tiré de lékipe
LIGUE 1
Paris respire mieux
Après deux mois de secousses, sa victoire à Bastia ( 2-1), samedi soir, offre un peu d’air au PSG.
À LA LECTURE du classement, le redressement ne saute pas aux yeux. Mais après le mauvais feuilleton de l’été s’esquisse une bonne série : en prenant sept points lors des trois dernières journées, le PSG a enrayé une chute vertigineuse en Championnat. Ni son nul à Lens ( 2-2) ni sa victoire sur Strasbourg ( 1-0) ni celle à Bastia ( 2-1) n’ont été empreints d’une maîtrise imparable. Mais, face à la crise, il n’est guère de meilleur remède que les résultats.
« Parfois, il faut simplement savoir gagner », soufflait Mario Yepes, avant-hier, en quittant Furiani. Et d’ajouter : « Je vois une attitude très positive dans le groupe même s’il manque encore quelque chose dans le jeu. » L’international colombien sait que l’équipe a encore paniqué, parfois, notamment en début de match. Qu’il manque encore une certaine fluidité et que, surtout, le PSG traîne encore cette propension à jouer très bas lorsqu’il mène au score.
Il reste que deux signes positifs ont émergé en Corse. Le premier s’attache à cette solidarité renaissante, qui a permis au PSG de résister en seconde période. Il y eut moins d’écarts entre les lignes, plus d’application dans les replacements et… moins de grosses erreurs individuelles. Le système défensif reste à peaufiner : en douze matches officiels depuis le début de la saison, il n’est resté hermétique que face à Strasbourg. Mais, à Bastia, Paris a dégagé une impression de progrès dans l’engagement et la communication. Après le match, Reinaldo lâcha ainsi une phrase à la teneur inédite, cette saison : « Ce soir, on a été costauds tous ensemble. »
Une discussion
Halilhodzic-Pauleta
Un sentiment qui renvoie aussi à la montée en puissance des recrues, l’autre motif d’optimisme ramené de Bastia. Armand avait été plus régulier dans le 3-5-2 utilisé mercredi dernier face au CSKA Moscou ( 0-2), en Ligue des champions, qu’il ne l’a été samedi dans une défense à quatre qui reste la base du système de Vahid Halilhodzic. Mais le latéral gauche commence à montrer plus de caractère. Yepes a enfin étalé sa rigueur dans les duels sur tout un match, compensant plusieurs marquages déficients de Pierre- Fanfan. Au milieu, Rothen fut appliqué dans ses replis et ses centres eurent plus de poids qu’auparavant. Et, à droite, Pancrate est sorti du lot entre son but ( heureux) et sa passe ( précise) sur celui de Reinaldo.
Le cas du Brésilien rappelle que deux victoires d’affilée n’ont sans doute pas refermé tous les dossiers sensibles du PSG. Il y a deux semaines, Reinaldo – dont l’acquisition avait coûté 12 millions d’euros au club en 2001 – était écarté et mis sur la liste des départs du prochain mercato hivernal. L’est-il toujours ?
D’autres situations sont à suivre. Lassé de leur méforme persistante, Halilhodzic a laissé Mendy à la maison, et sur le banc un Pauleta avec lequel il a longuement parlé lors du retour vers Paris. Sur la durée, le PSG peut-il rester performant sans le retour au premier plan de ces deux-là ? Une interrogation qui peut s’étendre à Ljuboja, de nouveau écarté avant-hier. Le gaucher paie son manque d’efficacité depuis six mois et une implication qui serait jugée insuffisante. De cette période obscure, ressortira-t-il déterminé à regagner sa place ou plutôt à envisager un départ au mercato ?
Ce matin, l’essentiel, pour le PSG, est avant tout d’amplifier sa régularité dans les résultats. L’intermède moscovite a souligné les risques de rechute. Dans un climat forcément plus serein, mais sans sept de ses internationaux ( voir page 6), le PSG a deux semaines devant lui pour se consolider un peu plus avant d’aller à Nantes, le 16 octobre, et de recevoir le FC Porto, quatre jours plus tard, en C 1. Deux semaines pour nourrir cette impression de nouveau souffle.