lisez ca les gars!Je c bien kil faut raler!Mais on risque d´enlever a Lens ce kil lui reste!C a dire son public!!!!!
Ce fut le coup de grâce. L´élimination de Lens, mardi en quart de finale de la Coupe de la Ligue par Saint-Etienne ( 0-3) a été de trop pour le public de Bollaert, en crise et qui a dépassé son degré de contestation habituel. L´heure est au déchirement entre l´équipe et ses supporters.
C´en est trop. Comme une maîtresse trompée, Bollaert a cassé la vaisselle, mardi soir, alors que Lens s´inclinait sur sa pelouse face à Saint-Etienne, en quart de finale de la Coupe de la Ligue ( 0-3). Des piles entières d´heures glorieuses brisées de rage, des placards gonflés de titres de " meilleur public de France" vidés de leur substance.
La déception, la rage, la colère. Au point de saborder les derniers sentiments. Pour la première fois en 17 ans, parole de Gervais Martel, on a vu le public tenter d´envahir la pelouse. Quelques énervés ont franchi les barrières, repoussés illico par la sécurité. En douceur, presque rien qu´avec des mots. Parce qu´on est à Lens, quand même, et que cela ne se fait pas d´agir dans la violence.
" Ils ne vont pas chanter l´Ave Maria"
En cours de match, il y eut aussi des sifflets, des appels à la démission de Joël Muller, après le 2e but des Stéphanois. " Ils sont énervés et je me doutais bien qu´ils n´allaient pas chanter un Ave Maria" persiflait Gervais Martel, le président du RC Lens. " Tout ce que je peux leur dire, c´est qu´on ne fait pas exprès de perdre chez nous. Je comprends parfaitement leur déception, mais elle ne justifie pas les débordements face auxquels je resterai extrêmement vigilant".
A dire vrai, les débordements ne furent pas teintés de cette agressivité qu´on retrouve dans d´autres tribunes de l´Hexagone et ils ne firent pas peser la même menace. Cette tentative d´envahissement de la pelouse reste, pour autant, un événement fort dans la vie du club artésien, peu rôdé à ce genre d´incident. Et stigmatise du coup cette tendance très actuelle qu´est la pression du public sur les instances dirigeantes des clubs.
La tête de Muller
A Marseille, c´est le Vélodrome qui décide du renversement d´un entraîneur. A Paris, on négocie à coups de banderoles, de fumigènes, de silences assourdissants. Bollaert, frustré et déçu par les résultats calamiteux de son équipe, se sent peut-être investi du droit de réclamer, d´imposer. Et exige une tête. Celle de Joël Muller. Réponse du président : " Ce n´est pas une réaction que je qualifierais de logique, mais il fallait s´y attendre ( ...) J´espère que Joël aura le mental pour redresser la tête, et faire face."
Pioché sur un site de supporters lensois : " Oui c´est bon la honte. Nos joueurs l´adorent. Ils aiment se faire humilier devant leur public. Ils aiment se faire ridiculiser devant la France entière ( ...) Et pendant ce temps, nous, simples supporters amoureux depuis toujours de ce club, n´avons qu´à attendre la fin de saison et la venue d´un vrai entraîneur". Plaidoyer d´une maîtresse trompée devant le juge aux affaires familiales. En foot aussi, on se sépare plus facilement qu´avant. Même entre amoureux de toujours.
Le rouge au front
Bollaert est fâché et les joueurs, comme des amants pris en faute, ont le rouge au front. Pourra-t-on recoller les morceaux ? Peut-être à Lille, en 16e de finale de la Coupe de France, début février. Peut-être avant, contre Lens et Strasbourg, à la maison, fin janvier. Peut-être après, peut-être l´an prochain. Tout dépendra aussi de la capacité de Bollaert à se maîtriser et à accepter que le sport est une science inexacte.
Ce qui est sûr, c´est qu´il faudra du temps. Des victoires surtout, des conquêtes, des preuves d´amour. Mais leur histoire est si belle qu´elle mérite bien quelques efforts...
Eurosport - F.P.