paserelle :
« - Mais qu’est ce qu’il fout cet idiot ? » Le second essayait depuis cinq minutes d’appeler Juan Carlos à sa radio mais seul les parasites du talkie-walkie lui répondaient…
L’homme qui tenait la barre haussa les épaules avant de reporter son attention sur l’horizon. Mais quelqu’un d’autre lui répondit, son arrivée à la porte de la passerelle n’ayant pas été entendu par les hommes d’équipage, avec un accent slave :
« - Je suis désolé, Carlos est occupé.. »
Les hommes de la passerelle sursautèrent avant de se retourner, surpris de cette soudaine apparition : Ils purent alors voir un homme habillé d’une tenue de camouflage de l’armée et d’une cagoule mais surtout tenant à la main un fusil d’assaut Ak-74. Automatiquement les hommes d’équipage levèrent les mains. Le pirate rit légèrement :
« - Bien, vous comprenez vite. Passez devant. »
Il leur fait signe de descendre de la passerelle et ils obéirent sans objection. Après avoir descendu un escalier, ils virent d’autres hommes armés, un véritable commando. A ce moment, le capitaine osa enfin parler :
« - Qu’avez vous fait de Carlos ? »
Le mercenaire répondit :
« - Ne vous inquiétez pas pour lui, il est entrain de faire un somme sur le pont arrière. »
Puis il s’adressa à un autre soldat :
« - Volcht, rassemble tout l’équipage et fait les monter sur les canots de sauvetages, donne leur aussi des vivres et de l’eau ainsi qu’une fusée de détresse … »
Volcht inclina la tête puis exécuta les ordres du colonel. Gurlokovich s’adressa alors à ses hommes qui s’apprêtaient à monter sur la passerelle :
« - Messieurs, en route pour notre cher base ! »
Dix minutes plus tard, les hommes d’équipage voguant sur leurs canots virent s’éloigner le Riota qui disparut dans la nuit.