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C’est un Francis Graille dépité qui a affronté la presse dimanche soir après la défaite de son équipe face à Lens. Le président du PSG a une nouvelle fois regretté le manque de confiance de ses joueurs et a surtout évoqué un match couperet face à Bordeaux en Coupe de France. Peut-être le dernier de Vahid Halilhodzic.
Francis Graille, le PSG s’est incliné face à Lens et la situation ne s’arrange pas vraiment…
C’était une soirée difficile en effet. Il y avait de la volonté et de l’envie chez nous. Je ne peux pas reprocher grand-chose à nos joueurs si ce n’est qu’ils ne parviennent pas à se libérer. On voit bien qu’il y a un manque de confiance. Letizi n’a pas d’arrêt à faire et au final, il doit aller chercher le ballon deux fois au fond des filets. On a eu cinq à six occasions nettes mais on n’a pas su les concrétiser. On ne va pas au bout des choses. On est inhibé et l’atmosphère générale ne fait rien pour arranger les choses.
Le limogeage de Vahid Halilhodzic est-il d’actualité ?
Je n’ai pas envie de laisser le club s’enfoncer. Certains critiquent le fait que je soutienne Vahid. L’année dernière, j’étais très content de trouver Vahid pour son côté sain et direct. Il est très professionnel, très impliqué dans ce qu’il fait. Il a dépensé beaucoup d’énergie, fait beaucoup de travail pour le club. Ce travail n’est pas récompensé mais ce n’est pas pour ça qu’il va baisser les bras. Je ne vais pas brûler ce que certains ont adoré et que j’ai adoré l’année dernière. On revient d’un titre, le premier depuis longtemps. Mais il faut envisager toutes les solutions car on ne peut pas rester indéfiniment comme cela.
Il est donc menacé...
Dimanche prochain, il y a un match couperet pour sauver notre saison. Une élimination en Coupe de France face à Bordeaux et il n’y aurait plus aucun challenge pour le club. Une année sans titre, c’est difficile. En perdant ce soir ( Ndlr : dimanche), on a une énorme pression car nous n’avons plus que la Coupe de France pour sauver notre saison.
Les supporters continuent de réclamer votre démission. Est-ce quelque chose que vous envisagez ?
Ce serait de la lâcheté car on ne peut pas rentrer dans une dynamique, mettre en place un certain nombre de choses et faire demi-tour et partir dès que ça va mal. Ce serait une solution de facilité qui ne déplairait pas à tout le monde. Mais n’en déplaise à certains, j’aime ce club, je suis passionné par le football et je pense encore pouvoir apporter quelque chose. Christophe Bouchet a laissé tomber quand on a commencé à s’attaquer à sa famille. Il y a eu des tentatives pour moi il y a quelques semaines mais ce n’est pas l’intimidation qui me fera partir. Je suis quelqu’un d’assez ferme sur mes positions. Je sais ce que je veux et je sais où je veux aller.
Un mot sur l’initiative de Thierry Henry et sur les maillots blancs et noirs que portaient les deux équipes ?
Quand on s’est associé à l’initiative de Thierry Henry dans la campagne « Stand Up Speak Up », on a trouvé ça bien. On avait la chance d’avoir le même équipementier que Lens pour nous aider à mettre en valeur ce message là. Ce fut un révélateur puisque l’on a vu que certaines personnes en tribune Boulogne ont toujours un comportement intolérable. Ils retournaient le slogan pour dire « allez les blancs » en même temps que la Marseillaise. Personnellement, j’aime mon pays, j’aime mon drapeau et je me battrai pour lui. Mais j’ai du mal à entendre tout ça.