PORTO ( Portugal), 26 juin ( AFP) - Le sélectionneur danois Morten Olsen a estimé samedi à Porto que le Danemark avait " ses chances" contre la République tchèque, seule équipe à avoir remporté ses trois matches au 1er tour, dimanche en quarts de finale de l´Euro-2004 de football.
Q: La République tchèque a gagné ses trois matches en encaissant à chaque fois le premier but. Pendez-vous qu´il vaut mieux les laisser marquer d´abord?
R: " Vous avez raison! Mais je préfère quand même marquer en premier. C´est vrai qu´ils sont toujours bien revenus dans leurs matches, en prenant de bons risques. La République tchèque est une très bonne équipe, avec un esprit semblable à celui du Danemark. Nedved est évidemment un très bon joueur. Et il est le symbole d´une équipe où tout le monde se bat pour tout le monde. Ils sont heureux de jouer au football, vous pouvez le voir, et cela fait la force de l´équipe. Mais nous ne sommes pas les outsiders. C´est du 50-50. Une fois les trois premiers matches passés, tout le monde peut battre tout le monde, nous avons nos chances, et tout le monde doit y croire. Bien sûr qu´il ne faudra pas être naïfs, savoir où est Nedved, où est Poborsky, où est Rosicky et les autres. Mais nous voulons jouer notre jeu."
Q: Le Danemark, vainqueur en 1992, peut-il gagner à nouveau?
R: " Le football, c´est toujours de l´histoire et des traditions. Je pense que la question qu´on nous pose le plus fréquemment, à moi et aux joueurs, c´est: «Pouvez-vous le refaire?» Je me souviens qu´en 1984, pour notre première participation, nous avions atteint les demi-finales. Depuis, nous avons été plusieurs fois présents. Nous ne nous sommes pas qualifiés en 1992, mais nous l´avons gagné! Mais cela remonte à un temps où il n´y avait que huit équipes en phase finale. Aujourd´hui, avec 16 participants, c´est plus difficile. Mais nous n´avons perdu aucun match au premier tour. Si on compare à l´ancien temps, nous serions en demi-finales. Mais c´était bien sûr ce qu´on voulait faire. Nous savions que nous étions capables de le faire."
Q: Les éliminations prématurées des grandes nations vous ont-elles surpris?
R: " Bien sûr. Mais il n´y a plus tant de différences que ça. Sur le papier, il y a certes des individualités très fortes. Mais vous pouvez agir tactiquement. Les équipes nationales sont devenues tactiquement et techniquement meilleures qu´avant. Chaque équipes essaie désormais de jouer son propre jeu, en essayant de prendre le contrôle du match. C´est selon moi une très bonne compétition. Si cela est bien pour le tournoi? Oui, pour les petits pays! Mais je ne pense pas que l´Allemagne, l´Espagne, l´Angleterre, l´Italie ou la France soient très heureuses maintenant..."