Dans le Hall, ils croisèrent Hermione et Neville. Celui-ci était en larmes et Hermione tentait de le réconforter. Harry éprouvait autant de pitié pour Neville qu’il éprouvait de la haine pour Voldemort. A cause de lui, ses parents étaient morts, ceux de Neville étaient fous, Sirius était mort ainsi que beaucoup d’autres dont Cedric Diggory. Neville les suivit, toujours soutenu par Hermione. Ce qu’ils virent faillit faire évanouir Neville. Voldemort était face à Dumbledore et bien que celui-ci ait l’air parfaitement calme, on voyait bien qu’il redoutait le moment où Voldemort demanderait Harry. Les Mangemorts se tenaient en retrait sauf l’un d’eux – Harry était sûr que c’était Bellatrix – qui tenait la grand-mère, la baguette pointée sur son cœur. Les élèves semblaient horrifiés pour la plupart sauf les Serpentard. Quand Harry s’avança, Voldemort eut un sourire mauvais.
« Alors Potter, on fait une entrée remarquée ?
- Et toi, ça te dérangerait pas de nous passer de tes commentaires ? » répliqua Harry.
Voldemort se tu et quelques élèves rirent discrètement.
« OK Potter, tu veux jouer à ça.
- Je ne joue à aucun jeu.
- Toujours aussi arrogant ! Mais tu riras moins quand…
- Quand tu me demanderas en échange de la grand-mère de Neville », coupa Harry.
Voldemort fit tout pour cacher son étonnement face à la réponse de Harry mais le Survivant su qu’il avait touché juste. Voldemort resta silencieux et Neville pleurait en silence.
« Tu es legilimence Potter ?
- Non, mais toi Tom, tu es toujours aussi bête.
- NE M’APPELLES PAS COMME CA POTTER ! » cria Voldemort.
Quelques élèves furent terrifiés en voyant Voldemort dans une fureur noire mais Dumbledore sourit ainsi que Harry. Harry maîtrisait toujours Voldemort car le Survivant savait qu’avoir peur d’un nom, c’était déjà craindre la personne. Harry n’avait peur que de la peur, pas de Voldemort. Voldemort tenta de se ressaisir mais il n’y parvint pas. Harry ferma son esprit par l’occlumencie en voyant que Voldemort devenait incontrôlable et il décida de laisser de côté les sarcasmes qu’il avait pour Tom Jedusor.
« Tu vas le regretter Potter ! dit Voldemort. Endoloris ! »
Harry évita le sort d’extrême justesse en plongeant au sol mais le sort atteignit Neville. Harry se retourna et prononça « Finite. » et Neville cessa de hurler. Harry se mit face à Voldemort et dit :
« Tom, tu es peut-être puissant, mais ta plus grande faiblesse, c’est toi-même.
- Qu’est-ce que tu veux dire Potter ?
- Tu crains ton propre nom.
- C’EST FAUX !
- ALORS POURQUOI NE VEUX-TU PAS QU’ON T’APPELLE TOM ? C’EST TON VRAI PRENOM ET TU LE FUIS !
- JE M’APPELLE LORD VOLDEMORT, PAS TOM JEDUSOR POTTER !
- NON ! TU AS ABANDONNE TON VRAI NOM PAR HAINE ! TU HAÏSSAIS TON PERE MOLDU QUI T’AS DONNE SON NOM ! »
Un silence de mort s’abattit dans le parc. Tous les regards étaient tournés vers Voldemort qui était pétrifié par l’assurance de Harry. Harry, lui, semblait soulagé de voir Voldemort le craindre.
« Tom, tu te surnommes le Maître des Ténèbres mais en fait, tu n’es pas un grand sorcier.
- Et pourquoi je te prie ?
- Parce que le plus grand sorcier du monde, c’est Albus Dumbledore.
- Dumbledore était le plus grand sorcier avant que je ne naisse. Le plus grand sorcier du monde ne peut pas être un vieux fou sénile amoureux des Moldus !
- Et pourtant, tu le crains. Le plus grand sorcier ne craint personne.
- JE NE CRAINS PAS DUMBLEDORE !
- ALORS POURQUOI NE VIENS-TU PAS SEUL ? POURQUOI NE T’ATTAQUES-TU PAS A POUDLARD QUAND IL Y EST ? POURQUOI N’ES-TU PAS CAPABLE DE TE BATTRE SEUL ? TU NE MERITES PAS TON SURNOM DE MAÎTRE DES TENEBRES ! TU N’ES QU’UN LÂCHE ! POURQUOI ENLEVES-TU LA GRAND-MERE DE NEVILLE ALORS QUE TU SAIS TRES BIEN QUE MOI, JE SUIS LOYAL ENVERS MES AMIS ET QUE JE LES AIDERAIS QUOI QU’IL ARRIVE ? TU N’ES QU’UN LÂCHE ! TU T’ATTAQUES INDIRECTEMENT A CEUX QUE TU CRAINS, A CEUX QUE TU VEUX VOIR MOURIR ! »
Les élèves étaient terrifiés en voyant Harry – qui quelques minutes plus tôt était parfaitement calme – dans une colère noire. Voldemort était lui aussi dans une fureur noire et on le sentait près à attaquer. Il attrapa la grand-mère de Neville d’un geste et lui mit la pointe de sa baguette sur le cœur.
« Tu vois Potter, si tu fais un geste, je la tue. Je te la rend vivante à une condition : tu te livres à moi. C’est d’accord ?
- TU N’ES QU’UN LÂCHE ! cria Harry. TU SAIS TRES BIEN QUE JE FERAI N’IMPORTE QUOI POUR MES AMIS ! »
Il vit la grand-mère faire « non » de la tête mais Harry tint sa promesse.
« D’accord Tom. J’accepte ton chantage et ta lâcheté. Mais sache une chose : si tu me tues, tu n’en auras pas fini avec les Potter. »
Voldemort ne comprit pas ni personne d’autre sauf Fleur et Seamus. Mais il repoussa violemment Mrs Londubat qui fut rattrapée par le professeur McGonagall.
« NON HARRY ! cria Neville.
- NEVILLE ! JE T’AVAIS PROMIS DE T’AIDER À RETROUVER TA GRAND-MERE, JE NE VAIS PAS ME DEFILER ! »
Il se tourna vers Voldemort qui fit son possible pour cacher sa jubilation.
« Alors Dumbledore, tu ne défends pas ton petit protégé ? lança-t-il.
- Harry sait ce qu’il fait, sinon il n’aurait pas fais ça.
- SAUF QUE LA, TON PROTEGE EST A MA MERCI ! SA VIE M’APPARTIENT !
- Ma vie n’appartient qu’à moi Tom », dit tranquillement Harry.
Voldemort était tellement furieux qu’il perdit ses moyens.
« AVADA KEDAVRA ! » s’écria-t-il en visant Dumbledore.
Harry s’interposa entre Dumbledore et le sort, sans savoir ce qu’il allait faire.