PREMIERE RENCONTRE:
Mes vacances viennent de se terminer. J´ai passé un séjour magnifique, tout va pour le mieux en ce moment pour moi. Dès mon retour, je contacte les dirigeants du club d´Eindhoven. Je leur explique clairement que j´ai eu une conversation téléphonique avec un membre du FC Séville et que je vais me rendre en Espagne afin de les rencontrer. Ma décision est prise. Qui ne tente rien à rien. Et je peux dire que les dirigieants néerlandais ont tout tenté. Pour eux, je devais rester aux Pays-Bas. Ils étaient prêt à augmenter mon salaire de plus de 60 %, de me donner un contrat en or. Je leur expliquais que ce que je voulais, ce n´était pas de l´argent. Ce que je voulais, c´est de construire ma propre équipe avec mes propres décisions. Je voulais sortir de l´ombre dans laquelle j´évoluais depuis trop longtemps pour moi. Bien sûr, il n´était pas question de remplacer Hiddink qui faisait un travail remarquable avec le PSV. Ce n´était pas la question mais pour moi, j´avais l´impression que j´avais tout donné au PSV et que maintenant, je devais me lancer vers de nouveaux défis.
Le 1er juin, je pris l´avion pour Séville. Bien entendu, j´avais rappeler Ramon Perez et tout était déjà réglé pour mon entrevue avec les dirigeants sévillans. Mon vol se passait sans encombre et au plus les minutes passaient au plus je sentais une pression sur mes épaules. Il y avait bien longtemps que je n´avais plus eu pareille impression. J´avais l´impression d´avoir une boule dans le ventre qui grossissait, comme si je me présentais pour décrocher mon premier emploi. Dans un sens, c´est un peu ça. Je vais devoir me " vendre" moi-même afin de décrocher mon premier emploi comme entraîneur. Si les négociations aboutissaient, j´avais quand même une chance incroyable. Mon premier poste serait dans une grande équipe respectée en Espagne. D´un autre côté, je n´avais pas droit à l´erreur non plus. Si je me plante à Séville, je peux faire une croix sur une carrière d´entraîneur ou bien je trouverais des postes dans des petits clubs en division inférieure et une fois de plus, je serai retombé dans ce que je voulais quitté: évoluer dans l´ombre des " grands". Que ce soit un entraîneur ou un club, c´est le même combat pour moi. Ma femme m´avait laché une petite phrase assassine avant mon départ pour Séville qui maintenant, me faisait réfléchir. Elle m´avait dit: " Si tu pars pour la notoriété, va te ballader en caleçon dans la Ferme Célébrités et tu l´auras gagné ta notoriété!" Dans un sens, elle n´avait pas tort. Pourquoi faire tout ce chemin prendre le risque de me retrouver sans club alors qu´en signant pour une chaîne de télévision, je peux être adulé par un pays tout entier. Mais bon, ce que je voulais, c´est d´avoir la joie de dire: " ce succès c´est le mien!", pouvoir prendre des décisions et avoir mon mot à dire sur ce que je trouve mauvais dans une équipe. Et si vraiment j´ai envie d´avoir une forte notoriété, je me mettrai en caleçon sur le banc de touche...
A ma sortie de l´aéroport, une Seat Leon rouge avec des autocollants " Sevilla FC" sur les portières attire mon attention. Il y a deux hommes d´une quarantaine d´année qui observent les passagers sortir de l´aéroport. Je me dirige vers eux et font de même. Je sers la main à Ramon Perez qui parlent très bien le Français. L´homme qui l´accompagne est Luiz Maneiro, l´actionnaire principale du club. Je prends place dans la voiture et je fais route vers le Stade de Séville en compagnie de " Monsieur " Multilangue" Perez" et " Monsieur " Abramovitch" Maneiro". Dans la voiture, la conversation tourne autour du FC Séville bien entendu et après une demi-heure de route, j´aperçois le Stade du FC Sevilla.
