Trois heures s´étaient écoulées depuis la disparition de Thomas, et toujours aucun mages noirs ne s´était montré:
- Croyez-moi chers mages, dit Alastor aux mages blancs, ils viendront, et en nombre.
Ardanüel ne participait pas au conseil qui se tenait à l´extérieur, il avait préféré resté dans l´auberge où il s´était installé à une table après avoir ramassé l´écrin qui contenait les mèches de cheveux de sa mère et de Miss Gramir. Sa mère… il y pensait très fort, se demandant ce qu´elle pouvait subir en ce moment. Il avait beau la haïr de tout son être, il ne désirait pourtant pas la voir souffrir et la savoir torturée et humiliée par les mages noirs. Il savait très bien que si elle était devenue aussi froide et sévère c´était pour contrer le chagrin qui la dévorait de l´intérieur, il le savait et si elle était face à lui en ce moment, il aurait été prêt à tout lui pardonner, et à tout recommencer. Il était toujours perdu dans ses pensées quand Alastor vint le rejoindre:
- Comment te sens-tu mon garçon, lui demanda-il avant de poser ses yeux sur l´écrin de bois, Oh… je vois… ne t´en fais pas, nous la retrouverons, à moins que tu ne le fasses avant nous.
- Que voulez-vous dire ? l´interrogea Ardanüel
- Mon enfant, il me semble que tu ne sais que bien peu de choses en ce qui concerne tes pouvoirs, et, d´après ce que je peux lire en toi, tu en ignores encore certains. Te souviens-tu de ce que je t´ai dis tout à l´heure ?
- Oui, qu´il fallait que j´ouvre mon cœur.
- En effet, et selon toi, pourquoi t´ai-je dit cela ?
- Je ne sais pas, peut-être faut-il que j´extériorise ce que je ressens.
- C´est à peu près ça oui. Vois-tu, certains pensent que lorsque l´on possède des pouvoirs comme ceux des mages blancs, des mages noirs ou bien les tiens, il faut posséder une grande intelligence pour pouvoir les maîtriser, mais rien n´est plus faux, leur utilisation et leur maîtrise viennent du cœur et des sentiments. Si tu veux pouvoir connaître et user de chacune de tes forces, tu dois aller puiser ton énergie à la source de chacune d´elle, c´est-à-dire…
- Dans mon cœur, l´interrompit Ardanüel. Je me souviens d´une phrase que mon père m´avait dite un jour, " Ardanüel, un jour viendra ou tu devras sans doute user de grandes forces, n´oublie jamais ceci mon petit, laisse parler ton cœur et tes sentiments avant d´exprimer quoique ce soit d´autre " .
- Ton père était un grand homme à vrai dire, j´ai eu la chance de le rencontrer mais je te demande de ne pas me poser de question, je n´ai rien le droit de te dire à son sujet.
- Dans ce cas je ne vous en demanderai rien, mais, aurais-je un jour la chance d´en savoir plus sur lui ?
- Je pense que oui mon garçon, je pense que oui, mais…
- SEIGNEUR ALASTOR, VENEZ VITE!
Un des mages blanc était entrer dans l´auberge, les mains ensanglantées, le visage crispé et déformé par la peur.
- Que se passe-t-il ? demanda Alastor en se levant et en s´approchant à grande vitesse du mage.
- LES MAGES MON SEIGNEUR, ILS SONT ICI !