Vegeto, tu le sauras après le 26/12. La suite :
Il était dans une forêt, toujours la même. Il s’avança et le loup vint à lui. Il lui parlait.
« Harry, tu sais très bien qui est ton frère. Tu le connais sans le connaître. Lui aussi te connaît sans savoir qui tu es.
- Mais qui est-ce ? demanda Harry.
- Un garçon courageux, loyal. Comme toi.
- Comment le retrouver.
- Suis ton cœur. Le moyen pour le retrouver, tu l’a déjà rencontré. Mais peut-être ne sais-tu pas ce qu’il signifie ? »
Harry se réveilla. Il réfléchit encore mais ne voyait toujours pas. Mais le loup lui était familier. Il ne savait pas où il l’avait rencontré, mais une chose était sûre : son frère faisait le même rêve que lui.
Harry était sorti de l’infirmerie. Il faisait toujours le rêve mais personne à part Dumbledore ne le savait. Les cours se suivaient normalement. Harry parvenait à repousser le Patronus de Dumbledore, ce qui était excellent. Il parvenait aussi à en faire un sans baguette, ce qui lui valut un O. En cours de Défense contre les Forces du Mal, Harry avait décidé – et Dumbledore était entièrement d’accord – de ne pas faire les mêmes choses avec les Serpentard qu’avec les autres maisons. La plupart des élèves savaient produire un Patronus et Harry avait mis beaucoup de O, une dizaine de A et quelques E, ce qui voulait dire que, contrairement à ce que Rogue avait affirmé trois ans plus tôt, le niveau était assez élevé. Harry avait arrêté l’AD provisoirement, les progrès des autres membres étant spectaculaires et largement suffisant pour combattre les Mangemorts.
Un soir, Harry refit le même rêve. Il rêva du loup. Il marchait dans une forêt mais cette fois, le loup l’attendait avec un animal argenté, ou plutôt, un Patronus. Harry ne savait pas de quel animal il s’agissait.
« Harry, tu n’as toujours pas trouvé ?
- Non. Je suppose que tant que lui et moi ne seront pas réunis, tu seras dans mes rêves ?
- Oui. Harry, te souviens-tu du Miroir du Désir Harry ?
- Le Miroir du Désir ? Non, je connais le Miroir du Riséd, mais pas celui du désir.
- Tu n’es pas très vif. Te souviens-tu de l’inscription du Miroir du Riséd, puisque tu l’appelles comme ça ?
- Non.
- Riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej.
- Ah. Mais je ne vois comment il pourrait m’aider. A moins que…
- Tu devines ? sourit le loup.
- Riséd… Désir… C’est le même mot !
- Oui.
- Riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej. Comme le Désir/Riséd je suppose ?
- Tu supposes bien.
- Je… ne… montre…
- Je ne montre pas ton visage mais de ton cœur le désir », dit le loup.
Harry se réveilla. Sa première pensée fut de retrouver le Miroir du Riséd. Dumbledore savait sûrement où il se trouvait. Il se leva.
« N’essaie pas de me faire croire que tu n’es pas préoccupé Harry ! »
Hermione avait remarqué l’air lointain d’Harry et avait posé tout un tas de questions.
« Mais puisque je te dis qu’il n’y a rien !
- Harry, ça se voit.
- OK, je suis inquiet. Mais je suis obligé de te dire pourquoi ?
- Harry, tu n’es pas le seul : regarde Steffen. Il est comme toi, lointain et maussade depuis plusieurs jours. Il y a un rapport, c’est évident ! »
Harry n’y fit pas attention. Il continua de préparer le cours qu’il devait donner aux premières année une heure plus tard. Hermione le regarda d’un air courroucé et Harry lui dit :
« Hermione, je sais que tu veux que tout aille bien pour moi, mais je ne vais pas tout te dire dans les détails. »
Hermione ne fit plus aucune remarque et le Survivant pu continuer. Fleur s’assit à côté d’Harry et l’embrassa. Hermione fit de même avec Steffen.
Les élèves de première année étaient en rang quand Harry arriva. Il les fit entrer.
« Bonjour ! Aujourd’hui, vous allez vous remettre par deux pour apprendre un nouveau sortilège. »
Un élève, Romaric, resta seul. Harry se mit avec lui.
« Bien. Maintenant, je vais vous apprendre à vous protéger. La dernière fois, vous avez appris l’Expelliarmus, aujourd’hui, le Charme du Bouclier. Attention ! Le sort repoussé sera renvoyé au lanceur. Regardez. »
Harry se tourna vers Romaric.