" Ramon Sanchez Pizjuan, c´est le nom de notre stade. Il a été inauguré en 1958 et a une capacité de 45 500 places". Voici les phrases de Perez à mon arrivée au Stade. Magré son âge, l´architecture du Stade est tout simplement magnifique. Il est impressionnant dans la très belle ville de Séville. En attendant l´arrivée du président du club sévillan, Perez et Maneiro décide de me faire une petite visite du stade, des infrastructures. Durant cette petite visite, je me permets de poser une question qui me taraude depuis longtemps: " Monsieur Perez, pouvez-vous me dire pourquoi Séville veut de moi comme entraîneur alors que je n´ai aucun palmarès?". Alors que Perez s´apprêtait à me répondre, il est interrompu par Maneiro, l´actionnaire principal du club: " Parce que Séville a besoin d´un homme de votre trempe pour se relancer". Je suis un peu stupéfait de voir Maneiro prendre position comme cela. En effet, durant le voyage, il était plutôt silencieux, très taciturne. Cette prise de position me fit prendre conscience d´une chose. Apparament, à Séville, tout le monde ne voulait pas de moi... Le portable de Perez sonna. C´était la secrétaire qui nous informait que le président du FC Séville nous attendait dans son bureau. J´arrivais non pas dans un bureau, mais dans une immense salle de réunion. Monsieur Perez me présenta: " Monsieur Del Nido, je vous présente Monsieur Montoya. Notre, peut-être, futur entraîneur. Monsieur Montoya, voici le président du FC Sevilla, José-Maria Del Nido". Après une prise de connaissance et un café partagé entre les actionnaires, la direction et moi-même, Mr Del Nido décidait de prendre congé de tout le monde afin de me parler en privé et de parler " affaires". Seul Maneiro assistera à cet entretien". Mr Del Nido prit la parole:
- Monsieur Montoya, je vais être franc avec vous. Nous vous avons choisis car pour nous, votre talent est indéniable.
- Merci Mr Del Nido mais j´aimerais savoir comment pouvez-vous juger mon travail alors que je ne suis qu´adjoint?
- Mr Montoya, nous avons diverses personnes qui travaillent ici afin de découvrir de nouveaux joueurs. Sachez que ces personnes peuvent également nous donner des informations sur les entraîneurs!
- Merci Mr Del Nido mais pourquoi moi? Personne ne me connait ici alors que vous avez sur le marché des entraineurs qui n´ont plus rien à prouver.
- Justement, c´est pour ça que nous vous avons choisis. Vous avez tout à prouver et Seville a encore tout à prouver aussi. Il sera dur pour vous de vous faire accepter par les supporters et par la presse. Sachez qu´en Espagne, elle n´est pas tendre. Votre seule arme pour convaincre, ce sont les résultats et nous, ce que nous voulons, ce sont des résultats!
( Mr Maneiro prend la parole...)
- Vous avez Mr Montoya, il y a eu deux tendances à Séville. Un avant Reyes et un après Reyes. Le public nous a pas pardonné le départ de leur chouchou. Il était la pièce maîtresse ici et l´équipe a eu beaucoup de mal à se redresser après son départ pour Arsenal. Nous avons su, par chance, décrocher une place en Coupe UEFA mais nous savons que cette équipe devra se battre pour obtenir une place honorable en championnat. Tout à reconstruire ici.
- Je comprends très bien et je me sens prêt à relever le défi. Maintenant, je dois encore réfléchir et régler la rupture de mon contrat avec les dirigeants hollandais. Vous savez, je suis encore sous contrat avec Eindhoven.
( Mr Del Nido reprend la conversation)
- Nous le savons Mr Montoya. Notre club s´est déjà entretenu avec votre employeur actuel. Sachez qu´à Séville, tout sera fait dans les règles et que nous payerons l´indemnité de transfert si la direction et les actionnaires décident de vous nommer comme entraîneur.
- Je vous remercie Mr Del Nido. J´espère vous revoir très bientôt afin de commencer une collaboration prospère avec vous.
- Nous l´espérons Mr Montoya, nous vous rappellerons d´ici quelques jours pour faire part de notre décision.
Nous nous serons la main et je retrouve Mr Perez qui se fait un plaisir de me déposer à mon hôtel au coeur de la vieille ville.
Durant le trajet perturbé par les embouteillages, je sens que Mr Perez essaye de savoir ce qui s´est dit au cours de ma première rencontre avec Mr Del Nido. Je n´aime pas trop cette attitude, et je commence à comparer Mr Perez a une fouine qui essaye de savoir tout avant tout le monde. Un véritable mêle-tout comme on dit en Belgique. Mais bon, je ne lui en veut pas, je réponds juste à ces questions avec des " oui" ou des " non". Perez comprend très vite que ces questions me dérange. Il essaie alors de changer de conversation. " Vous restez longtemps à Séville?". je lui réponds: " Une dizaine de jour tout au plus". Très gentiment, il m´explique toute les curiosités à voir dans la ville, il me donne l´adresse des meilleurs restaurants et des lieux incontournable de la célèbre ville andalouse.
