LES POISSONS
La constellation du poisson se situe entre celle du verseau et du bélier.
La légende du poisson aurait pour origine Venus et Cupidon qui étaient amants.
En effet, un jour, ils seraient metarmophosés en poissons afin d´échapper à Typhon, un montre horrible qu´il devait semer.
Typhon etait l´ennemi des dieux et ne sera blessé que par Zeus avec ses coups d´éclairs. Il sera par la suite ensevelli sous une montagne et deviendra un volcan.
Ce monstre a aussi donné son nom au typhon qui en grec signifie tourbillon.
Le poisson est une constellation qui représente l´eau mais aussi la vie et la fécondité. Et si ils sont deux, c´est par image de prospérité et d´union.
Les Poissons où l’eau de fécondité
Douzième et dernier signe du Zodiaque (19 février-20 mars), les Poissons émergent juste avant l’équinoxe de printemps, quand l’eau des pluies diluviennes et des crues hivernales prépare la terre à la grande fête du Renouveau. Ils sont par excellence, l’emblème de l’élément eau dans lequel ils vivent. Symboles de fécondité et de sagesse, ils restent cachés, silencieux, dans les profondeurs de la mer dont la force sacrée les pénètre. Dormant dans les lacs ou voyageant à travers les rivières et les fleuves, ils donnent la pluie, l’humidité, l’inondation et déterminent ainsi la fertilité de la terre.
Préfigurant les Eaux supérieures et le Monde intérieur, ils illustrent le passage de la particularité à l’indifférence initiale. L’eau des Poissons dissout et engloutit dans un déluge rédempteur et compose la masse informe et anonyme de l’immense Océan où tout finit par s’écouler. Elle diffuse, dilue, enveloppe, fusionne et purifie. Elle est eau indistincte, indifférenciée, confuse et infinie, principe d’amplification, de dissolution et d’intégration universelles. Elle est marée du grand Univers, à qui appartient et où participe, comme la goutte d’eau agrégée à l’océan, la communauté de tous les Hommes de la terre. Caractérisé par deux poissons accolés en sens inverse et dont les bouches sont reliés par un cordon, ce signe dominé par le maître Jupiter et le puissant Neptune évoque le psychisme, un univers intime, secret en communication avec la Divinité, le réceptif et le sensible mais aussi l’inconsistance, la perméabilité, l’impressionnabilité et l’émotivité débordante. Associée à la naissance et à la restauration cyclique, ensemencée par les sécrétions intimes de ces habitants, l’eau accueille à sa surface la manifestation du sacré. De cette eau angoissante où tout se confond et se mélange, où se noient les égoïsmes et les individualités, où s’effacent les particularismes et les différences, où l’esprit se dédouble, se cherche, se perd pour mieux se retrouver, va jaillir l’idée du Sauveur et l’instrument de la Révélation. Le poisson devient nourriture spirituelle, aliment du repas eucharistique et image du Christ vivant. L’eau transcendantale et lustrale montre à l’être humain la manière dont il doit se conduire. Débordant de lui-même, oubliant les limites étroites de son existence personnelle et ses petites préoccupations quotidiennes, l’Homme-poisson, ouvrant son coeur au monde qui l’entoure, appréhende, du fond d’une conscience uniforme et multiple, une valeur qui le dépasse et lui montre la voie d’une vérité universelle où s’inscrivent les fils de sa Destinée. De l’ère des Poissons qui s’achève, va éclore le "Nouvel âge", l’âge d’or d’une humanité réconciliée.
LE SCORPION
La constellation du scorpion est située dans l´hémisphère austral. Elle est située à l´ouest de la balance et à l´est du sagittaire. Plusieurs de ses étoiles sont très brillantes. Antares est la plus lumineuse de toutes.
Cette constellation est liée à la légende d´ Orion. Orion expert chasseur était doté d´une grande force et d´un grande beauté. Il avait la particularité dit t-on, de pouvoir marcher sur l´eau.
Orion eut un jour la mauvaise idée de couritser Artémis qui en fût offensé et fit sortir de la terre un scorpion qui le piqua.
La déèsse, reconnaissante vis à vis du scorpion, le transforma en constellation.
Le scorpion symbolise l´endurance et combativité.
Le Scorpion ou l’eau trouble des profondeurs
Huitième signe du zodiaque (23 octobre-21 novembre), le Scorpion naît au milieu de l’automne, lorsque l’été n’est plus qu’un souvenir jauni que le vent fait tomber des arbres et lorsque la nature dépouillée, les êtres et les choses se préparent à rentrer frileusement dans la nuit froide de l’hiver. C’est le retour au chaos de la matière brute et inerte, le sommeil glacé d’où jaillira la prochaine illumination et le renouveau du printemps. C’est le signe de l’entre-deux. Entre l’eau originelle de la source du Cancer et l’eau rendue de l’océan des Poissons, l’eau du Scorpion, profonde et silencieuse, sombre et redoutable, symbolise à la fois la stagnation, la macération, le pourrissement, la mort et la désagrégation. Eau noire, à la limite de la putréfaction, elle décompose toutes choses par ses fermentations organiques, désorganisant l’univers et ses créations, rongeant, par un instinct de destruction, le Grand Oeuvre de la vie. Arachnide dangereux, maléfique et fatal, qui vit caché dans l’eau stagnante ou la terre humide, fuyant la lumière, le scorpion ou scarabée est doté d’un dard empoisonné qu’il projette pour se défendre sur le monde extérieur ou se pique lui-même quand il se sent acculé. Il meurt ainsi ou s’endort seulement, le temps de laisser le danger s’écarter. Ce signe gouverné par le guerrier Mars et le ténébreux Pluton, évoque aussi la résistance, la dureté, le combat, les forces obscures et souterraines, la volonté de puissance et de domination. L’eau trouble des profondeurs de la terre et de l’être évoque un univers caché, souterrain, aux valeurs sombres et manipulatrices, aux instincts pervers et inquiétants. C’est le règne de l’eau croupissante, des pleurs, des drames et des tourments, de l’eau amère de l’angoisse de vivre, des cauchemars et des détresses, de l’eau effrayante des ténèbres, des ombres fantomatiques, des gouffres de l’enfer, de l’eau trouble des désirs inassouvis et des puissances mystérieuses et incontrôlées. Cette eau, qui assoiffe de vie sans désaltérer, dessine, dans les profondeurs de l’inconscient, une danse débridée où se mêle avec frénésie, la Création et la Destruction, la Mort et la Renaissance, la Damnation et la Rédemption. Centre de macération intense où se déchiffrent nos karmas répétitifs, elle porte cependant en elle la source de régénérescence. De cette eau noire, comme la lumière, jaillira la révélation d’une autre lumière intérieure et occulte. La trace d’un chemin initiatique, qui, en dehors des autoroutes convenues de la stérile Raison, sur les sentiers incertains de l’inexplicable et du non-dit, sensibilisera la conscience aux manifestations de l’intuition, ouvrira la porte à un monde interdit. L’eau ainsi purifiée et illuminée par sa propre lumière enfin redécouverte, transforme le scorpion infernal en scarabée sacré, image du soleil qui renaît de lui-même, de Dieu qui revient.
valaa