Mission accomplie
Le PSG revient de Porto avec ce qu’il était venu chercher : le point du match nul. Un point donc, mais également le sentiment d’avoir réalisé un match satisfaisant qui aurait pu être parfait si monsieur Dougal n’avait pas stoppé Pancrate dans son élan au moment de siffler la fin de cette rencontre. Pour le PSG, la qualification pour le 2e tour reste plus que jamais d’actualité !
Au Stade du Dragon
à Porto
La première bonne nouvelle de la soirée est intervenue quelques minutes avant le coup d’envoi de cette rencontre avec la victoire de Chelsea face au CSKA Moscou ( 0-1). La deuxième place du groupe H reste donc plus que jamais d’actualité pour Paris. Mais pour cela, encore fallait-il ramener un bon résultat de Porto. C’est chose faite !
Deuxième bonne nouvelle au coup d’envoi, le soutien populaire réclamé cette semaine par Victor Fernandez aura été vain. Le Stade du Dragon sonne désespérément creux. Tant mieux pour les Parisiens, qui peuvent même entendre les chants de leurs supporters massés dans un quart de virage. Le décor est planté, place au jeu… sur terrain gras !
Le premier quart d’heure du PSG est emprunt d’une grande sagesse : solide derrière, accrocheur au milieu et malin devant. Si la première frappe de cette rencontre est l’œuvre du petit prodige portugais Quaresma ( 4e), Paris maîtrise donc parfaitement son sujet. Quarante cinq premières minutes durant lesquelles les Parisiens cherchent surtout à bien défendre avec Pauleta en pointe soutenu par Cissé à gauche et Pancrate à droite.
Une tâche défensive parfaitement accomplie par la formation parisienne rarement malmenée excepté lors des cinq dernières minutes de cette première période. Autant dire pas bien longtemps, mais suffisamment cependant pour réchauffer la faible mais désormais bruyante assistance de la soirée. Rarement cadrés, les tirs des locaux n’inquiètent cependant pas réellement Letizi, tout heureux malgré tout de voir la reprise de la tête de Derlei filer à droite de son but ( 45e). La pause arrive donc à point nommé !
Paris tout proche de l´exploit
La seconde période débute avec les mêmes acteurs ( y compris la pluie ! ) et toujours cette même rigueur parisienne. Bien organisés, les Rouge et Bleu développent un football agréable bien souvent à une touche de balle. Les latéraux prennent occasionnellement leur couloir afin de créer le surnombre, à l’image de ce débordement de Pichot ponctué par un centre dévié en corner ( 52e).
Deux changements successifs ( Carlos Alberto et Almeida remplacent Diego et Mc Carthy) insufflent un peu d’audace à cette formation portugaise jusqu’alors timorée, pour ne pas dire pâlichonne. Paris a vite fait d’étouffer ce bref sursaut et il ne manque même à Pauleta qu’un crampon pour chiper la balle des mains de Vitor Baia ( 71e).
Sifflé par son public, le FC Porto est à deux doigts de sombrer lorsque Mendy s’en va défier seul Vitor Baia. Tout juste entré en jeu, l’international parisien voit sa frappe contrée par Seitaridis ( 80e). Le coup eut été parfait ! Une accélération parisienne qui entraîne dans son sillage un sursaut d’orgueil portugais.
Avertissements, altercations et occasions nettes se succèdent lors des cinq dernières minutes de cette rencontre. Letizi écope ainsi d’un carton jaune injustifié avant d’aller chercher dans sa lucarne une tête de Ricardo Costa ( 90e). Le match s’achève dans la pagaille la plus totale et à la stupéfaction générale monsieur Dougal siffle la fin de cette rencontre alors que Pancrate file seul au but…
Paris réalise cependant la bonne opération de la soirée en revenant à la hauteur du CSKA Moscou. Un point qui tend également à confirmer le renouveau du PSG au moment d‘accueillir Marseille en championnat.