« Le Barça ? Un truc de fou ! »
01 septembre 2004 - Olivier DE LOS BUEIS
« Un truc de fou ! » Ludovic Giuly n’est pas déçu. En allant à Barcelone, il souhaitait découvrir un autre monde : le Barça est à la hauteur de ses espérances. Et aux côtés d’un génial Ronaldinho, Giuly fait désormais des rêves de belles victoires en Blaugrana.
Ludovic Giuly, débuter une saison à Barcelone par une victoire et un but, c’est idéal non ?
C’est toujours important de gagner le premier match à l’extérieur. En plus pouvoir marquer c’est encore autre chose, ça fait du bien, tout se passe bien, ce n’est que le premier match, il ne faut pas s’enflammer, mais l’intégration se passe très bien. La Liga, je savais que c’était un championnat qui allait me plaire, avec beaucoup d’espaces, des stades de 40.000, 50.000 places. Sur le plan du jeu, c’est tout pour l’attaque. Même Santander a joué contre nous. Je vais bien m’y plaire.
Jouer avec Deco, Ronaldinho, Larsson, Eto’o... ça change de Monaco ?
Cela change bien sûr. Ce sont des super joueurs qui forment un super groupe. Chaque joueur peut faire la différence. Les ballons arrivent dans de bonnes conditions, les déplacements sont de qualité. Maintenant il faut que ça prenne, ça commence à prendre. J’espère qu’on va pouvoir démontrer qu’on est une grosse équipe. On n’a pas le droit de se louper car on n’a rien gagné depuis cinq ans. Il y a eu du recrutement, des joueurs sont venus, ce n’est pas pour faire du tourisme.
Avez-vous le sentiment de vivre un rêve ?
Bien sûr : je viens de Chasselay Mont d’Or, je suis passé par Lyon, j’arrive à Monaco et je me retrouve à Barcelone. Que voulez-vous de plus. En plus je suis en équipe de France, pour moi tout va bien. C’est un très bon parcours. Maintenant à moi de démontrer à Barcelone ce que j’ai démontré en France.
« Ronaldinho ? Faut le voir pour le croire »
Comment a été perçue à Barcelone votre venue ?
Très bien, il y a tellement de grands joueurs qui sont venus après moi, alors je suis resté tranquille. En plus je suis Français, là-bas, ils ont eu quelques doutes sur moi, donc je n’ai rien dit, j’ai travaillé, je ne me suis pas pris la tête, je n’ai pas eu de pression, même si cette dernière ne me fait pas peur. Je me suis intégré rapidement. Les journalistes me posaient moins de questions qu’aux autres.
Ronaldinho vous a-t-il aidé à vous intégrer ?
Tout le monde, pas seulement Ronnie. Il y a vraiment un groupe comme à Monaco, un groupe jeune, un groupe qui a beaucoup d’ambition. C’est important. Il n’y a pas un joueur qui ne m’a pas bien accueilli. Après je dis toujours des conneries et je demande aux joueurs comme Ronnie ou Rafael Marquez de traduire.
Le joueur qui vous impressionne le plus, c’est Ronaldinho ?
Ouais. Je n’ai pas vu en France un tel Ronaldinho, il n’a pas du avoir la possibilité de le faire en France. A Barcelone, c’est énorme ce qu’il arrive à faire. Il a tous les supporters derrière lui, c’est un truc de fou ! Faut le voir pour y croire ! Je pense que cette année c’est sa saison. De toute façon, il y a lui, et après il y a les autres.
« Barça-Real ? Ca doit être un truc de psychopathe »
Le Barça c’est une autre planète… Comment se passe la vie là-bas ?
Au niveau des repas, des horaires, c’est le top. On est décalé, faut prendre le rythme, mais c’est tranquille.
Parlez-vous déjà du match contre le Real Madrid ?
Oui on en a déjà parlé. Pour l’instant, on préfère ne pas trop en parler et vivre pleinement le présent. Ce que j’ai vécu mercredi au niveau de la présentation des joueurs : le stade était plein, on entrait un par un dans le noir avec des projecteurs sur toi : le rêve, un truc de fou, et quand tu marques, c’est encore plus fou. Je n’imagine pas ce que ça doit être contre le Real Madrid. Ca doit être un truc de fou. Je joue d’abord, et j’espère connaître ça. Contre le Real, ça doit être un truc de psychopathe. On a toute la ville derrière nous.
C’est un autre monde…
Oui, c’est la machine Barça. 50.000 spectateurs pour les matchs amicaux, 5.000 aux entraînements…
C’est ce que vous recherchiez ?
Oui. J’imaginais qu’en allant au Barça ça serait comme ça. Mais imaginer c’est une chose, le vivre en est une autre. Surtout actuellement où tout se passe actuellement. Tout est au niveau au-dessus : les supporters, les tournées, le marketing, on a va dans des dîners, on va aux mises au vert avec les journalistes, vous seriez contents.
Etes-vous content de votre surnom de rat affamé ?
Je leur est dit de dire souris, un rat c’est pas beau. Super souris ça serait bien.
super souris
