... J´ouvre la porte qui m´amène à la cage d´escalier de sortie d´urgence. Les lumières d´urgence ne fonctionnant pas, je me dis que je vais rebrousser chemin pour trouver une lampe de poche, un briquet ou encore des alumettes car il fait très noir dans ces escaliers, mais subitement, j´entends une altercation. Logiquement, je me dis que deux cadavres vivants ne se baatraient pas donc, il y a quelqu´un de vivant... Et il a besoin de moi, c´est sûr. Je descends à l´aveuglette pour rejoindre le bruit provenant fort probablement du rez de chaussé. Et soudain, plus un son. La frousse me prends de plus belle, me disant que le survivant est mort. Et que s´il a perdu la bataille contre au moins un de ces monstres, lui devidra l´un deux et que j´en aurai deux aux trousses. Il ne me reste pourtant qu´un étage à descendre et je suis là, arrêté dans une obscurité totale à réfléchir. Au diable, je descends quand-même et rapidement.
Arrivé à la porte qui me sort des escaliers et qui donne au centre d´accueuil principal de l´hopital, je trébuche. Toujours au sol, je pousse à la base de la porte afin que la lumière du jour de la pièce voisine (ledit centre d´accueuil principal)puisse m´éclairer le plancher pour voir qu´est-ce qui m´a fait tomber. Seigneur, c´est une tête. Elle vient d´être coupée. Et je beigne dans une marre de sang. J´essaie de me relever dans ce sang coagulé et visqueux, je m´accroche à la poignée de porte et m´appuie sur la hache et passe à la pièce d´à côté.
-Seigneur, tout ce sang et ces cadavres.
je contournes chaques corps doucement, prêt à faire goûter ma hache au premier cadavre qui se lève. Mais beaucoup d´entre eux ont la cervelle mangée, d´autres ont le crâne explosé par des balles de forts calibres, laissant comme traces des douilles vices à la grandeur de la salle.
-Putain, il y a eu un vrai carnage ici.
Je me diriges vers la sortie mais soudain, je vois une lame de katana commencer sa course en ma direction et par réflexe, je me jettes par terre, à en perdre ma hache.
-(étranger) Meurs connard, meurt et sois maudit.
-(moi)NOOON, ATTENDS!!
L´homme arrête sa lame aussi sec et prends conscience que malgré que je sois ensanglanté, je suis vivant.
-(étranger) Mais qui es-tu donc toi, ques-ce que tu fais là?
-(moi)Je m´appelle Allan, Allan Smith, je crois que j´étais un patient ici. Et vous qui êtes-vous bordel, et quest-ce qui s´est passé ici?
-(étranger) Je m´appelle Polska. Y a-t´il quelqu´un d´autres avec toi?
-(moi) Non, juste moi!!
Je me mets à réfléchir...
- (Polska) À quoi penses-tu
-(moi) Ma femme, ma fille...
-(Polska)Non, n´y penses pas. Désolé de te dire ça mon vieux mais il y a de fortes chances qu´elles ne s´en soient pas sortis.
-(moi) C´est impossible!!
-(Polska) Hé, regardes autour de toi, tu crois qu´une chose pareille aurait été possible avant? La fiction est malheureusement devenue réalité, j´en ai bien peur.
Je ressent une profonde douleur, non pas physique mais bien morale, et je rétorques avec un sentiment de tristesse dans la voix:
-(moi) Ma fille a 22 ans. Elle allait se marier le mois prochain. Et dire que je ne l´ai même pas vue avant tout ça, mais elle, oui à l´hopital!!
-(Polska) Allez mon vieux, on a tous perdus un être cher dans tout ça, alors remue toi. Car ces Zombie ou appelles-les comme tu veux, n´ont pas de remords, pas de tristesses, pas de sentiments. Et même si tu croisais l´une d´elles, il faudrait probablement passer à l´acte et penser à ta survie!!
-(moi) Que veux-tu dire??
-(Polska) Je veux dire que si elles sont infectées, elles n´hésiteront pas, tu seras leur festin
(à suivre)
P.S. L´étranger et polska est le même gars. Tant que je ne savais pas son nom, il m´était étranger, 