Très discret depuis le début de la saison, contrairement à ses habitudes, Robert Pires rompt le silence vendredi dans L´Equipe, au sujet de son début de saison mitigé avec l´équipe de France. Il annonce qu´il n´a absolument pas l´intention de mettre fin à sa carrière internationale mais confirme que quelques malentendus profonds persistent entre lui et Raymond Domenech.
« Je suis inquiet, déclare le joueur d´Arsenal à Pierre Ménès. De nos prestations, de tout se qui se passe ». Pires se dit aussi « choqué » par la polémique sur son rendement né avant France - Israël au regard de sa mi-temps poussive contre la Bosnie-Herzégovine ( 1-1). « Je suis choqué de lire que le coach avait voulu me sortir au bout de dix minutes de jeu, choqué de ses déclarations à mon sujet au début du stage contre Israël, choqué qu´on puisse me soupçonner d´avoir traîné les pieds. »
Le sélectionneur avait déclaré, mardi 31 août à Clairefontaine : « Ce qu´il a fait à Rennes aurait été insuffisant dans le cadre d´un match à points, ais ce n´est pas pour ça qu´on va s´en séparer. Avec son attitude, c´est toujours comme ça. Quand il est bien, on a l´impression qu´il sait tout faire. Quand il est mal, on a l´impression qu´il ne sait rien faire.» Entré à la mi-temps de cette rencontre amicale, Pires révèle qu´il était à peine remis d´une déchirure à la cuisse et conclut : « Je n´aurais jamais dû accepter la sélection à Rennes ».
Autre malentendu : Pires assure avoir souffert d´un manque de consignes à son entrée sur le terrain lors de Féroé - France ( 0-2), sa première titularisation en équipe de France depuis l´Euro. « La question n´est pas de parler de tactique mais d´animation. De relation sur le terrain et de l´idée que l´on se fait de la manière dont l´équipe de France doit jouer. Je me pose pas mal de questions à ce sujet. » Les Bleus ont alterné entre le 3-5-2 et le 4-4-2 depuis la prise du pouvoir de Raymond Domenech.
Pourtant, Pires coupe court à toute idée de fin de parcours avec l´équipe de France, pour laquelle il joue depuis août 1996, et avec laquelle il a disputé quatre phases finales de grand tournoi. « Il n´en est pas question. Je suis très attaché à la sélection, c´est quelque chose de fondamental pour moi et il n´est pas question que j´arrête ou qu´on me fasse arrêter. »

domenech a raison
