Episode 2 : 29 Mai 2005, la fin de saison
Je suis donc retraité, résidant à…. Bordeaux. Le club a finalement terminé 9ème après une de ses rares belles victoires face à l’OM 2-1 lors de la dernière journée, qui a malgré tout terminé champion devant Lyon.
Ce classement de Bordeaux est pitoyable, quand je pense à 1999, quand j’ai débuté avec Bordeaux. Le groupe était magnifique, joyeux de son titre acquis 3 mois auparavant. Maintenant ça a changé, le groupe, lors de la sortie du terrain contre l’OM, avait l’air vraiment déçu malgré la victoire. Ils pensaient à leur saison... complètement ratée, comme l’an passé. Ils s’étaient pourtant dit « Cette année, c’est la bonne »… comme l’an passé.
C’est pourquoi je suis en route vers les stades d’entraînements du FC Girondins de Bordeaux.
Me rendant directement aux structures girondines sans passer par le coup du téléphone, je demandai à voir M. Triaud. On me dit qu’il est injoignable, ok ça commence bien, surtout que Triaud est censé être présent tout le temps ici… mais je l’aperçois. Bon ça se rattrape :
« Bonjour, monsieur ? »
« Vous ne me reconnaissez donc pas ? Cela prouve bien votre intérêt pour le club… »
« Que dites-vous ? Sortez d’ici »
« Non monsieur, j’ai à vous parler »
« Me parler de quoi ? Insulter ma personne, je n’appelle pas ça me ‘parler’ »
« J’en suis désolé, mais le club va vraiment très mal »
« Dites-moi déjà qui vous êtes ! »
« Jérôme Bonnissel »
« Ah… ancien joueur c’est bien cela ? »
« Oui de 1999 a 2003, je suis arrivé juste après le titre… »
« Bien, et que souhaitez-vous ? »
« Le poste de Michel Pavon »
« Avez-vous perdu la tête monsieur ? Monsieur Pavon est un excellent entraîneur et sait gérer une équipe. De plus, vous n’avez aucune expérience d’entraîneur et.. »
« Monsieur Pavon en avait ? »
« Pas en tant qu’entraîneur, mais il a un bon vécu de joueur »
« Quelle est la différence avec moi ? »
« monsieur vous frisez l’insolence! »
« C’est vous l’insolent, vous pourrissez le club ! Si depuis 3 ans, les supporters demandent votre démission, c’est qu’il y a bien une raison! Arrêtez de fermer les yeux… »
« Sortez d’ici ! ! »
« Très bien, mais réfléchissez à ce que je vous ai dit… »