FOOTBALL, LIGUE DES CHAMPIONS/FC PORTO - PSG 0-0. Une défense héroïque pour un point capital
Bien organisés, solidaires, les Parisiens ont arraché un point capital, hier soir à Porto. Ils auraient pu l´emporter au cours d´une fin de match très houleuse. La qualification est jouable.
C´EST UN JOLI COUP qui laisse un petit goût amer. Rentré cette nuit de Porto avec le point du match nul qu´il était venu chercher, le PSG peut nourrir quelques regrets après avoir eu l´occasion de l´emporter lors d´une fin de match complètement folle. « Si l´arbitre avait laissé jouer dix secondes de plus, nous avions trois joueurs qui partaient au but, peste Vahid Halilhodzic.
Mais il m´a dit que le match était terminé. » Le temps additionnel était en effet dépassé. Qu´importe. Ce résultat permet au PSG de conforter sa troisième place dans le groupe H de la Ligue des champions, juste derrière Moscou, deuxième avec quatre points, à la seule différence de buts particulière. Le match de la dernière journée ( 7 décembre au Parc des Princes) contre l´équipe russe s´annonce décisif pour l´attribution de la deuxième place, qualificative pour les 8 e s de finale.
Abnégation, solidarité, rigueur
« Je suis assez fier de mes joueurs, ils ont fait un match très, très correct défensivement », complimente le manager sportif parisien, dont l´équipe n´a pas encaissé de but en déplacement pour la première fois de la saison. « C´est une bonne base pour la suite, car la réussite part d´une solide défense », poursuit-il. Abnégation, solidarité, rigueur : le PSG a démontré toutes ces qualités, même s´il aurait pu encaisser un but assez rapidement. Revenu en catastrophe se placer dans la surface, Armand coupe la course de Derlei et retient la cheville du Brésilien avec son pied. Y avait-il penalty ? L´arbitre ne se laisse pas intimider par la bronca du maigre public dispersé dans les tribunes du stade Dragao ( 22 000 places invendues) et fait signe de poursuivre. Sur une pelouse gorgée d´eau, l´équipe locale se montre entreprenante mais sans génie et se heurte à la muraille parisienne qui tremble sans se fissurer, notamment grâce à un Lionel Letizi héroïque hier soir et davantage sollicité qu´il y a quinze jours au Parc.
A plusieurs reprises, le portier parisien a senti le vent des ballons qui passaient à côté de ses poteaux. Il a toujours gardé son calme et les gants fermes. En fin de match, tentant un coup de poker, Halilhodzic remplace Coridon par Mendy. « J´avais besoin d´un joueur rapide et technique pour se lancer dans les brèches, explique-t-il. J´ai dit à Bernard : Il y aura une occasion pour toi, il faut que tu marques. Mon coaching a failli être payant. » En effet. Lancé en profondeur, Mendy oublie de servir Pauleta et tente sa chance seul face à Vitor Baia, qui détourne en corner d´une parade réflexe. Dix dernières minutes de folie viennent de débuter.
Une attitude antisportive de Porto provoque la colère des Parisiens et déclenche un début de bataille rangée. Dans les arrêts de jeu, Letizi se détend encore pour détourner une tête de Ricardo Costa. Lancé vers le but sans opposition, Fabrice Pancrate est alors stoppé par l´arbitre qui siffle la fin de partie. « Sur cette action, on aurait marqué, je suis dégoûté », peste Pancrate. Halilhodzic, lui, grimace : « C´est dommage, on a failli réussir un exploit. J´espère qu´on va retrouver un peu plus de réalisme dans l´animation offensive. » Si le PSG se met en plus à marquer des buts, Marseille peut se faire des soucis avant de se rendre au Parc des Prince dimanche en championnat.