortir : tout le monde voulait participer à la reconstruction. Peut-être qu’auparavant certains auraient demandé à sortir au bout de 60, 65 minutes. Là, tout le monde voulait continuer. L’envie était le mot d’ordre ce soir. En tirant les conclusions de ce match, on ne gagne pas, la construction du jeu n’est pas extraordinaire, mais cela reste un des meilleurs depuis que le coach est arrivé.