FOOTBALL, COUPE DE LA LIGUE/OM - PSG 2-3. C´est la plus folle des huit victoires consécutives
Les remplaçants parisiens, menés 2-0 après 40 minutes de jeu, ont réussi l´énorme exploit de battre les Marseillais sur le fil, hier soir au Stade-Vélodrome. L´OM est en crise, le PSG jubile.
ET DE HUIT ! Mené 2-0, le PSG a fini par éliminer l´OM en 16 e de finale de la Coupe de la Ligue ( 3-2) et a porté à huit son nombre de victoires consécutives sur son ennemi préféré. Formidables, ces Parisiens ! « Je suis fier de mon équipe, de la solidarité et de la générosité qu´elle a montrées », s´est exclamé Vahid Halilhodzic avant de rejoindre l´aéroport en bus, escorté par une compagnie de CRS. En alignant une équipe bis, avec seulement trois des joueurs titulaires dimanche dernier contre l´OM au Parc des Princes ( 2-1), le manager sportif parisien n´imaginait sans doute pas faire jeu égal au Vélodrome avec la meilleure équipe que Marseille puisse aligner ces temps-ci.
Le PSG jubile, l´OM s´enfonce dans une crise profonde ( voir page 4) .
« C´est énorme » Les joueurs marseillais, mis au pied du mur par leurs dirigeants après la défaite concédée à Paris, avaient décidé de durcir la rencontre, transformant un début de match d´une grande médiocrité technique en combat de rue. « Chacun se défend avec ses armes », dira José Pierre-Fanfan, capitaine parisien au bord de l´extase. Pour calmer les esprits, l´arbitre, Stéphane Bré, officier de police, distribue cinq cartons jaunes dans la première demi-heure. Mendy et Eduardo Costa en viennent aux mains ( 4 e ) . Pedretti et Benachour doivent être séparés ( 5 e ) . Puis Benachour commet une faute sur Luyindula, à 18 m du but d´Alonzo. Pedretti loge le ballon en pleine lucarne ( 38 e ) . Les supporters de l´OM transforment le Vélodrome en volcan. Deux minutes plus tard, Helder accroche Bamogo dans la surface. Ce dernier se fait justice lui-même, sur penalty. Tous, dans le stade, pensent l´affaire entendue, à l´exception des joueurs de la capitale. A la dernière seconde de la première période, Boskovic profite d´un cafouillage et réduit le score du gauche à bout portant. Ce but a un impact psychologique énorme sur le groupe parisien. « A la mi-temps, on était frustrés, parce qu´on avait pris deux buts sur coups de pied arrêtés sans avoir été inquiétés dans le jeu », raconte Pierre-Fanfan. A peine de retour sur le terrain, Alonzo effectue un arrêt décisif dans les pieds de Koke. Puis Boskovic, encore lui, égalise d´une frappe parfaite qui surprend Barthez. Les Marseillais pensent reprendre l´avantage par Déhu, mais l´arbitre siffle coup franc pour une faute de Bamogo sur Badiane ( 74 e ) . Deux minutes plus tard, Benachour tente sa chance depuis le rond central. Juste à côté. Le bras droit en écharpe, Ljuboja revient de l´infirmerie dans les arrêts de jeu et pense assister à la prolongation. Le Serbo-Monténégrin n´a pas le temps de s´asseoir. Mendy file vers le but de l´OM, crochète Barthez et inscrit le but de la victoire. « C´est énorme pour un entraîneur de gagner ici, il faudra compter avec nous », exulte Halilhodzic, qui a remporté hier son premier match en Coupe de la Ligue. Les supporters marseillais envahissent la tribune officielle et réclament la démission de leurs dirigeants. Ce n´est plus l´affaire des Parisiens, qui tournent déjà la tête vers leur déplacement à Bordeaux, samedi en L 1, avec la ferme intention de poursuivre ce mois de novembre annoncé comme terrible et finalement jubilatoire.
Danijel Ljuboja a quitté le Stade-Vélodrome le bras droit soutenu par une attelle. L´attaquant ne souffre pas, a priori, d´une fracture de la clavicule. Il passera cependant des examens aujourd´hui.