A mon arrivée dans l´hôtel, mon portable sonne. Il s´agit de Mr Westerhof, le président du PSV et toujours mon actuel patron. Bien entendu, il me demande comment c´est passé ma première rencontre avec les dirigeants andalous. Je lui réponds que cela s´est très bien passé et que je pense être sur une voie favorable à ma nomination à la tête de l´équipe. Mr Westerhof ne se cache pas. Il me fait part que le PSV serait très déçu de me perdre mais d´un autre côté, il serait content d´être le dirigeant du club qui aurait lancé ma carrière d´entraîneur. Au cours de la conversation, Mr Westerhof me dévoile le montant de " ma" clause libératoire: 2 millions d´euros. A l´annonce de ce montant, le ton change entre nous. Je m´emporte:
- Mr Westerhor, vous ne pensez pas que cette somme est un peu trop élevée pour un entraîneur-adjoint?
- Ecoutez Mr Montoya, vous les valez! Nous n´allons pas " donné" un entraîneur aussi doué que vous!
- Arrêtez avec vos " doué" et autres superlatifs, ce que je veux c´est du concret, pas qu´un homme me mette des bâtons dans les roues! Vous vous rendez compte du montant de cette somme?
- Oui Mr Montoya mais sachez que chez nous, tout le monde a un prix, c´est 2 millions ou bien rien du tout.
- Mr Westerhof, vous savez que je ne suis plus joueur pro depuis 6 ans?
- Bien sûr, que voulez-vous dire par-là?
- Il me semble que vous me confondez avec un joueur, je ne suis qu´un bête adjoint moi!
- Mr Montoya, vous êtes plutôt bien payé pour un bête...
- Je m´en fou de l´argent! Ce que je veux, c´est qu´on me laisse une chance de me lancer dans une carrière d´entraîneur et pas qu´on décidé de m´écraser si un président l´a décidé.
- Justement Mr Montoya, vous n´êtes pas libre, votre contrat finira en décembre 2007...
- Sachez Monsieur Westerhof qu´après cette conversation, vous êtes prié de ne plus me considérer comme un membre de votre club. Je ne vous pardonnerai jamais votre attitude vis-à-vis de moi.
- Vous n´avez aucun droit permettant d´annuler votre contrat, je vous le rappelle...
- C´est ce que nous verrons devant le tribunal du sport.
- C´est cela, je ne vous salue pas, je vous laisse.
- Fuck off...it´s my last word!
Voilà mon premier clash en 6 ans de carrière. Avec les excès des dirigeants néerlandais, mon arrivée à Séville, si tout se confirme est plus que compromise. Je ne peux accepter pareille situation. Je ne me suis jamais laissé faire et malgré mon jeune âge, mes actuels superieurs hiérarchiques vont me connaître sous mon mauvais côté. Avant toute chose, je décide de rappeler Mr Del Nido.
- José Maria Del Nido, buenos dias!
- Bonjour Mr Del Nido, Mr Montoya ici, j´ai à vous parler, c´est très important.
- Euh...oui, pas de problème, je vous écoute.
- Voilà, vous m´avez parlé lors de notre entretien de ma clause libératoire. Vous vous en souvenez?
- Oui tout à fait, quel est le rapport?
- Connaissez-vous le montant de celle-ci?
- Je vous avoue que nous et puis, pourquoi cela est-ce si important maintenant?
- Je tenais à vous prévenir qu´elle est de la " modique" somme de 2 millions d´euros. Mon président, Mr Westerhof, vient de me le confirmer...
- CARAMBA!
- Oui comme vous dites! Si ma nomination se confirme et que le montant reste inchangé, sachez que j´ai l´intention de porter l´affaire devant le Tribunal du Sport.
- Mr Montoya, calmez-vous. Je comprends votre désarroi mais nous essayerons de négocier avant tout. Vous devez comprendre votre président. C´est dur aussi poru lui de savoir qu´il risque de perdre l´un des artisans du succès de son club.
- Oui mais entre perdre quelqu´un et le contrôler, il y a une marge que je n´accepte pas. Enfin, je vais vous laisser et je vous prie de bien vouloir m´excuser de vous avoir dérangé.
- Il n´y a pas de problème Mr Montoya, je vous remercie, au revoir.
