Harry ouvrit les yeux, il était encore sur le champ de bataille, les orcs hurlant de joie et un mal de tête effroyable. Il vit le Troll qui l’avait frappé regarder autour de lui stupidement en battant de ses trop grosses oreilles par rapport à sa petite tête. Harry resserra sa main sur la garde de son épée et dans un effort colossal, il se releva sous les regards ébahit des orcs, des Elfes et des Nains. La femme s’approcha alors de lui et le regarda dans les yeux. Une larme perla le long de sa joue et Harry l’écrasa avec un doigt. La femme se laissa faire, et sembla tenter de garder cette caresse pour toujours. Harry voulait savoir comment elle s’appelait, il le voulait de tout son corps, de toute son âme, et alors, un nom s’imposa à lui : Hermione. Lentement, la femme prit les traits d’Hermione, ses cheveux devinrent touffus et broussailleux, et ses yeux noisette le regardèrent avec tristesse et peine. Harry lui caressa la joue et lui murmura :
-Je ne pourrais pas te tuer…
Hermione regarda Harry profondément, plongeant son regard dans celui de son amant. Harry ne détourna pas le regard et plongea le sien dans celui de sa bien-aimée. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes, les orcs, les Trolls, les Nains, et les Elfes ne sachant que faire. Puis, Hermione parla, le regard toujours plongé dans celui de Harry.
-Pourquoi m’as-tu abandonné ?
-Pourquoi m’as-tu trahis ?
-M’aimes-tu ?
-Plus que tout…
-Pourquoi ai-je le sentiment de ne pas être à ma place ?
-Je ne saurais répondre à cette question…
-Qui es-tu ?
-Toi seule peux me le dire.
-Qui suis-je ?
-Celle que j’aime.
-Ne sommes nous pas réel ?
-Je ne saurais te le dire ?
-Pourquoi tant de mystère ?
-Pourquoi tant de haine ?
-Pourquoi tant de refus ?
-Pourquoi t’enfuir ?
-Pourquoi m’avoir rejeter ?
-Jamais je ne l’aurais fais !
-Pourquoi ces paroles dans ce cas ?
-Quelques soit les mots que je t’ai dis, je ne m’en souviens pas.
-Comment cela ?
-Quels sont-ils ?
-Je ne pourrais te les dire, ils me blesseraient de nouveau.
-T’ai-je fais tant de mal ?
-Plus que tu ne le crois.
-Je n’en ai pas garder souvenir.
-Les miens en sont douloureux.
-Etais-ce bien moi ?
-Je ne saurais plus le dire…
-Quand étais-ce ?
-Il y a trois jours.
-Dans quel endroit ?
- Tes appartements.
-Précisions ?
-Ton lit.
-Quelle heure ?
-Deux heures après l’aube.
-Je ne sais pas…
-Tu ne sais plus.
-Je ne saurai te le dire.
-Ma colère m’a rendu puissante.
-Je le vois je suis d’une grande fierté pour toi.
-Pourquoi ?
-Parce que je t’aime.
-Quel intérêt puisque tu me châties au moindre dépassement ?
-Jamais je ne le ferais !
-Tu las pourtant fais.
-Quand cela ?
-Le même jour.
-Ce ne pouvait être moi.
-Ma haine revient.
-Ainsi que la mienne.
-Duel ?
-Si tu le veux, cela épargnera bien des vies.
-La clémence, je ne l’aime pas.
-Ce n’est pas une question de clémence.
-J’accepte.
Harry leva son épée, Hermione fit de même, et tout deux se préparèrent au combat.
Alors qu’il allait frapper, Harry regarda attentivement le visage aux traits durs d’Hermione. Cela ne lui ressemblait pas, il ne comprenait pas. C’était impossible, tout cela n’avait aucun sens ! Pourquoi tuerait-il Hermione, la femme qu’il aime ! Il réfléchit un instant, cet endroit n’existait pas, après tout ! Il se trouvait à Poudlard, en se moment même ! Mais oui, il avait entendu la voix d’Hermione, de Dumbledore, et de William ! Il était dans sa tête, pas dans un monde autre que celui de sa vie normal ! Il regarda Hermione qu’il avait en face de lui dans les yeux, baissa son épée, et lui dit :
-Je ne te tuerais pas, ne comptes pas sur moi pour ça. D’ailleurs, pourquoi te tuerais-je, puisque je t’aime ! Ecoutes, je suis désolé pour tout, mais je ne veux pas me battre contre toi, alors, si tu y tiens tant que ça, tue moi !