~#CHAPITRE 15#~ Découvertes
Et, sous deux paires d’yeux ébahis, la silhouette d’Owen apparut dans l’embrasure de la porte. Ratchet et Dock n’eurent le temps que de se cacher dans un petit renfoncement sombre, creusé dans le mur. Owen passa devant eux sans les voir et passa la porte. Ratchet se pétrifia d’horreur lorsqu’il l’entendit parler aux deux gardes comme si elle les connaissait depuis longtemps.
-Owen- : Laissez moi passer vous deux ! J’ai rendez-vous avec le patron.
-Garde 1- : Nous…savons…mademoiselle. Le…boss…nous a…prévenus…ce matin.
Mais à peine eut il fini de parler que la porte derrière les gardes s’ouvrit brutalement, et la silhouette de Vox se dessina derrière eux.
-Vox- : Inutile de vous impatienter chère ami, nous allons poursuivre cette conversation dans mon salon privé…Je vous offre un café ?
-Owen- : Volontiers, chef, je vous suis…
Chef ? Owen était donc employée par ce Vox ? Ratchet ne pouvait le croire…mais tandis qu’il pensait, il vit passer les deux personnes devant lui, tandis que les deux gardes les escortaient, deux mètres derrière eux, pour ne pas paraître trop indiscrets.
-Ratchet- C’est le moment !
Après que tout le monde eut refermé derrière soi la deuxième porte, Ratchet et Dock surgirent de leur cachette, et prirent la direction du bureau personnel de Vox.
Aucun des deux hommes ne parlait, trop occupé par la pensée qu’Owen puisse être mêlée à tout ça.
Les gardes avaient refermé la porte derrière eux et Dock remercia le ciel de lui avoir fait penser à emmener l’un des bracelets du garde qu’il avait assommé.
Ils déverrouillèrent la porte et se glissèrent silencieusement dans la pièce qui était juste éclairée par les lumières des écrans de veille des ordinateurs, qui représentaient, en rouge et or, les armatures « DZ » de la Dreadzone. Ils se faufilèrent alors silencieusement, en prenant bien soin de refermer la porte derrière eux. Aucun gardes, aucune caméra de surveillance, apparemment, Vox tenait absolument à ne dévoiler ses plans à personne, c’était sans doutes pour ça qu’il avait invité Owen à prendre un café dans une autre pièce, pour éviter qu’elle ne rentre ici et ne découvre quelque chose qu’elle n’aurait pas du, même si, de toute évidence, elle en savait beaucoup plus que ce qu’elle ne montrait.
Dock et Ratchet se séparèrent et se mirent en quête d’informations papier à emporter. Mais ils s’aperçurent vite qu’hormis les ordinateurs, il n’y avait aucun document de valeur.
Ils s’approchèrent chacun d’un poste, et commencèrent leur fouille.
Pendant plusieurs minutes, personne ne parla. Puis, enfin, Dock cria ;
-Dock- : Ca y’est ! Regarde ça –dit-il à Ratchet qui s’était approché-, les plans complets de la Dreadzone ! Je vais les imprimer, ça peut toujours servir !
Et, ils se remirent à leur recherches, ponctuées par le bruit de l’imprimante qui travaillait.
Enfin, après quelques minutes, Ratchet trouva ce qu’il était venu chercher.
-Ratchet- : Dock, vient, je crois que j’y suis…
Dock regarda l’écran.
« Projet Vox, page 1/6 »
-Dock- : Vas-y, ouvre !
Ratchet double-cliqua sur l’icône, et un document contenant 6 pages de textes traitées manuellement s’ouvrit.
Les deux compagnons entendirent alors un bruit de porte, en direction de la porte.
Affolés, Ratchet imprima tout le dossier, s’empara des feuilles qu’il plia et glissa soigneusement dans une de ses poches, et ils sortirent, refermant la porte.
C’était Vox, qui revenait seul à son bureau.
-Vox- : Satanés gardes, il doivent avoir un défaut de fabrication pour être attirés par l’alcool comme ça. J’ai été obligé de les amener à l’infirmerie pour qu’ils cuvent tout ce qu’ils ont ingurgité. Ca fait que le couloir sera sans surveillance pendant 5 minutes, le temps que les remplaçants arrivent. Dans leur cachette de fortune du couloir, Ratchet et Dock se regardèrent, et une fois Vox rentré dans son bureau, pendant que les deux gardes, revenus à leur poste près de la porte la fermaient, ils se glissèrent par la porte intermédiaire des deux couloirs, et reparurent dans la salle aux boissons.
Ils retrouvèrent facilement le chemin de retour, et furent contents de voir que les gardes des portes ne faisaient sans doutes que dormir dans la journée, si bien qu’ils purent rentrer dans leur chambre sans attirer l’attention sur eux.
Ratchet avait gardé le dossier, en 6 pages serré contre sa main pour éviter qu’il ne tombe pendant le trajet, et le papier avait évidemment froissé au cours de sa course ;
Il le déplia tant bien que mal, et l’étala sur le lit.
Peu de temps après, son visage avait blêmi…