« Romaric, tu vas me lancer un Expelliarmus. Je vais faire le Charme du Bouclier, mais pense à l’éviter. Prêt ?
- Oui.
- Vas-y.
- Expelliarmus !
- Protego ! »
Le sort rebondit sur Romaric qui fut trop lent pour l’éviter. Harry murmura « Accio. » et la baguette du garçon revint vers lui.
« Bon. Vous connaissez l’incantation, c’est Protego, vous devez être concentré et viser votre cible. C’est partit ! »
Pendant dix minutes, des sortilèges fusaient de tous les côtés. Si la plupart réussissaient, certains n’y parvenaient pas. A la fin du cours, seuls trois élèves ne parvenaient toujours pas à faire apparaître le bouclier. Les élèves et Harry partirent.
Allongé devant la cheminée, Harry réfléchissait. Il réfléchissait à son rêve. « Je ne montre pas ton visage mais de ton cœur le désir. » Le miroir pouvait montrer ce que l’on voulait voir ? Harry se souvint de ce qu’avait dit Dumbledore : « Il ne nous montre rien d’autre que le désir le plus profond, le plus cher, que nous ayons au fond de notre cœur. ». En ce moment même, le désir le plus cher du Survivant était de connaître ceux qui étaient encore vivants dans sa famille. Ils étaient trois d’après Dumbledore, et l’un deux était le frère d’Harry. Harry se rappela les paroles de Godric : « le Pouvoir des Quatre ». Il ne comprenait rien. Il commençait à somnoler quand Ron apparut en haut de l’escalier. Harry roula sur le côté et le vit. Il se leva, la baguette dans sa main.
« Qu’est-ce que tu veux ? demanda Harry.
- Te tuer Potter ! Avada Kedavra !
- Tu es fou décidemment ! »
Le sortilège mortel rebondit sur Harry. Il avait lancé un Bouclier que leur avait appris Flitwick. Le Bouclier d’Ame permettait de se protéger des sorts les plus puissants. Mais il ne les annulait pas complètement si on n’y mettait pas de la force mentale. Mais Harry parvenait à concentrer sa force mentale en une seconde quand il était en pleine forme. Mais il lui fallut deux secondes et le sortilège le fit tomber mais ne le tua pas.
« Stupéfix ! »
Ron tomba, stupéfixé. Steffen arriva à ce moment et vit Ron étendu par terre.
« Il a essayé de t’attaquer ? demanda-t-il.
- Oui.
- Comme ami, j’ai vu mieux », dit Steffen d’un air sombre.
Harry et lui échangèrent un regard : tous deux pensaient que l’Imperium y était pour quelque chose. Steffen rompit le silence.
« Harry, il faut en parler à Dumbledore. La première fois je ne dis pas, mais là, lancer un Sortilège Impardonnable et mortel ! »
Harry ne lui demanda pas comment il savait que Ron avait lancé un Avada Kedavra. Le garçon l’étonnait au plus haut point. Steffen monta se coucher, suivi par Harry.
« Attends Steffen, je voudrais te donner quelque chose ! »
Harry lui fourra dans les mains sa Cape d’Invisibilité.
« Pourquoi tu me donnes ça ?
- Je ne sais pas. Un coup d’intuition. »
Harry était toujours dans la forêt, mais il était certain que ce serait la dernière fois. Le loup l’attendait toujours avec le Patronus.
« Harry, je sais que tu as besoin du Miroir et que tu ne l’as pas trouvé.
- Oui, mais je sais ce que je veux.
- Bien. Suis-moi.»
Le loup se leva et avança vers une lueur dorée, une trentaine de mètres plus loin. Le Miroir du Riséd était là et le loup s’arrêta.
« Harry, voilà le miroir. Moi, je m’en vais. »
Le loup disparut. Harry s’avança vers le Miroir. Il voyait son reflet, mais rien d’autre. Puis le reflet changea. La cicatrice disparut, les cheveux noirs devinrent roux mais les yeux restèrent le mêmes. Harry contempla l’image, pétrifié. Le Miroir disparut, laissant place au loup qui se transforma. Le Patronus s’avança, se mit à côté du garçon qui avait remplacé le loup : c’était un cerf. Le garçon fit un clin d’œil à Harry et partit, suivi du cerf.
« ATTENDS ! cria Harry. REVIENS ! »
Mais le garçon disparut.
Harry se réveilla en sueur. Un froissement d’étoffe et un claquement le firent sursauter. La porte se referma sur un pyjama bleu. Harry se leva, prit sa baguette et sortit.
J´ai pas toutmis mais c´est la fin du chapitre 9.
on se retrouve le 26 ou le 27!
