Pas excessivement long, un nouveau
La porte du dortoir s’ouvrit et Fleur et Hermione entrèrent. La première resta sur le pas de la porte en faisant signe à Steffen de la rejoindre, la seconde alla rejoindre Harry. Elle s’assit auprès de lui et commença à lui parler timidement. Leurs deux amis mirent le cap sur la salle commune, laissant les deux amoureux régler leurs comptes. Steffen et Hermione s’assirent dans un fauteuil.
« Tu as réussi à parler à Harry ? demanda Hermione.
- Oui, soupira-t-il. Et je n’ai pas que des bonnes nouvelles…
- C´est-à-dire ? »
Et Steffen lui raconta tout. Que Harry voulait partir, qu’il avait peur, qu’il voulait confier le meurtre de Voldemort à Dumbledore. Le silence s’installa entre eux. Dans le dortoir, ils entendirent un sanglot. Hermione ne disait rien. Elle était à la fois terrifiée et sidérée. Elle réussi à articuler quelques mots.
« Il est fou !
- Oui, je commence à le penser aussi, dit sombrement Steffen. Harry sombre peu à peu dans la folie. De mon point de vue, il faut l’en sortir dans les plus brefs délais !
- Entièrement d’accord avec toi », approuva Hermione.
Les deux amis attendirent que Fleur ou Harry daigne apparaître dans l’escalier.
Les minutes s’écoulaient et le silence régnait. Steffen, lassé d’attendre, prit dans son sac son devoir de Potions et s’y plongea. Hermione ne tarda pas à l’imiter et pendant dix minutes, seul le grattement des plumes et le froissement du parchemin troubla le silence pesant.
Steffen écrivit le fin mot de son devoir, le rangea et bailla. Il consulta sa montre : une heure du matin. Pas étonnant qu’il se sente si fatigué ! Il s’imposa de rester encore une vingtaine de minutes et si Fleur ou Harry ne venait pas, il monterait dans le dortoir, quitte à les déloger. A côté de lui, Hermione s’était endormie, son devoir ayant été achevé avant celui de Steffen. Il soupira en repensant à son frère. Mais que lui arrivait-il ? Il ne pouvait pas quitter Poudlard ! Voldemort n’aurait alors plus que Dumbledore à supprimer pour pouvoir contrôler cette forteresse d’ancienne magie ! Même si Dumbledore, malgré son grand âge, ne devait pas être facile à envoyer mordre la poussière…
Une porte claqua. Steffen se réveilla en sursaut. Il s’était endormi… une heure ! Tant que ça ! Devant lui, Harry et Fleur se tenaient. Le premier fuyait le regard de Steffen, la seconde pleurait. Steffen réveilla doucement Hermione.
« Harry ? demanda-t-elle timidement.
- Quoi ? répondit-il assez rudement.
- Harry, s’il te plaît, calme-toi, dit Steffen.
- Oui, s’il te plaît ! » implora Fleur.
Harry les regarda tous les trois et à tour de rôle. Il vit de la peur dans le regard d’Hermione, de la tristesse dans celui de Steffen, et, dans les yeux de Fleur, il ne vit rien, puisqu’ils étaient emplis de larmes. Harry sentit monter en lui des bouffées d’affection pour ces trois personnes. Et lui, comme un brave imbécile, il les rejetait ! Il ressentit de la honte.
« Je suis désolé. »
Il avait dit cela les yeux fixés sur ses chaussures. Il n’osait pas lever les yeux. Soudain, il se sentit tomber. Fleur s’était jetée dans ses bras. Il lui parla doucement et elle se calma. Il parvint à se relever et prit la main de Fleur. Devant lui, Steffen et Hermione lui souriaient. Steffen étreignit son frère. Soudain, Harry sentit ses jambes fléchir. Il tomba au sol, incapable de se relever. Hermione lui tendit une main secourable, le résultat ne changea pas de beaucoup.
« Tu tombes de fatigue ma parole ! s’exclama Steffen.
- Tu as vu l’heure ? lui retourna Hermione. Cela n’a rien d’étonnant.
- Il est… ? demanda Harry.
- Deux heures du matin.
- Ah oui, quand même, dit Fleur en hochant la tête. Mieux vaut nous coucher. »
Les autres acquiescèrent. Ils étaient tous très fatigués et le lendemain était une journée de cours, mieux valait se reposer.