J´avance dans la rue,
Par une fin d´aprés midi d´été,
Décontracté,les bras nus,
Une légere brise me caressant le visage
Le soleil éclaire la ville d´une faible lueur orangée
Soudain,au coin d´une rue,le doux chant des oiseaux laisse place aux sirénes des secours
Une épaisse fumée s´échappe d´un immense trou beant a la place du mur d´un restaurant
Un attroupement se forme aux alentours
Je cours,cela semble grave
Me voila au milieu de ces chiens galeux,
Je les pousse,pour finalement étre devant
Le beau restaurant,aux magniques décorations,n´est plus que poussiéres et désolation
Les panachés de couleurs,les teintes de bleu,se sont transfomées en noir cendreux
C´est alors,qu´ un brancard s´avance dans l´allée que forme ces cloportes,un drap sur une silhouette énigmatique...
La fine brise,se métamorphose tout a coup,en une rafale de tous les diables
Le linceul de fortune s´evanouit alors,pour nous laisser face a une vision de cauchemar,insupportable
L´étre fantomatique est en fait un corp calciné,statique
Deux crevasses sans fond a la place des orbites,des miettes pour la cage torassique
Un bras menquant,et l´autre plein de sang
Il m´est impossible de regarder cette chose une seconde de plus !
Je détourne alors mes yeux,pour enfin me fixer sur un tas de détritus
Aprés constatation, je me rend a l´évidence,il ne s´agit pas de morceau de mur foutu
Mais bien de corps,entassés les uns sur les autres
Ces corps sont déchiquetés,démenbrés,un liquide noiratre coulant de leurs orifices
J´écarte tout le monde,pour me rendre dérriére l´ambulance
Je rend a n´en plus finir...j´ai l´impression de vomir mes tripes et mes boyaux
Je ferme les yeux,accablé par ce spéctacle
A bout de force,je m´étale de tout mon long sur le sol,écoeuré a l´idée de savoir
Comment une vie s´envole aussi abruptement qu´elle peut apparaitre
J´ai alors une tout autre vision du monde face a moi
Tout mes membres tremblent,malgré la chaleur qui se dégage du bitume
Mon univer se déforme,pour finallement s´écrouler sur tout mon étre
J´ai l´impression que mon âme s´évapore,tel de la brume
Je ne crois plus en rien, je n´est plus rien a faire là
Un sommeil comateux m´enveloppe,et je rêve
Mais ce sont des visions brévent
Et je vois apparaitre une étrange personne,qui m´approche,les pas pleins de lenteur
Grande et imposante,sans visage,les mains jointent sur son coeur
Gagnant du terrain, je recule de l´inconnu
Il me ratrape,inévitablement, je vois alors,que du sang coule de sa poitrine pérforé
Et je me rend compte,que cet inconnue n´est autre qu´une image de moi-méme
Peu a peu,mon visage prend forme,dans ce reflet...sa plaie rougeatre,et mintenant complétement refermé
Je reprend conscience,tant bien que mal,le visage bléme
Mais c´est alors,que je vois deux enfants jouer dans le coin de la rue,tout proche de l´ecatombe
Un mince rayon d´espoir renait en moi
Il faut que je chasse de moi toute idée sombre
Je me reléve péniblement,et j´apperçois des arbres,des oiseaux,des enfants...
Il faut me faire une raison...la Mort,n´est autre qu´un complément de la Vie
Bien que difficile a accepter,elle est omniprésente,nous suit comme notre ombre
Personne n´échappe a la finalisation de notre éxistence,tant qu´il y aura de la vie,il y aura la mort
Voila.Rien et réel,si ce n´est la detresse en certaines periodes.