C'est vrai qu'en ces circonstances, il y a deux critères à étudier, de façon absolument indépendante.
D'une, la véracité des miracles. Le fait passe d'abord par le médecin qui condamne une personne (à la mort, à la cécité, etc...) puis ensuite, il passe par la famille, le journal...et après ? il tombe dans la catégorie "témoignage" parce qu'une fois le fait passé de quelques années, il n'en reste rien. Un article de journal, une personne en pleine santé...la question du canular est soulevée, l'impossibilité scientifique de même, on accuse le médecin d'avoir mal fait son travail, d'être médiocre, etc...
Finalement, si miracle il y a eu, il est bien facile de l'occulter complètement, et c'est triste. Le scepticisme qui fait mode incite à trouver les moindres petites raisons qui expliqueraient que le fait n'a pas pu se produire.
De deux, le lien avec Dieu. Que je sache, "Dieu" lui même n'a jamais rien revendiqué. Qui est ce qui attribue ces miracles à Dieu ? L'Eglise. Et encore, le fait passe par des mains expertes, des médecins du clergé, des enquêtes...On n'entre pas sur la liste des miraculés avec un simple rhume guéri, et je suppose que les "miraculés" d'autre part que Lourdes ne sont pas revendiqués.
Par ailleurs, qu'on analyse la question d'un autre point de vue : Dieu peut guérir des condamnés ? Pourquoi est ce qu'il ne le fait pas toujours ? Pourquoi est ce qu'il ne revendique pas ces actes ?
Certains diraient "les voies du Seigneur sont impénétrables", mais je trouve que c'est une réponse bien passe-partout, qui empêche tout questionnement/raisonnement.
Et même s'il s'agit d'un effet Placebo particulièrement fort, est ce que ça ne vaudrait pas le coup, finalement ?