je m entraine sans relache sous les ordres de mon maitre dum pour t affronter leon
allez encore un passage de siddartha pour te faire entrevoir la lumiere et la sagesse de bouddha: aujourd hui c sur la vie de bouddha
La vie du Bouddha
La vie du Bouddha chevauche les 6e et 5e siècles d´avant l´ère chrétienne : elle se situe grosso modo entre 560 et 480 [1]. Siddhârtha Gautama, pour l´appeler par son nom, naquit au Népal, près de Kapilavastu, dans une famille appartenant à la caste des kshatriya [2] : disons une famille princière, mais dans le cadre modeste d´une petite principauté de l´Himalaya.
Comme il est fréquent dans l’histoire des religions, la légende s´empara de sa biographie pour en sublimer les moindres traits : c´est à l´abri de toute relation sexuelle, dans une chaste retraite, que sa mère l´a conçu ; l´accouchement lui-même tient du miracle ; et dès son jeune âge, Siddhârtha manifeste par des prodiges sa destinée extraordinaire.
Son père néanmoins, désireux de le maintenir dans les bornes classiques d´une vie sans problèmes, l´entoure de luxe et de confort. À l´âge de seize ans, le prince Siddhârtha contracte mariage ; il en aura un fils, Rahula, qui sera plus tard un de ses adeptes. Mais le bonheur paisible et les joies familiales ne suffisent pas à retenir Siddhârtha : un jour, il décide de quitter sa famille, ses biens, ses richesses, pour mener une vie d´ascète plus propice à la découverte de la vérité dont le souci le tourmente. Et c´est aux environs de Bénarès qu´au cours d´une nuit mémorable, il accède à l´éveil suprême, à la parfaite illumination : d´où son surnom de buddha, participe passé d´un verbe sanskrit [3], qui signifie : éveillé, éclairé ; le bouddha Cakyamuni [4], dit-on parfois, car l´éveillé, originaire du clan des Çakya, est devenu ascète (muni).
Le contenu de cet éveil, de cette illumination, allait faire l´objet d´une prédication à laquelle le Bouddha consacra toute sa vie, dans une aire géographique limitée à la vallée du Gange. Cette prédication eut pour premier effet d´attirer des recrues, des vocations pour son ordre de moines mendiants, tels que l’Inde en connut un grand nombre, puis, par un effet d´irradiation, de donner l´élan à une religion qui, de proche en proche, finirait par gagner tout l´extrême-orient : Ceylan, Birmanie, Thailande, Cambodge, Laos, Vietnam, Indonésie (jusqu´au XVe s., avant la conversion à l´Islam), Chine, Corée, Japon, Tibet, Mongolie... Ainsi le bouddhisme devenait une des trois grandes religions universelles, pouvant rivaliser avec le christianisme et l´islam.
Mon propos est donc de mettre en lumière les bases philosophiques essentielles du bouddhisme. Mais il me faut au préalable parler brièvement de la religion spécifiquement indienne, qu´on appelle le brahmanisme ou l´hindouisme [5]. Car sur certains points, le Bouddha s´inscrit dans le droit fil de la pensée traditionnelle, et l´on ne peut comprendre son message qu’en se référant à celle-ci ; sur d´autres points au contraire, il accuse de telles divergences, qu´il fut jugé comme hérétique par les tenants de l´hindouisme.