LIGUE 1 ( 9e journée)
BASTIA - PARIS-SG
Chassé-croisé au PSG
Mendy, laissé au repos, ne sera pas du déplacement à Bastia, où le club parisien récupère Rothen.
LE PREMIER S’EN DOUTAIT, le second espérait. La publication de la liste des joueurs retenus en équipe de France pour affronter l’Eire et Chypre, en match qualificatif pour la Coupe du monde 2006, a dissipé les dernières incertitudes.
Ni Jérôme Rothen ni Bernard Mendy n’y figurent. Hier, la liste des vingt joueurs retenus par Vahid Halilhodzic pour affronter Bastia en a gommé d’autres. Le premier, après quinze jours d’interruption, revient dans le groupe. Le second, après quinze jours d’obstination, le quitte.
Une nouvelle fois, l’entraîneur parisien ne pourra compter sur un effectif au complet. Le retour de Rothen devrait néanmoins le réconforter. Absent depuis la réception de Chelsea ( 0-3), l’ancien Monégasque souffrait d’une petite déchirure aux adducteurs. Après six jours de repos, il avait pu reprendre la course et se préparer en solitaire. L’envie lui dictait de prendre son billet pour Moscou afin de participer au deuxième match de la Ligue des champions. Mais, jusqu’à dimanche dernier, Rothen avait multiplié les séances d’entraînement fractionné sans avoir touché au ballon. La raison l’a donc conduit au Camp des Loges, le centre d’entraînement du PSG, « fermé ( hier) aux médias jusqu’à nouvel ordre », sur décision du club parisien, et où il a effectué deux séances quotidiennes pendant quatre jours.
Deux semaines
pour récupérer
Ce soir, Rothen devrait même être titulaire. C’est du moins ce que le sélectionneur français, Raymond Domenech, croyait savoir, jeudi, au moment de commenter sa liste. Le joueur, lui, n’est pas passé par la case CFA, comme son entraîneur a l’habitude de procéder pour les joueurs de retour de blessure, preuve de la confiance qu’il voue à sa recrue. Car même si les attaquants parisiens n’affichent pas une forme éblouissante actuellement, ils peuvent, à leur décharge, avancer l’argument d’un manque de munition. Seuls deux joueurs de l’effectif apparaissent aujourd’hui au classement des passeurs décisifs : Reinaldo ( 2 passes) et… Rothen ( 2 passes.)
Bernard Mendy, lui, multiplie les centres depuis son couloir droit, mais, pour le moment, aucun d’entre eux n’a débouché sur un but. Le latéral droit est encore loin du niveau qui était le sien en fin de saison dernière. La faute, en partie, à une fissure du péroné traînée tout le mois d’août et dont la guérison était retardée à chaque fois qu’il recevait un coup. À l’instar de Rothen, Mendy aurait peut-être dû laisser passer la réception de Monaco ( 0-1.) Vahid Halilhodzic, qui ne pouvait pas aligner Stéphane Pichot, lui aussi blessé, lui aurait d’ailleurs laissé le choix. Mais le défenseur n’a pas souhaité se reposer.
La perspective d’être convoqué en équipe de France lui hantait l’esprit. Comme Rothen, Mendy était conscient des conséquences internationales de son indisponibilité. Il savait que s’il ne jouait pas en club, il ne serait pas appelé en sélection. Personne n’est parvenu à le convaincre que s’il jouait mal, il ne serait pas appelé non plus...
Depuis une semaine, le joueur assure ne plus ressentir la moindre douleur. Mais les efforts concédés les semaines précédentes ont aspiré son énergie. Même rétabli, Mendy laissait transparaître des faiblesses physiques qui, conjuguées aux lacunes techniques, n’ont guère pardonné.
Ce week-end, Halilhodzic a donc fait le choix de le laisser au repos. Privé de sélection, il aura deux semaines devant lui pour se requinquer et recouvrer l’intégralité de ses moyens physiques. Pour le déplacement à Nantes, le 16 octobre, l’entraîneur du PSG aura peut-être un effectif au complet. Avec Rothen et Mendy.