vu de lens c long, mai bon c interessan de voir qq1 parlé de l´exterieur du psg. Bon courage a ce ki lise
Soumis à une intense pression médiatique, le club de la Capitale vogue sur des eaux plus que troubles, bien plus agitées que celles que le Pont des Arts enjambe aimablement. Le déplacement des protégés de Vahid Halilhodzic dans l’Artois, mercredi, s’apparente ainsi à l’une des dernières chances de ne pas vivre une saison galère. Paris, qui n’a pas encore vaincu en Ligue 1, n’a absolument plus le droit à l’erreur. Manque de chance, en quelque sorte, la venue dans l’Artois de la formation francilienne, qui n’a plus battu le Racing depuis janvier 2001 ( et qui reste sur deux nuls et quatre revers face à Lens), constitue un choc attendu de tous.
Soutenus par quarante mille supporters, les Sang et Or bénéficieront de l’appui total de leur public. Evidemment, si les Lensois se préoccupent d’abord et avant tout de leur progression dans les domaines de l’équilibre d’ensemble et du réalisme offensif, ils ne sont pas sans ignorer qu’une victoire précipiterait définitivement le PSG dans le chaos. " Mais ce qui m’intéresse surtout, explique Eric Carrière, c’est de reléguer les Parisiens à plusieurs points pour être devant eux en fin de Championnat. Maintenant, je ne suis pas plus l’actualité de ce club que celle d’une autre formation, même si j’aime bien être au courant des choses. Paris manque de réussite en ce moment."
Eric Carrière au milieu des journalistes présents dans le hall
de la Gaillette, ce lundi en fin d´après-midi
Passé par Nantes et Lyon, le meneur de jeu lensois a déjà connu des périodes difficiles au niveau collectif. Des périodes au cours desquelles les tacles journalistiques étaient tantôt mérités, tantôt absolument injustes. " Avec l’OL, je me rappelle de défaites en Coupe de France face à Libourne et en Coupe d’Europe face aux Turcs de Denizlispor. C’était un peu la crise. A Nantes également, l’année où nous remportons la Coupe de France en finissant presque relégués en Ligue 2." La force d’un joueur est alors de ne pas perdre le fil de ses idées et, surtout, faire la part des choses. " Dans ces moments, tout est exagéré. Le Football est un sport très médiatique. Un jeune de dix-sept ans qui arrive est une star, et, à l’inverse, quand tu perds deux matchs, c’est la crise. En tant que professionnel, il faut prendre du recul dans les bons comme dans les mauvais moments. Ce n’est pas facile, surtout dans les clubs passionnels. C’est à double tranchant. C’est la règle, au regard des enjeux, notamment économiques."
Joël Muller répondant à la presse
à l´issue de l´entraînement du jour
De calculs financiers, il n’est pas question, à l’heure actuelle, du côté de la Gaillette. Les rencontres face à Caen et Strasbourg ont confirmé l’indéniable potentiel offensif d’un Racing qui doit désormais apprendre à tuer les matchs sous peine de s’exposer à de vilaines surprises et de se lamenter, en fin de saison, sur l’absence de points pourtant largement accessibles. Une unité en deux matchs, le bilan comptable est assez décevant. " Ce n’est pas loin de zéro, remarque, plein d’à propos, le Capitaine lensois. Mais on n’a pas non plus concédé trop d’occasions de buts et nous nous en sommes beaucoup créés. Il ne faut pas vivre avec des regrets, même si en regardant les deux matchs, prendre six points était possible. A nous de continuer dans cette voix là." Comprenez la voix du jeu, celle que le numéro 10 nordiste et les amateurs de Football aiment.
Certaines équipes - prenez justement Paris la saison passée - sont taillées pour réussir en défendant, en contrant. D’autres expriment l’intégralité de leur potentiel en allant de l’avant. Lens, dans sa version 2004-2005, semble en faire partie, et pourrait se montrer redoutable à condition de procéder à quelques nécessaires ajustements. " Je constate simplement que sur les quatre premiers matchs, on encaisse un but et on prend huit points. Ensuite, on encaisse trois buts en deux matchs et on prend seul point", explique Joël Muller, qui ne va toutefois pas aller à l’encontre du profil joueur de son équipe pour mettre en place un système basé sur la réaction plus que sur l’action.
En revanche, l’entraîneur artésien, qui va se passer plusieurs semaines des services de Yoann Lachor ( fracture du péroné), pourrait également apporter des modifications à son secteur offensif. Cet après-midi, Daniel Cousin, bloqué au dos en fin de match à la Meinau, s’est contenté de trottiner. L’ex-Manceau reste incertain pour le choc de mercredi. " Autant l’avoir à cent pour cent face à Nantes, dimanche, qu’amoindri face à Paris, avec une possibilité de se blesser." Olivier Thomert, dont la présence dans un groupe de match offre différentes possibilités tactiques, pourraient ainsi occuper le front de l’attaque en compagnie de John Utaka.
Le buteur embrassant son passeur à la Meinau :
une scène que l´on souhaite revivre à Bollaert !
Quant au Paris Saint-Germain, meurtri et emmené par deux anciens de la maison " Racing", José Pierre-Fanfan et Charly Coridon, il peut encore se débattre. " Ce n’est pas facile de prendre une équipe blessée, conclut Joël Muller, également questionné sur les difficultés rencontrées par tout entraîneur dans sa carrière. Maintenant, ce qui m’intéresse, c’est que nous soyons réalistes. Quand ça va mal, on s’accroche au travail. Il n’y a pas de raison qu’une équipe qui a fini presque championne la saison dernière, perde ses qualités. Dans ce cas là, il faut rester confiant dans ses convictions." Côté lensois, la dogmatique reste celle du jeu.