C´est au tour de Raymond Domenech de se confier :
Raymond Domenech, quel est l´objectif de ce premier match de l´année ?
Je veux simplement que l´équipe montre encore un peu plus et un peu plus longtemps cette envie qui l´avait caractérisée contre la Pologne. C´est le plus important. Montrer de l´envie, de la combativité de la solidarité, ce qui fait une équipe et ce qui fait que le public repart du stade en disant « C´est bien, les joueurs montrent quelque chose ». L´objectif, c´est de faire plaisir au public. De lui donner quelque chose, sans calcul.
Redoutez-vous une défaite à un mois et demi des matches importants contre la Suisse et Israël ?
Je ne raisonne pas en termes de victoire ou de défaite. Je raisonne en termes de construction d´équipe. On avance. Et il faut rajouter toujours quelque chose en plus. Les bilans, on les fait après. Il y a tellement eu d´exemples, dans le football, où on a fait un mauvais match de préparation et puis on est bien au match suivant, ou au contraire on a fait des bons matchs de préparation et, au premier match, on passe à travers. S´il y avait une règle évidente... Quoi qu’il arrive, tout ce qui m´intéresse, c´est l´envie. Après, je ne vais pas m´attacher au résultat. Il n´est pas encore la base du jugement.
Comme contre la Pologne, Fabien Barthez est forfait, c´est donc Grégory Coupet qui va débuter. La hiérarchie est-elle figée au poste de gardien de but ?
Figée ? Je ne sais pas ce que ça veut dire. La hiérarchie est établie, oui. Pour, comme disait Fernand Raynaud, « un certain temps ». Pour le moment, c´est comme ça. Et c´est bien que ça fonctionne comme ça. Tout le monde sait où il met les pieds et pour un gardien de but, ces certitudes sont vraiment nécessaires. On ne peut pas mettre le feu, la concurrence, même si on peut dire qu´ils sont très proches l´un de l´autre. Mais il y a une hiérarchie qui est, pour le moment, établie.
Propos recueillis par l’AFP