- Au revoir
Et voilà, alors que j´avais fait le plus difficile, voilà que ma hiérarchie se permet de me mettre des bâtons dans les roues. D´un coup, le PSV que je mettais sur un pied d´estale et auquel j´étais attaché n´est plus qu´un club où un président s´amuse avec vous. J´ai l´impression d´être un pantin. Je n´accepte pas d´être manipuler. Si je perdais ma place à Séville à cause de cette clause, ma revanche serait terrible. Pour moi, les lettres PSV prennent une autre signification. Fini le désormais célèbre " Philips Sport Voetbal" place au " Président Vénal Salopard" d´Eindhoven...Je décide de me reposer afin de me calmer. Je sens que si je continue à me prendre la tête, mes nerfs ne tiendront pas. De plus, la chaleurs étouffante de ce début juin ( + de 30°C) n´arrange rien.
c bien, c peut-être un peu trop long
continu comme ca
merci pour vos commentaires! ![]()
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continue c tout bon
Ouais continu, on veut la suite...
Dzolé JP mdr, quand j´ai vu la longueur j´ia pas lu ![]()
continue stp
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c´est bien écrit mais je prefere les storys plus réalistes, quand on commence vraiment avec un petit club. Les deux que j´ai fait, j´ai soit commencé en D2 finlandaise, soit en D3 belge
Je viens de lire les 2 gros post, le seul reproche que je peux faire ce sont les erreurs dans le " temps"
Le PSV gagne le LDC, tu percute Cavenaghi 6 ans plus tot, et ton contrat fini en 2007... En lisant tout ça en 10mn sa m´a fait bizarre c´est tout ![]()
Sinon sa commence bien j´attends de voir tes premiers résultats avec Séville
Génial, sublime, bravo. J´applaudis des deux mains. Chapeau, ca vaut Tanathonaute ca…
A kan la suite ?
la suite ? ?
c tres bien ! !!
la suite!!!
LE DENOUEMENT:
Le lendemain matin, je suis réveille par la sonnerie stridente de mon portable. Sur le coup, je pense que c´est ma femme qui veut prendre de mes nouvelles mais en décrochant, je reconnais la voix de Mr Del Nido:
- Oui, allô?
- Bonjour Mr Montoya, c´est Mr Del Nido. Vous allez bien?
- Oui ça va! Et vous?
- Très bien, je vous remercie! Je vous appelle car j´ai une très bonne nouvelle pour vous.
- Ah bon? Et quelle est cette nouvelle?
- Notre club s´est entretenu avec Eindhoven. Nous avons pu régler la somme de votre clause à 400 000 euros. Il s´agit du montant forfaitaire imposé par la FIFA.
- Je suis ravi de cette nouvelle Mr Del Nido et je vous en remercie mais, si je peux me permettre, cela veut dire que...
- Vous pensez à quoi Mr Montoya?
- Ben, vous venez de me dire que avez réglé mon transfert...
- Oui, vous avez tout compris Mr Montoya, vous êtes nommé à la tête de l´équipe du FC Sevilla! Je vous attends à 14h30 dans mon bureau afin de signer les divers contrats. Ensuite, nous organiserons une réunion à huis clos avec les têtes pensantes du club et d´ici deux jours, nous officialiserons votre nomination.
- Très bien Mr Del Nido, cela me convient parfaitement! A toute à l´heure.
- A plus tard Mr Montoya!
Et voilà, c´est quasi-officiel. Je viens d´être nommé à la tête de l´équipe. Bien que le président m´avait parlé d´une dizaine de jours de réflexion afin de prendre une décision, il ne lui aura fallu qu´une nuit pour me nommer. Honnêtement, je ne sais pas ce que j´ai fait pour les convaincre aussi vite. Enfin, je vais prendre une douche, me préparer afin d´être impeccable pour cet après-midi. Auparavent, je préviendrai mon épouse de l´extraordinaire nouvelle qui vient de tomber.
Il est 14h30 et je suis devant la porte du bureau de Mr Del Nido. Cela fait cinq minutes maintenant que j´attends. Je suis toujours très ponctuel. Mr Del Nido m´acceuille et je reconnais Mr Maneiro, l´actionnaire majoritaire et le staff de Séville est au complet. Je sens qu´il m´observe avec étonnement. Il faut dire qu´avec mon mètre nonante-huit, il m´est difficile de passer inaperçu. La conférence se passe à merveille. Le ton est agréable. Je signe un contrat de 3 ans avec le club. Mon objectif, pour ma première saison, est plutôt " simple": le staff me demande de décrocher une place honorable en championnat. En Liga, une place honorable se situe dans les 10 premiers. On me demande également d´aller le plus loin possible en Coupe UEFA, juste pour redorer l´image du club. Ensuite, on me laisse une totale liberté sur le recrutement. Le service financier m´accorde une enveloppe de 19,5 millions d´euros. Enfin, dans une heure, je rejoindrai mes adjoints sur le terrain d´entraînement et je serai présenté à l´équipe première. Pour l´anecdote, le club m´offre un bel appartement au coeur de Sevilla et je disposerai d´une voiture de fonction. Le club ayant un accord avec le constructeur Seat, il me sera possible d´aller prendre possession d´une Leon dans une dizaine de jours.
