source football 365
Jamais deux sans trois. Il a suffi d’un incroyable raté de Koke à bout portant pour faire mentir le dicton dimanche soir contre le PSG. Pourtant l’un des meilleurs Marseillais sur la pelouse du Parc, l’Espagnol, qui restait l’unique buteur de l’OM sur les deux derniers matchs, a trouvé le moyen de manquer l’égalisation à la dernière seconde sur un service en or de Marlet ( 94eme). Buteur contre Saint-Etienne au coup de sifflet final, Koke, qui avait récidivé contre Monaco, n’aura donc pas endossé une troisième fois le costume de sauveur. Celui que José Anigo préfère actuellement à Peguy Luyindula devra donc se contenter, contre Paris, d’une passe décisive pour un Batlles amer : « Marquer s’il n’y a pas victoire au bout m’importe peu » déclare le nouveau meilleur buteur de l’OM sur le site officiel du club.
Si l’OM était parvenu, in extremis, à accrocher un nul pas immérité toutefois, cela aurait un peu été l’arbre qui cache la forêt. José Anigo, bien évidemment « vraiment déçu » de ne repartir avec aucun point, se pose surtout des questions au niveau du jeu pratiqué par son équipe. Pas seulement du résultat ou du classement de l’OM. Ce qui gêne essentiellement le coach marseillais c’est de n’avoir réellement vu les siens à l’œuvre que pendant les vingt dernières minutes de la première période. Pas suffisant pour une équipe qui affiche ses ambitions de titre. « Nous avons eu vingt premières minutes où nous étions absents, je ne sais pas pourquoi. Après la pause, nous n’avons plus gagné de duel, c’est aussi simple que cela. Il faut revenir à des choses plus basiques. »
« Revenir à des choses plus basiques » sonne dans la bouche d’Anigo comme une obligation pour les Marseillais de produire plus régulièrement du jeu s’ils souhaitent avoir des chances de répondre à l’objectif du club. Ce qui signifie ne pas uniquement tenter de bousculer l’adversaire par séquences, comme cela a encore été le cas contre un PSG pourtant réduit à dix. L’OM a parfois semblé se contenter de faire tourner le ballon en marchant ou n’être capable que de balancer de longs ballons devant lorsque le jeu court en profondeur ne donne pas satisfaction. « On a su alterner entre patience et rapidité, mais, quand on passe une heure à onze contre dix, ce n’est pas suffisant. » déplore Sylvain N’Diaye. Surtout, ça agace joueurs et entraîneur dans la mesure où tous sont conscients que l’OM a l’équipe, la qualité et les compétences pour bien mieux faire, et ce pendant un match entier. Pas seulement quelques minutes par-ci par-là.