INTERVIEW D´ARUNA A UN QUOTIDIEN BELGE SI CA VOUS INTERESSE
Aruna: «Je suis belge!» ( 06/07/2005)
© Photonews
L´Ivoirien, qui fait étape à Lens, n´oubliera pas son pays d´adoption
LENS Aruna, vous voilà donc arrivé à Lens. Première impression?
«Comme chaque joueur qui arrive dans un nouveau club, je suis un peu impressionné. Ce n´est pas évident car tout le monde t´attend, te regarde. Mais j´ai été très bien accueilli. Jérôme Leroy m´a servi de chauffeur pour arriver jusqu´ici, au centre d´entraînement de La Gaillette, car je ne connais pas encore très bien le chemin. J´ai déjà eu l´occasion de discuter avec Carrière, Dagui ( NdlR: Bakary, son compatriote et nouveau coéquipier chez les Sang et Or) et pratiquement tous les joueurs.»
Dix jours de vacances à peine, c´est un peu court avant de relever ce nouveau challen- ge?
«Ces vacances passées en Côte d´Ivoire avec ma famille m´ont permis de recharger mes batteries. De penser à tout autre chose que le foot. Maintenant, je suis prêt pour ce nouveau défi. J´espère être prêt pour le match retour de la Coupe Intertoto, dimanche, en Pologne. Je ne veux pas précipiter les choses mais si je me sens prêt, je me mettrai à la disposition du coach.»
La Coupe Intertoto... alors que vous auriez pu disputer la Ligue des Champions avec Anderlecht. C´est la première fois que vous vous exprimez sur ce transfert: pouvez-vous nous expliquer votre choix?
«C´est marrant mais l´Intertoto, c´est la seule compétition à laquelle je n´ai jamais participé ( sourire). J´ai fait mon temps au Sporting. La C 1 n´était plus une priorité. Je l´ai dit et redit: je voulais évoluer au sein d´un grand championnat. Me frotter à des adversaires plus coriaces. Quelque part, le club était secondaire. Parfois, il faut pouvoir faire un pas en arrière pour en faire deux en avant... Attention, je ne sous-estime pas du tout Lens, qui est un grand club, très ambitieux. Ici, j´ai trouvé les conditions idéales pour gravir un échelon supplémentaire dans ma carrière. Et puis, si on termine dans les trois premiers, on jouera aussi la Ligue des Champions.»
Vous êtes déjà passé par Anderlecht depuis l´officialisation de votre transfert?
«Non, j´étais en équipe nationale, puis en vacances. J´ai juste eu Lamine Traoré et Pierre Leroy au téléphone. C´est difficile de quitter un club après cinq saisons. Mais je reviendrai de temps en temps en Belgique, ce n´est pas loin. Et puis, je suis belge, vous ne me chasserez pas comme ça! ( Sourire.) J´ai tout connu à Anderlecht. Des hauts et des bas. Je suis parti en bons termes, après avoir tout gagné: titre, Soulier d´Or, Footballeur pro, Soulier d´Ébène, etc. J´aurais préféré partir en beauté, il y a tout juste un an. J´ai tout fait pour mais cela ne s´est pas fait. C´est du passé, je ne veux plus en parler... Cette fois, je suis parti et satisfait de mon passage à Bruxelles. Je suis fier de ma carrière et j´espère encore vivre d´aussi beaux moments avec Lens.»
Dommage ce carton rouge lors de votre dernier match en Belgique...
«En effet. Si j´espère trouver des meilleurs arbitres en Ligue 1? On trouve des cons partout. J´en ai croisé en Belgique. Comme lors de ce match à Bruges ( NdlR: l´arbitre était M. Gumienny). On ne règle pas ses comptes sur le terrain. Mais je ne lui en veux pas, il n´en peut rien s´il est mauvais. En tout cas, je ne vais pas critiquer la Belgique à cause d´un con.»
Vous connaissiez bien Lens?
«Je suis footballeur pro: je connais la plupart des grands clubs. Je me suis renseigné et tous les échos que j´ai eus ont été très positifs. En France, je vais trouver une autre culture et un championnat qui possède plus de grandes équipes et donc plus de matches au sommet.»
Un objectif personnel?
«Je le tiens pour moi. Mais je veux tout gagner et aider l´équipe à finir le plus haut possible.»