Maintenant que toutes les modalités du transfert sont réglées, je suis invité à prendre un toast avec tous les membres du FC Sevilla afin que nous puissions faire connaissance.
A l´heure du toast improvisé par la direction, je suis présenté aux différents membres du staff technique. Je fais plus particulièrement connaissance avec Jésus Caldéron, qui sera mon entraîneur-adjoint. Ce que je craignais, c´est que lui et moi n´ayons pas la même vision du football. Heureusement, nous étions d´accord sur un peu près tous les points que nous avions abordé durant notre discussion. Le lendemain matin, je rencontrerai la presse avant de diriger mon premier entraînement durant l´après-midi.
Nous voici donc au rendez-vous de mon premier entraînement. Le matin, la présentation à la presse fut sans surprise. Séances photos, questions-réponses concernant mes objectifs...la routine. Lors de ma présentation aux joueurs par Jesùs, je remarquais tout de suite la qualité qu´il y avait dans ce groupe. Esteban et Notario dans les buts étaient tout simplement excellent. La défense était solide bien qu´un peu vieillissante à mon goût. Je notai qu´une jeune recrue de talent ne ferait pas de mal à cette défense. Les milieux m´impressionnaient. Surtout deux Brésiliens: Renato et Jùlio Baptista. Quant aux milieux gauches, ils me décevaient un peu... Antonio Lopez encore trop jeune et Jésuli...bof, pas convaincant. Les attaquants Dario Silva et Antoñito ne sont plus à démontrer. Un autre joueur m´épate, il s´agit d´un milieu offensif: Fernando Sales.
Avec l´aide de Jésùs, je mets en place mon dispositif tactique, je parle aux différents joueurs. Ce premier entraînement ressemble plus à une séance de psychologie. Je montre aux joueurs que j´ai confiance en eux, j´essaie qu´ils me fassent confiance, bref, je noue des liens. L´entraînement se passe sans encombre. Le lendemain, Mr Del Nido, me remettra le calendrier de la saison et nous verrons le calendrier de nos matches amicaux. Ces matches seront décisifs pour moi, ils me permettront de juger le réel potentiel de mon équipe et surtout, de me faire une première opinion sur mon statut d´entraîneur. Avant de quitter l´entraînement, je souffle un dernier mots à mon groupe. Je leur dis:
- Les gars, demain, on reçoit le calendrier des matches amicaux. Je sais bien que ces matches ne sont pas forcément appréciés mais je vous demande de vous donner à fond durant ces matches. En effet, se sont eux qui me permettront d´établir mon onze de base. Si vous voulez une place de titulaire, montrez-moi que vous la méritez et que vous la gagnerez. Avec Montoya, on a beau s´appeler Zidane ou Dupont, il n´y a pas de star, ni de traitement de faveur. Tout le monde est sur le même pied d´égalité et votre place de titulaire, vous devez vous battre pour l´avoir. Ok les gars?
- Oui, coach!
Je ne suis pas ferme ou je n´applique et je suis encore moins un dictateur mais je n´aime pas me faire marcher sur les pieds. Pour moi, je leur dois le respect et ils me le doivent également. Je ne tolèrerai aucun écart de la part d´un membre de mon groupe. Comme je leur ai expliqué, il n´y a pas de star avec moi. Tout le monde est logé à la même enseigne. On joue au football car on aime le foot, avec moi, on ne joue pas au foot pour ensuite faire vendre de l´eau, des voitures et diverses babioles. A Séville, personne n´a encore sa place, tout le monde peut se retrouver dans mon onze de base. Voilà, je quitte mon premier entraînement, je salue mon adjoint Jésùs, je vais faire mon rapport à mon président, Mr Del Nido et ensuite, je rentrerai dans mon appartement et je planifierai la journée de demain.
GENIAL, continue comme ça ![]()
et suis aussi ma story, c pas aussi génial que la tienne, mais bon ça me ferait plaisir
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