Le joueur en question s’était vu retiré 100 points par le professeur McGonagall et mit en retenue pour « infraction au cessez le feu imposé en raison de blessures dues à divers sortilèges ». Les 100 points retirés avaient déclenchés une fête chez les Gryffondor, puisqu’ils étaient désormais premiers au classement avec 20 points d’avance sur Poufsouffle, qui en avait 75 sur Serdaigle et qui en n’en avait que 5 sur Serpentard. Les Serpentard partaient donc avec un retard important. Le joueur avait d’ailleurs été la cible de sorts des Serpentard pour leur avoir fait perdre l’avantage.
Un soir, Harry et Fleur étaient montés ensemble au dortoir. Harry s’assit sur son lit tandis que Fleur s’assit sur le rebord de la fenêtre.
« Dis Harry, tu n’aimerais pas avoir un enfant ?
- Quoi ? Un enfant ? Je n’en sais rien. »
Harry réfléchit : un enfant serait le bienvenu mais connaîtrait-il son père ? Harry risquait d’être tué d’un moment à l’autre. Fleur s’assit tout près d’Harry. Il était plongé dans ses pensées et Fleur s’approcha encore plus.
« Fleur… Tu es sûre de toi ? » demanda Harry.
Fleur ne répondit pas. Elle contemplait le torse d’Harry. Le Survivant passa alors un bras autour de ses épaules et regarda son visage. Il était si joli… Fleur commença à défaire la chemise d’Harry qui fit de même. Quand chacun eut enlevé la chemise de l’autre, Harry murmura « Collaporta. » et la porte se scella.
Dean et Seamus étaient dans la Salle Commune et faisaient leurs devoirs. Ils étaient seuls bien qu’ils aient vus Harry et Fleur monter.
« Je me demande où ils sont, pas toi ? demanda Seamus.
- J’en sais rien. Zut ! »
La petite bouteille d’encre que Dean avait posée sur la table venait de tomber et d’exploser. Seamus lança un sort et les débris de la bouteille se réparèrent. Mais l’encre était perdue. Dean dit alors :
« Attend, je vais en chercher une autre. »
Seamus acquiesça. Dean se leva et partit dans le dortoir. La porte était bloquée. Dean prononça « Alohomora. » et la porte s’ouvrit. Ce qu’il vit le cloua sur place : Harry et Fleur étaient sur le lit d’Harry, nus et en train de faire l’amour. Quand les deux amoureux levèrent la tête, ils aperçurent Dean qui pouffait de rire. Ils se dépêchèrent de se rhabiller. Harry demanda à Dean :
« Tu ne leur dira rien ?
- Non. Mais il y a de quoi être étonné ! Celui qui est censé sauver le monde ! »
Il éclata de rire et Harry et Fleur en firent autant. Après plusieurs promesses comme quoi il ne dirait rien, Dean prit une bouteille d’encre, reprit son sérieux et sortit du dortoir.
Un jour exceptionnel arriva, il faisait très beau et tout le monde sortit pour en profiter sauf Harry.
« Tu ne veux vraiment pas ? demanda Steffen.
- Non. Allez-y sans moi, je voudrais être seul.
- Comme tu voudras.
- Je vous retrouverai au dîner. »
Steffen, Hermione et Fleur partirent. Harry soupira : il devenait de plus en plus invivable mais il voulait être tranquille, au moins un après midi. Il était 14h, il avait encore 3 heures devant lui. Il s’installa dans un fauteuil et réfléchit. Au bout d’un quart d’heure, il se leva et sortit de la tour. Il ne savait pas où il voulait aller, mais il se promena. Il descendit au troisième étage et croisa une des seules personnes qu’il ne voulait surtout pas rencontrer : Rusard. Celui-ci l’aperçut et courut dans sa direction.
« Potter ! Qu’est-ce que vous faites ici, seul au lieu d’être dehors ?
- Je me promène.
- Ne mentez pas ! Vous préparez un mauvais coup ! Et vous êtes seul, ce qui est interdit !
- Depuis quand ? Et puis, je ne suis pas seul.
- Comment ça ?
- Nous sommes deux. »
Rusard ne semblait pas comprendre.
« Vous êtes deux ?! Pourtant, il n’y a personne !
- Vous êtes myope ou quoi ?!
- POTTER ! JE VOUS INTERDIS DE ME PARLER SUR CE TON ! QUI EST AVEC VOUS ?!
- Mais vous !
- QUOI ! CESSEZ DE JOUER AU PLUS FIN ! JE VOUS METS UNE RETENUE !
- Vous allez avoir du mal !
- Et pourquoi ?
- Parce que vous ne pouvez pas.
- Et pourquoi ?
- Parce qu’il est dans ma maison Argus ! »
Minerva McGonagall apparut dans le champ de vision du concierge. Harry l’avait tout de suite remarquée et elle lui avait fit signe qu’il n’aurait rien.
« Il allait à la bibliothèque Rusard !
- Bien professeur. »
Rusard lança un regard mauvais à Harry et s’en alla. McGonagall s’en alla également et Harry se dirigea vers la bibliothèque, les propos du professeur avaient éveillé un besoin de recherche sur le Grimoire que possédait Voldemort. Il s’installa, passa plus de deux heures à chercher et s’endormit.
« Il va revenir, ne t’inquiètes pas ! »
Fleur avait pourtant toutes les raisons de s’inquiéter. Il était minuit passé et Harry restait introuvable.
« Va te coucher, tu le trouveras à ton réveil », assura Steffen.
Fleur céda et monta. Le lendemain, Harry et Steffen eurent une légère dispute : le garçon roux ne croyait pas Harry qui disait qu’il s’était endormi.
« Fleur était morte d’inquiétude !
- Je ne l’ai pas fait exprès !
- Oui, bon. Viens, allons manger. »