Harry sentit une larme couler mais il l’essuya. Steffen était lui aussi bouleversé. Il savait que ceux qui l’avaient élevé n’étaient pas ses parents mais il n’avait jamais su pourquoi. En ce moment, Steffen remuait ses souvenirs. Il se souvint alors : un homme barbu, très grand et très mince. Le rouquin n’avait alors que huit ans. Dumbledore semblait avoir lu dans les pensées de Steffen car il dit :
« Steffen, je crois que tu as au moins un souvenir à nous montrer. »
Le rouquin acquiesça. Il prit sa baguette et la colla contre sa tempe. Il fit sortir le long filament argenté qui contenait son souvenir et le mit dans la Pensine. Tous plongèrent.
Ils se retrouvèrent devant une maison à la lisière d’une forêt. Une femme sortit et appela : « Steffen ! Viens ! » Un petit garçon roux qui ressemblait fort au Steffen présent aux côtés de Harry sortit de la forêt, un paquet de bois dans les bras.
« Laisse ça là et va jouer, dit la femme. Toi et ton père attendons un invité qui ne souhaite pas que tu saches pourquoi il est là.
- Ah », dit simplement Steffen.
Il retourna dans la forêt jouer avec ses amis animaux. Il avait toujours aimé les animaux. Il aperçut l’homme attendu par ses parents : un homme grand, mince avec une longue barbe argentée, Albus Dumbledore, mais Steffen ne le savait pas en ce temps-là. L’homme entra et le rouquin vit ses parents et l’homme à la barbe argentée dans le salon. Steffen était très curieux et, suivant le petit écureuil qui courait vers la maison, il s’approcha de la fenêtre et se cacha. Personne ne pouvait le voir et lui entendait parfaitement.
«Alors Albus, dit le père de Steffen, quelles nouvelles nous apportes-tu ?
- Voldemort se rapproche, il faut faire attention.
- Albus, dit la mère de Steffen, vas-tu enfin révéler à Steffen ses origines ?
- Non, et tu sais très bien pourquoi.
- Albus, ils seront plus forts à deux ! s’exclama le père.
- Ca peut être dangereux ! Si Voldemort s’en rend compte, Steffen et son frère mourront et le monde sera perdu ! »
Steffen était pétrifié : il avait un frère ! Mais ses parents avaient toujours dit qu’il était fils unique ! Il ne comprenait pas. Il écouta à nouveau.
« Albus, ils seront bien plus puissants !
- Oui, mais si l’un d’eux meure…
- Même sans les faire se rencontrer, il y’en aura forcément un qui mourra ! fit observer la mère de Steffen.
- Oui, bon, admettons », soupira Dumbledore.
Apparemment, la discussion ne semblait pas tourner en faveur de Dumbledore. Harry regarda le Dumbledore de son époque et constata qu’il était contrarié. Il sourit : le frère de son père était aussi têtu que lui ! Ca devait être de famille. Le Dumbledore du souvenir se leva et partit. Les quatre personnes qui étaient en visite dans le souvenir se retrouvèrent dans le bureau directorial.