Le nouvel entraîneur du Paris-SG, Laurent Fournier, qui a été nommé mercredi en remplacement de Vahid Halilhodzic, démis la veille de ses fonctions, a estimé que la priorité du PSG, relégué à la 12e place de la Ligue 1 de football, était de «retrouver une âme».
«Laurent Fournier, comment s´est déroulée votre journée de mardi, lors de laquelle le poste d´entraîneur du PSG vous a été proposé ?
Le matin, je me suis entraîné normalement avec la CFA. Puis, je suis rentré chez moi et l´après-midi je suis revenu au stade. Là, j´ai reçu un appel du président Francis Graille qui m´a demandé si j´étais prêt. Je lui ai dit " je réfléchis" et on s´est donné rendez-vous un peu plus tard pour parler de tout cela. Il fallait que je réfléchisse aux conséquences. Ce n´est pas facile. J´ai vécu une expérience à Bastia ( en 1998-99). Ca m´a permis de découvrir la carrière d´entraîneur mais je prends quand même un risque. Si ça ne marche pas, je crois qu´après ça sera difficile.
Quels sont, selon vous, les changements prioritaires à effectuer au sein de l´équipe du PSG ?
Tout d´abord, j´ai beaucoup d´espoirs car l´effectif est riche. Il y aussi des jeunes que j´ai entraînés qui vont arriver. Ca va peut-être " booster" les anciens. Mais, encore une fois, il y a un bon groupe. Depuis un certain temps, ça ne marchait pas, c´est vrai. Mais en leur redonnant confiance, on est capable de faire quelque chose de bien comme l´année dernière. On va essayer de jouer, de se faire plaisir et surtout de retrouver une certaine convivialité. Les joueurs doivent aussi redevenir des compétiteurs et, pour ça, ils ont peut-être besoin de se remettre en question. Après, c´est vrai que j´aime bien une équipe qui joue, qui essaie de presser. Je ne m´adapterai pas à l´adversaire. Et surtout, je ne veux pas qu´il y ait de regret à la fin d´un match. Je veux qu´on sorte lessivé et avec de la fierté. Le plus urgent, c´est d´essayer de retrouver une âme.
Avez-vous des objectifs précis avec le PSG d´ici la fin de la saison ?
Pour le moment, mon objectif, c´est que Paris retrouve des couleurs et une place qui se situe entre la 1re et la 10e. Qu´on retrouve un certain état d´esprit, de la vie, du jeu. Si on arrive à retrouver ça, ça marchera. J´y crois et je fais confiance aux joueurs. Ce sont de grands garçons, des professionnels, ils doivent se prendre en charge. Si le PSG arrive à remonter au classement, ça sera grâce à eux et pas à moi. Je pense sincèrement que l´entraîneur, c´est 10-15%. Après, c´est eux qui font vivre un groupe. Quant à la Coupe de France, c´est là aussi un objectif pour les joueurs. Ils doivent être fiers de défendre leur titre. Je peux juste leur apporter cette expérience d´avoir disputer des finales de Coupe, des matches où c´était difficile à Paris. J´espère qu´ils sauront en tirer profit et qu´ils sauront se mobiliser pour le match de Bordeaux dimanche.»